Greg Bear - L'échelle de Darwin

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L'échelle de Darwin: краткое содержание, описание и аннотация

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Au fond d’une caverne des Alpes suisses, trois corps préservés par le froid depuis plus de dix mille ans : une famille préhistorique, néandertalienne, dont l’enfant semble curieusement moderne…
Découverte en Géorgie d’un charnier récent qui ne doit rien à la révolution ni à la guerre… Toutes les femmes étaient enceintes. Et le secret d’État pèse sur cette affaire.
Kaye Lang, généticienne de talent et peut-être de génie, découvre que la partie silencieuse de nos gènes recèle d’anciens virus susceptibles de s’éveiller. Et plus encore qu’une surprenante machinerie, enfouie dans nos gènes depuis des millions d’années, vient de s’enclencher.
Alors qu’une maladie terrifiante, le syndrome de SHEVA, se met à frapper les femmes.
L’humanité est-elle menacée, ou bien se prépare-t-elle à un nouveau bond sur l’échelle de Darwin, la voie de l’évolution ?

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Une heure à peine après s’être rendormi, il se réveilla une nouvelle fois, sauta à bas du lit et enfila son pantalon. Il faisait encore nuit. Il secoua le pied de Kaye.

— Des camions, lui dit-il.

Il venait de boutonner sa chemise lorsqu’on frappa à la porte. Kaye poussa Stella au milieu du lit et enfila en hâte un pantalon et un sweat-shirt.

Mitch ouvrit la porte sans attendre d’avoir boutonné ses manches. Jack se tenait devant lui, les lèvres figées dans un pli lugubre, les yeux presque dissimulés par son chapeau à large bord.

— Sue est en travail, dit-il. Je dois retourner à la clinique.

— On arrive tout de suite. Galbreath est là ?

— Elle ne viendra pas. Vous devriez partir tout de suite. Le Conseil a voté hier soir, pendant que j’étais avec Sue.

— Que…, commença Mitch, et il vit les trois pick-up et les sept hommes dans la cour.

— Ils ont décidé que les bébés étaient malades, expliqua Jack d’un air misérable. Ils veulent qu’ils soient soignés par le gouvernement.

— Ils veulent récupérer leurs emplois.

— Ils refusent de me parler. (Jack porta un index épais à son masque.) Je les ai convaincus de vous laisser partir. Je ne peux pas vous accompagner, mais ces hommes vont vous conduire à une piste menant à l’autoroute. (Il leva les mains en signe d’impuissance.) Sue voulait que Kaye soit auprès d’elle. J’aimerais bien, moi aussi. Mais je dois y aller.

— Merci.

Kaye arriva derrière Mitch, portant Stella dans le siège pour bébé.

— Je suis prête. Je veux aller voir Sue.

— Non, dit Jack. C’est encore cette vieille Cayuse. On aurait dû l’envoyer sur la côte.

— Il n’y a pas que ça, intervint Mitch.

— Sue a besoin de moi ! s’écria Kaye.

— Ils ne vous laisseront pas aller jusqu’à la clinique, lui dit Jack. Trop de gens. Ils ont écouté les infos – plein de Mexicains morts près de San Diego. Ils ne veulent rien savoir. Leurs esprits sont comme pétrifiés. Ensuite, ils s’en prendront probablement à nous.

Kaye s’essuya les yeux, envahie par la colère et la frustration.

— Dites-lui que nous l’aimons. Merci pour tout, Jack. Dites-le-lui.

— Oui. Il faut que j’y aille.

Les sept hommes s’écartèrent pour laisser Jack regagner son pick-up. Il démarra et fila dans un nuage de poussière et de gravillons.

— La Toyota est en meilleur état, dit Mitch.

Il chargea leurs deux valises dans le coffre sous l’œil attentif des sept hommes. Ceux-ci échangeaient des murmures, et ils s’écartèrent lorsque Kaye installa Stella dans la voiture, attachant le siège pour bébé à l’arrière. Certains d’entre eux évitaient de croiser son regard et faisaient des signes avec les mains. Elle s’assit à côté du bébé.

Deux des pick-up étaient équipés de râteliers, où étaient accrochés des fusils de chasse et des fusils à pompe. Kaye déglutit en prenant place dans la Toyota près de Stella. Elle leva la vitre, boucla sa ceinture et huma le parfum âcre de sa propre peur.

Mitch apporta son portable, sa ramette de papier, les poussa au fond du coffre, puis referma celui-ci. Kaye composait un numéro sur son mobile.

— Ne fais pas ça, lui ordonna Mitch d’une voix rude en se mettant au volant. Ils vont savoir où nous sommes. Nous appellerons d’une cabine publique, quand nous serons sur l’autoroute.

