Greg Bear - L'échelle de Darwin

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L'échelle de Darwin: краткое содержание, описание и аннотация

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Au fond d’une caverne des Alpes suisses, trois corps préservés par le froid depuis plus de dix mille ans : une famille préhistorique, néandertalienne, dont l’enfant semble curieusement moderne…
Découverte en Géorgie d’un charnier récent qui ne doit rien à la révolution ni à la guerre… Toutes les femmes étaient enceintes. Et le secret d’État pèse sur cette affaire.
Kaye Lang, généticienne de talent et peut-être de génie, découvre que la partie silencieuse de nos gènes recèle d’anciens virus susceptibles de s’éveiller. Et plus encore qu’une surprenante machinerie, enfouie dans nos gènes depuis des millions d’années, vient de s’enclencher.
Alors qu’une maladie terrifiante, le syndrome de SHEVA, se met à frapper les femmes.
L’humanité est-elle menacée, ou bien se prépare-t-elle à un nouveau bond sur l’échelle de Darwin, la voie de l’évolution ?

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— Ce soir, on louera une chambre dans un motel, suggéra Mitch.

— Pourquoi courir ce risque ?

— Je pense qu’on a l’air normaux, dit-il avec un sourire d’encouragement. Elle a besoin d’un bain et nous aussi. Nous ne sommes pas des animaux, et je refuse de me comporter comme tel.

Kaye réfléchit tout en allaitant Stella.

— D’accord.

— Nous irons en Arizona et, si nécessaire, au Mexique, voire plus loin. Nous trouverons un endroit où vivre jusqu’à ce que les choses s’arrangent.

— Mais quand s’arrangeront-elles ? murmura Kaye.

Comme Mitch l’ignorait, il ne répondit rien. Il regagna l’autoroute. Les nuages s’effilochaient et, de chaque côté de la route, une étincelante lumière matinale inondait les forêts et les pâtures.

— Soleil ! dit Stella en agitant les poings avec enthousiasme.

Épilogue

Tucson, Arizona
Trois ans plus tard

Une petite fille potelée, aux cheveux bruns et à la peau basanée striée de traces de poudre, arriva dans la ruelle et passa la tête entre deux garages couleur de poussière. Elle sifflotait doucement, alternant entre deux variations d’un trio pour pianos de Mozart. Un observateur peu attentif l’aurait prise pour l’un des nombreux enfants hispaniques qui jouaient dans la rue et couraient entre les immeubles.

Stella n’avait jamais eu la permission de s’éloigner de la maison que louaient ses parents, à quelques centaines de pas de là. L’univers de la ruelle était tout nouveau. Elle flaira doucement l’atmosphère ; c’était ce qu’elle faisait toujours, sans jamais trouver ce qu’elle cherchait.

Mais elle entendit les voix excitées des enfants qui jouaient, et c’était suffisamment tentateur. Elle s’avança sur les pavés de béton rouge, longeant la façade en stuc d’un garage, poussa un portail métallique et découvrit une petite cour où trois enfants se lançaient un ballon de basket mal gonflé. Ils interrompirent leur jeu pour se tourner vers elle.

— Qui es-tu ? demanda une fillette aux cheveux noirs âgée de sept ou huit ans.

— Stella, répondit-elle. Qui êtes-vous ?

— Nous jouons ici.

— Je peux jouer ?

— Tu as la figure sale.

— Ça s’enlève, regarde. (Stella s’essuya la joue d’un coup de manche, laissant sur le tissu des taches couleur chair.) Il fait chaud aujourd’hui, hein ?

Un garçon d’une dizaine d’années la regarda d’un œil critique.

— Tu as des taches, déclara-t-il.

— Ce sont des taches de rousseur, dit Stella. C’était la réponse que sa mère lui avait appris à donner aux gens.

— Oui, tu peux jouer, dit une deuxième fillette. (Âgée elle aussi d’une dizaine d’années, elle était grande et pourvue de longues jambes maigres.) Quel âge as-tu ?

— Trois ans.

— Tu ne parles pas comme un bébé.

— Je sais lire et je sais aussi siffler. Écoutez. Elle interpréta simultanément les deux mélodies, observant avec intérêt les réactions de son public.

— Bon Dieu, fit le garçon.

Stella était fière de l’avoir étonné. La grande fille lui lança le ballon, elle l’attrapa adroitement et lui sourit.

— J’adore ça, dit-elle, et son visage s’illumina d’une adorable lueur beige et dorée.

