James Ballard - La forêt de cristal

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Des arbres entièrement cristallisés, des feuilles transformées en joyaux, des oiseaux sculptés dans du quartz, des hommes recouverts de pierres précieuses… et heureux dans la mort…
C’est ce que recèle la forêt de cristal où l’unité du temps et de l’espace sont la signature de chaque feuille et de chaque fleur.
Une « science-fiction » d’une beauté fantastique, qui nous révèle un univers où le temps a une dimension inversée et où la mort semble plus séduisante que la vie.

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— Nous voilà arrivés. Suzanne entra par une porte fermée à clef dont les panneaux s’étaient effondrés. Dans la pièce les meubles Empire étaient encore en place, un bureau se dressait dans un coin près de la fenêtre et une coiffeuse sans miroir encadrait une vue de la forêt. La poussière et la moisissure couvraient le sol, on y discernait les empreintes d’un petit pied.

Suzanne s’assit sur le lit, ouvrit sa robe d’intérieur avec les gestes paisibles d’une épouse rentrant au foyer avec son mari.

— Qu’en pensez-vous, Edward ? C’est mon pied-à-terre, ou est-ce plus près des nuages que ce terme ne l’indiquerait ?

Sanders regarda la pièce poussiéreuse, cherchant quelque objet personnel de Suzanne, mais à part les pas sur le sol il n’y avait rien d’elle ici, elle vivait tel un fantôme dans les chambres vides de l’hôtel blanc.

— J’aime cette pièce, on a une vue magnifique sur la forêt.

— Je ne viens ici que le soir, quand la poussière ressemble au clair de lune.

Sanders s’assit sur le lit à côté d’elle. Il jeta un coup d’œil au plafond, craignant à demi que l’hôtel ne s’effondre en un cratère plein de poussière, où Suzanne et lui disparaîtraient. Il attendit de s’accoutumer à l’obscurité, pensant au contraste entre Suzanne et cette pièce dans l’hôtel abandonné aux meubles Empire éclairés par la lune et le chalet fonctionnel mais ensoleillé où Louise et lui s’étaient aimés ce matin. Le corps de Louise étendu à côté de lui comme un morceau du soleil, une odalisque d’or prise au piège pour un pharaon dans sa tombe. Et tenant à présent le corps froid de Suzanne dans ses bras, ses mains évitant de toucher le visage près du sien dans l’obscurité, pâle lampe, lune à son déclin, il se rappela les paroles de Ventress. Le temps va nous manquer, le temps s’épuise. Et comme se retirait le temps, ses rapports avec Suzanne, vidés de tout sauf de l’image de la lèpre avec ce qu’elle représentait en son esprit, se dissolvaient dans la poussière qui les entourait, où qu’ils se trouvassent hors de la forêt.

— Suzanne. Il s’assit à côté d’elle, tenta de masser ses mains pour les réchauffer. Ses seins lui avaient paru des coupes de glace. Demain je rentre à Port Matarre. Il est temps que je parte.

— Quoi ? Suzanne se couvrit de sa robe, cachant les blanches courbes de son corps. Mais, Edward, j’avais pensé que…

— Ma chère, dit Sanders en lui prenant la main, à part tout ce que je dois à Max, il y a mes malades à Fort Isabelle. Je ne peux les abandonner comme cela.

— Ils étaient aussi mes malades. La forêt s’étend partout, ni vous ni moi ne pouvons plus rien faire pour eux.

— Peut-être. À nouveau je ne pense qu’à moi, sans doute, et à vous.

Pendant qu’il parlait, elle s’était levée du lit et se tenait à présent debout en face de lui. Sa robe sombre effleurait la poussière du sol.

— Restez avec nous une semaine, Edward, Derain ne dira rien, il savait que vous veniez ici. Dans une semaine…

— Dans une semaine, nous serons peut-être tous obligés de partir. Croyez-moi, Suzanne. J’ai été pris au piège dans cette forêt.

Elle vint vers lui, son visage levé dans un rai de lune, comme si elle allait l’embrasser sur les lèvres. Mais il se rendit compte que c’était loin d’être un geste romantique. Suzanne lui montrait enfin son visage.

— Edward, savez-vous qui vous venez d’aimer, là, maintenant ?

Sanders caressa son épaule pour tenter de la rassurer.

— Suzanne, je sais, hier soir…

— Quoi ? Elle se détourna, cachant de nouveau son visage. Que voulez-vous dire ?