L’espace d’un instant, les taches de Kaye virèrent au rouge vif.

Mitch la regarda d’un air inquiet et attristé.

— Nous sommes des extraterrestres, marmonna-t-il.

Il démarra. Les sept hommes montèrent à bord des trois pick-up et formèrent le convoi.

— Tu as du liquide, pour l’essence ? s’enquit Mitch.

— Dans mon sac à main. Tu veux te passer des cartes de crédit ?

Mitch éluda la question.

— Le réservoir est presque plein, dit-il.

Stella poussa un petit cri puis se calma comme l’aube commençait à rosir le ciel derrière les collines, où poussaient de rares chênes. Les nuages se massaient à l’horizon, et ils distinguèrent des rideaux de pluie dans le lointain. La lueur de l’aurore semblait irréelle par contraste avec la noirceur des nuages.

La piste du nord était difficile mais pas infranchissable. Les pick-up les escortèrent jusqu’à la jonction, où une pancarte signalait la limite de la réserve et, coïncidence, vantait le casino Wild Eagle. Mauvaises herbes et buissons volants s’étaient amassés contre la clôture en barbelés battue par les vents.

Du ventre des nuages tomba une pluie fine, et les essuie-glaces transformèrent en boue la poussière qui maculait le pare-brise lorsqu’ils quittèrent la piste, franchirent un talus et se retrouvèrent sur l’autoroute, où ils mirent cap à l’est. Un étincelant rayon de soleil matinal, le dernier qu’ils devaient voir ce jour-là, les cloua comme un projecteur alors que Mitch prenait de la vitesse sur la chaussée à deux voies.

— J’aimais bien cet endroit, articula Kaye d’une voix rauque. Dans cette caravane, j’ai été plus heureuse que je ne l’avais jamais été de toute ma vie.

— Tu t’épanouis dans l’adversité, commenta Mitch, tendant une main derrière lui pour agripper la sienne.

— Je m’épanouis avec toi. Avec Stella.

92.

Nord-est de l’Oregon

Kaye sortit de la cabine téléphonique et revint vers la voiture. Ils s’étaient garés dans le parking d’un centre commercial de Bend pour faire des provisions. Après s’être occupée des achats, Kaye avait appelé Maria Konig. Mitch était resté avec Stella.

— L’Arizona n’a toujours pas de Bureau de gestion de l’urgence sanitaire, déclara Kaye.

— Et l’Idaho ?

— Il en a un depuis deux jours. Le Canada aussi.

Stella roucoula sur son siège. Mitch l’avait changée quelques minutes plus tôt, ensuite, elle faisait toujours son petit numéro. Il commençait presque à s’habituer à ses bruits mélodieux. Elle arrivait déjà à émettre deux notes en même temps, à casser l’une et à faire varier son intensité ; l’effet produit rappelait deux oiseaux en train de se chamailler. Kaye jeta un coup d’œil par la vitre. Le bébé était perdu dans un autre monde, captivé par l’exploration du son.

— J’ai attiré les regards à la supérette, dit Kaye. J’avais l’impression d’être une lépreuse. Ou pire, une négresse.

Elle cracha ce mot en serrant les dents. Elle posa le sac de provisions sur le siège passager et y plongea une main nerveuse.

— J’ai retiré de l’argent au distributeur, j’ai acheté à manger, et puis je me suis procuré ceci. (Elle montra à Mitch du fond de teint, de la poudre et des produits de maquillage.) Pour nos taches. Je ne sais pas ce que je vais faire pour les petites chansons de Stella.

Mitch se remit au volant.

— Filons avant que quelqu’un appelle la police, lui dit Kaye.

— On n’en est pas encore là, fit Mitch en démarrant.

— Tu crois ça ? Nous sommes marqués ! S’ils nous retrouvent, ils enfermeront Stella dans un camp, bon sang ! Dieu sait ce qu’Augustine a prévu pour nous, pour tous les parents. Réveille-toi, Mitch !

Il sortit du parking en silence.

— Je te demande pardon, murmura Kaye d’une voix brisée. Excuse-moi, Mitch, mais j’ai tellement peur. Nous devons réfléchir, dresser des plans.

Les nuages les suivaient, ciel gris et averses incessantes. Ils franchirent de nuit la limite de la Californie, se garèrent sur une route en terre battue et dormirent dans la voiture, d’un sommeil rythmé par le staccato de la pluie sur le toit.

Kaye maquilla Mitch le matin venu. Il lui appliqua du fond de teint avec maladresse et elle procéda aux retouches nécessaires grâce au rétroviseur.

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