Clifford Simak - À chacun ses dieux

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2185. Quand Witney commence le journal que poursuivront ses descendants, il ne reste plus sur Terre qu'une poignée d'humains. Que s'est-il passé ? Aucun cataclysme, aucune épidémie, rien ne vient expliquer que plus de huit milliards d'individus aient tout simplement comme par magie, disparu... Quelques Blancs désemparés, quelques Indiens retournés avec soulagement au mode de vie de leurs ancêtres, essaient de donner un nouveau départ à l'humanité. Il y a aussi les robots : les uns, devenus sauvages, se livrent à des activités occultes, d'autres mènent une vie monastique, maintenant une institution oubliée des hommes... Pendant ce temps, ailleurs, très loin, au cœur de la galaxie, veille un mystérieux "Principe "...

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Il gagna le sommet de la crête et vit que les arbres se faisaient maintenant de plus en plus rares et qu’ils ne bouchaient plus la vue. Les nuages noirs de l’orage montaient de plus en plus haut dans le ciel et avaient englouti le soleil. La maison était là, droit devant, et il se mit en marche dans sa direction d’un pas plus rapide qu’à l’accoutumée. Il avait ouvert le journal ce matin, et il était resté ouvert sur le bureau, mais il n’y avait rien écrit. Il n’avait rien trouvé à noter ce matin, mais maintenant, il allait avoir beaucoup à y mettre – la visite d’Horace Nuage Rouge, l’extra-terrestre du ravin et son étrange quête, le désir d’Étoile du Soir de lire les livres et l’invitation qu’il lui avait faite de venir vivre avec lui et Martha. Il allait écrire un peu avant le dîner et reviendrait s’asseoir dans son bureau après le concert du soir pour finir de relater les événements de la journée.

Les arbres à musique étaient en train de s’accorder, et l’un des jeunes arbres ne donnait rien de bon. Derrière la maison, un robot forgeron martelait bruyamment du métal – travaillant, selon toute vraisemblance, sur une charrue. Il se souvenait que Thatcher lui avait dit qu’on avait apporté tous les socs pour les remettre en état en prévision de la venue du printemps et de la nouvelle saison des semailles.

La porte du patio s’ouvrit. Martha sortit et descendit le sentier à sa rencontre. Elle était belle, pensa-t-il en la regardant. De bien des façons plus belle que le jour, si lointain maintenant, où ils s’étaient mariés. Leur vie ensemble avait été bonne, nul homme n’aurait pu en souhaiter de meilleure. Une reconnaissance chaleureuse pour la plénitude de leur vie l’envahit.

— Jason ! cria-t-elle en se hâtant à sa rencontre. Jason, c’est John ! Ton frère, John, est à la maison !

6.

(Extrait du journal du 2 septembre 2185)… Je me demande souvent pourquoi nous avons été laissés sur Terre. Si les Autres ont été enlevés – ce qui semble beaucoup plus probable que l’hypothèse de leur départ volontaire –, par quel tour du destin ou de la chance les personnes de cette maison ont-elles été épargnées par la puissance qui a été à l’origine de cet enlèvement ? Les moines et les frères du monastère en bas de la route, à deux kilomètres de la maison, ont été enlevés. Les gens de la station agricole – un village de bonne taille en lui-même, un kilomètre plus loin – ont été enlevés. Le grand complexe d’appartements à huit kilomètres en amont du fleuve habité par les hommes chargés de la pêche a été vidé. Nous sommes les seuls qu’on ait laissés.

Je me demande parfois si les privilèges sociaux et financiers dont bénéficiait ma famille au cours du siècle dernier, et même avant, ont pu jouer un rôle – si nous n’étions pas, en quelque sorte, hors d’atteinte pour cette puissance surnaturelle, de la même façon que la misère, les restrictions et le besoin que la surpopulation faisait régner sur terre ne nous avaient pas atteints (en fait, nous avions même bénéficié d’eux). L’accroissement de la misère et des privations pour le grand nombre entraînant l’accroissement simultané des richesses et du confort d’une minorité qui se nourrit de la misère semble être une règle sociale. Cette minorité n’est peut-être pas consciente de se nourrir de la misère des autres, elle ne le souhaite peut-être même pas, mais c’est pourtant ce qu’elle fait.