— Je suis désolé, Suzanne, fit Sanders en la suivant, ce n’est peut-être que vaine consolation, mais je porte ces lésions tout autant que vous.

Avant qu’il ait pu l’atteindre, elle s’était glissée à travers la porte. Il prit sa veste, et vit Suzanne marcher rapidement vers l’escalier. Quand il atteignit l’entrée, elle était à plus de cinquante mètres de lui au milieu des colonnes écroulées, sa robe sombre, comme un immense voile tandis qu’elle s’éloignait de l’hôtel blanc en courant sur les sentiers cristallins.

VI. Duel avec un crocodile

À minuit, le Dr Sanders sommeillait dans sa chambre du chalet, quand il entendit des bruits dans la cour de l’hôpital. Trop fatigué pour dormir, mais suffisamment épuisé pour ne pas écouter très attentivement, il ne prêta guère attention aux voix, ni au faisceau tremblotant du projecteur de la Land Rover qui balayait le toit et éclairait les grands arbres.

Un peu plus tard, les bruits reprirent. Dans la cour on faisait partir à la manivelle le moteur d’un antique camion. Il se mit à tourner, crachota, toussa. Des voix, des pas, se firent entendre dans les chalets. Tous les domestiques avaient l’air d’être debout, entrant et sortant des salles de l’autre côté de la cour, claquant les portes des armoires.

Quand il vit quelqu’un inspecter avec une lampe de poche la végétation sous sa fenêtre, Sanders sortit du lit et se vêtit.

Dans la salle à manger du chalet, il trouva l’un des domestiques qui regardait la forêt par la fenêtre ouverte.

— Que se passe-t-il ? Que diable faites-vous ici ? Où est le Dr Clair ?

— Le Dr Clair est près du camion, fit le jeune garçon en montrant la cour du doigt. La forêt. Faut qu’il aille voir.

— La forêt se rapproche ?

— Non, monsieur, elle ne bouge pas, le Dr Clair dit que vous n’avez qu’à dormir.

— Où est M me Clair ?

— Elle est occupée.

— Que voulez-vous dire ? insista Sanders. Je croyais qu’elle était de garde la nuit. Voyons, que se passe-t-il ?

Le domestique hésita, ses lèvres formant sans bruit les formules polies enseignées par Max. Il allait parler quand des pas se firent entendre dans la cour. Sanders ouvrit la porte et Max vint vers lui, suivi de deux porteurs.

— Max ! Qu’y a-t-il ? Vous évacuez l’hôpital ?

Clair s’arrêta en face de lui, lèvres serrées, menton baissé. La lumière de la torche électrique montrait la sueur luisant sur son grand front bombé.

— Edward, est-ce que Suzanne est là avec vous ?

— Quoi ? Sanders recula d’un pas à l’intérieur, fit signe à Clair d’entrer. Mon cher ami ! Elle est partie ? Où ?

— Ah, j’aimerais bien le savoir ! Clair vint sur le pas de la porte. Il jeta un coup d’œil à l’intérieur du chalet, indécis. Elle est partie il y a à peu près deux heures, Dieu sait où. Vous ne l’avez pas vue ?

— Pas depuis le début de la soirée. Sanders boutonna les poignets de sa chemise. Venez, Max, allons la chercher !

— Pas vous, Edward, fit Max, levant la main. J’ai assez de problèmes, croyez-moi. Il y a un ou deux villages dans les collines, fit-il sans conviction, elle est peut-être allée visiter les infirmeries. Restez ici, et veillez à ce que tout soit en ordre. Je prends la Land Rover et deux hommes. Les autres pourront prendre le camion et surveiller l’hôtel Bourbon.

Sanders voulut discuter mais Clair se détourna et s’éloigna. Sanders le suivit dans l’allée et le vit grimper dans l’auto.

— Elle est repartie dans la forêt, pauvre femme, dit Sanders au domestique.

— Vous le savez, monsieur ? fit le jeune garçon en lui jetant un vif coup d’œil.

— Non, mais j’en suis pourtant sûr. Chacun de nous a quelque chose qu’il ne peut supporter qu’on lui rappelle. Dites au conducteur du camion d’attendre, il pourra m’emmener à l’hôtel.

— Vous allez dans la forêt, monsieur ? fit le domestique en le prenant par le bras.

— Naturellement. Elle est quelque part là-bas. C’est pour moi un châtiment que je ne puis ignorer.

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