Le garçon la fixa, bouche bée, puis s’assit pour regarder les trois filles jouer sur l’herbe asséchée par la chaleur. Une douce odeur musquée suivait Stella partout où elle allait.

Kaye fouilla à deux reprises toutes les pièces et tous les placards, sans cesser d’appeler frénétiquement sa fille. Elle venait de coucher Stella pour une bonne sieste et, absorbée par l’article qu’elle lisait, ne l’avait pas entendue sortir. Stella était intelligente, et elle ne risquait pas de traverser la rue ni, plus généralement, de se mettre en danger, mais ils habitaient dans un quartier pauvre où l’on avait de fort préjugés envers les enfants comme elle, et où l’on redoutait les maladies qui suivaient parfois les grossesses SHEVA.

Ces maladies étaient bien réelles ; elles étaient dues à d’antiques rétrovirus parfois mortels. Christopher Dicken l’avait découvert trois ans plus tôt, au Mexique, et cela avait failli lui être fatal. Le danger disparaissait quelques mois après la naissance, mais Mark Augustine ne s’était pas trompé. La nature ne donne jamais sans reprendre.

Si un policier apercevait Stella, ou si quelqu’un signalait sa présence, ils risquaient d’avoir des ennuis.

Kaye appela Mitch chez le concessionnaire Chevrolet où il travaillait, à quelques kilomètres de leur domicile, et il lui dit qu’il arrivait tout de suite.

Les enfants n’avaient jamais vu de petite fille comme celle-ci. Sa seule proximité les rendait amicaux et joyeux sans qu’ils sachent pourquoi, sans même qu’ils se posent des questions. Les filles parlaient de vêtements et de chanteurs, et Stella imitait certains de ceux-ci, en particulier Salay Sammi, son préféré. Elle était très douée pour imiter les gens.

Le garçon restait à l’écart, le front ridé par la concentration.

La plus jeune fillette alla chercher des copains, qui à leur tour allèrent en chercher d’autres, et la cour fut bientôt remplie de garçons et de filles. On jouait au papa et à la maman, ou alors aux gendarmes et aux voleurs, et Stella apportait tous les effets sonores désirés mais aussi autre chose, un sourire, une présence, qui calmait et dynamisait ses nouveaux camarades. Certains durent rentrer chez eux, et Stella leur déclara qu’elle avait été ravie de les rencontrer, puis les flaira derrière les oreilles, ce qui les fit rire et les gêna un peu, mais aucun ne se fâcha.

Ils étaient tous fascinés par les taches brunes et dorées sur son visage.

La fillette semblait parfaitement à l’aise, heureuse, mais jamais elle n’avait vu autant d’enfants à la fois. Lorsque des jumelles de neuf ans lui posèrent des questions en même temps, elle leur répondit simultanément. Elles arrivaient presque à comprendre ses paroles, et elles éclatèrent de rire, demandant à la petite fille potelée où elle avait appris ce truc.

Le garçon le plus âgé prit soudain un air décidé. Il savait ce qu’il devait faire.

Kaye et Mitch parcoururent les rues en appelant leur fille. Ils n’osaient pas s’adresser à la police ; l’Arizona avait fini par accepter le décret d’urgence sanitaire et envoyait ses nouveaux enfants dans l’Iowa, où ils étaient étudiés tout en poursuivant leur éducation.

Kaye était bouleversée.

— Ça n’a pris qu’une minute, rien qu’une…

— On va la retrouver, dit Mitch, mais son visage était grave.

Il avait l’air un peu grotesque dans son costume bleu marine, en train d’arpenter les rues poussiéreuses bordées de maisonnettes. Un vent sec et chaud les faisait transpirer.

— Je déteste ça, grommela-t-il pour la millionième fois.

Cette phrase était devenue un mantra familier, par lequel il extériorisait son amertume. Grâce à Stella, il se sentait comblé ; Kaye arrivait à lui restituer une partie de son ancienne existence. Mais quand il se retrouvait seul, le stress le gagnait et il répétait ces mots sans se lasser.

Kaye le prit par le bras et lui répéta qu’elle était navrée.

— Ce n’est pas ta faute, lui dit-il, mais il était toujours en colère.

La fille maigre montra à Stella comment danser. Stella connaissait beaucoup de musiques de ballet ; Prokofiev était son compositeur préféré, et elle restituait les partitions les plus difficiles en sifflant, gloussant et claquant la langue. Un garçonnet blond, plus jeune que Stella, restait tout près d’elle, ouvrant de grands yeux fascinés.

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