C’est évidemment un sentiment rétrospectif de culpabilité qui me force à me demander ceci, mais je sais bien que ce ne peut être vrai car de nombreuses familles autres que la nôtre s’engraissaient de la misère d’autrui et elles n’ont pas été épargnées. Si épargnées est le mot qui convient. Nous n’avons bien entendu aucune idée du sens de l’enlèvement. Il peut avoir signifié la mort, ou peut-être le transfert en un autre endroit, ou en plusieurs autres endroits, et si cette hypothèse est la bonne, le transfert a peut-être été une bénédiction. Car, à cette époque, la Terre n’était pas du tout le genre d’endroit que la majorité des gens auraient choisi comme résidence. Toute la surface du sol, et même une partie de la surface marine, ainsi que toutes les ressources d’énergie étaient consacrées à maintenir en vie, et tout juste, les hordes qui peuplaient la Terre – tout juste n’est pas un euphémisme car les gens avaient à peine de quoi manger, à peine assez de place pour vivre, à peine assez de vêtements pour couvrir décemment leurs corps.

Qu’on ait accordé à ma famille et à d’autres familles semblables le privilège de conserver des portions relativement importantes d’espace vital qu’ils avaient aménagées pour leur usage personnel bien avant l’augmentation catastrophique de la pression démographique n’est qu’un exemple des injustices d’alors. Que la tribu de Leech Lake, qui a aussi été épargnée par la puissance surnaturelle, ait vécu dans un espace relativement important et peu peuplé peut être expliqué d’une manière différente. Les terres dans lesquelles on les avait forcés à vivre, des siècles auparavant, étaient pour la plupart sans valeur, mais, peu à peu, l’implacable force des pressions économiques en avait diminué la surface et, en fin de compte, on leur aurait sans doute tout retiré et on les aurait rejetés dans l’anonymat du ghetto général – mais en fait, depuis le début ils avaient toujours vécu, par certains côtés, dans un ghetto.

À l’époque de la disparition des Autres, la construction de cette maison et l’acquisition du domaine qui l’entoure auraient été impossibles. D’abord, il aurait été impossible de trouver une telle étendue de terrain, et même si on l’avait trouvée, son prix aurait été tel que même les plus riches familles n’auraient pu l’acheter. De plus, il n’y aurait eu ni la main-d’œuvre, ni les matériaux nécessaires pour construire la maison car l’économie mondiale tout entière se consacrait à la tâche unique et épuisante de maintenir en vie huit milliards d’êtres humains.

Mon arrière-grand-père a construit cette maison il y a presque un siècle et demi, et même alors, le terrain fut difficile à trouver. Il ne put l’obtenir que parce que le monastère en bas de la route traversait une période difficile et qu’il fut forcé de vendre une partie de ses possessions pour faire face à certaines obligations pressantes. Dans la construction de la maison, mon arrière-grand-père tourna le dos à toutes les tendances modernes et revint à la solidité et à la simplicité des grandes bâtisses de campagne que l’on construisait quelques siècles auparavant. Il la construisit bien, et disait souvent qu’elle tiendrait toujours. Et, bien que ce soit évidemment une exagération, il est hors de doute qu’elle sera encore debout quand de nombreux autres édifices seront depuis longtemps réduits en poussière.

Dans notre situation actuelle, nous avons beaucoup de chance d’avoir une telle maison, si solide et si grande. Même maintenant, elle contient sans grand inconvénient les soixante-sept personnes qui y habitent. Mais il est malgré tout possible que nous ayons à chercher d’autres endroits pour vivre, au fur et à mesure de l’accroissement de notre population. Les habitations de la station agricole sont maintenant tombées en ruine, mais les bâtiments du monastère, plus solidement construits, sont une possibilité – les quatre robots qui l’occupent actuellement pourraient se contenter d’un espace plus restreint. Le grand complexe d’appartements en amont du fleuve est une autre possibilité, à un degré moindre. En effet, ses bâtiments ont besoin d’être réparés car ils sont restés inoccupés pendant les cinquante dernières années, mais notre corps de robots, correctement dirigé, devrait être à la hauteur de la tâche.

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