René Barjavel - La nuit des temps

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La nuit des temps: краткое содержание, описание и аннотация

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Dans sa petite cabine, le réalisateur surveillait sur l’écran de contrôle l’image du président. Il abaissa son pouce en même temps que lui.

Au bout du monde, la salle de glace s’alluma.

Ce que virent d’abord tous les spectateurs du globe, ce fut un cheval blanc. Il était debout, juste derrière la surface de la glace. Il paraissait mince, grand, étiré. Il semblait en train de tomber sur le côté en hennissant de frayeur, les lèvres retroussées sur ses dents. Sa crinière et sa queue flottaient, immobiles, depuis 900 000 ans.

Le tronc brisé d’un arbre gigantesque était jeté en travers, derrière lui. Dans les palmes de son feuillage, au plafond de la salle, apparaissait la gueule ouverte d’un requin. Une volée d’énormes escaliers, ou de gradins jaunes descendant de la nuit, s’enfonçait dans la nuit.

En face, une fleur flamboyante, grande comme une rosace de cathédrale, étalait de trois quarts la chair de ses pétales pourpres. Sur sa droite, se dressait un pan de mur déchiré, couleur de gazon, d’une matière inconnue, pas tout à fait opaque. Il s’y ouvrait une sorte de porte, ou de fenêtre, à travers laquelle étaient projetés, immobiles, un petit rongeur à la queue en pinceau, les pattes en l’air, et un vol d’oursins bleus. Plus bas, s’amorçait le sommet d’une large piste hélicoïde faite d’un métal qui ressemblait à de l’acier. Elle apparaissait dans la brume laiteuse du monde glacé.

La deuxième opération commença. Une manche à air fut dirigée vers la paroi qui contenait le pan de mur. Aux yeux du monde entier, le premier fragment du passé enseveli allait être délivré de sa gangue.

L’air chaud jaillit et se cogna à la glace qui se mit à ruisseler. Une suceuse aspirait la buée, une autre avalait l’eau de fonte et la renvoyait à la surface.

La paroi de la glace fondit, recula, se rapprocha du mur vert et l’atteignit. Et sur les écrans, l’image gondolée, déformée par les lentilles ruisselantes des caméras blindées, montra ce phénomène incroyable : le mur fondait en même temps que la glace. Les oursins et le rongeur-les-pattes-en-l’air fondirent et disparurent.

L’air chaud avait envahi toute la salle. Toutes les parois ruisselaient. Du plafond, des cataractes coulaient sur les hommes en scaphandre. Les palmes de l’arbre fondirent, la gueule du requin fondit comme un chocolat glacé. Deux jambes du cheval et son côté fondirent. L’intérieur de son corps apparut, rouge et frais. La fleur pourpre coula en eau sanglante. L’air tiède atteignit le haut de la piste hélicoïdale en acier, et l’acier fondit.

TITRES des journaux : « La plus grande déception du siècle », « La ville ensevelie n’était qu’un fantôme », « Des milliards engloutis pour un mirage ».

Une interview télévisée de Rochefoux mit les choses au point. Il expliqua que l’énorme pression subie pendant des millénaires avait dissocié les corps les plus durs jusqu’en leurs molécules. Mais la glace maintenait dans leur forme primitive la poussière impalpable qu’ils étaient devenus. En fondant, elle les libérait et l’eau les dissociait et les emportait.

— Nous allons adopter une nouvelle technique, ajouta Rochefoux. Nous découperons la glace avec les objets qu’elle contient. Nous ne renonçons pas à découvrir les secrets de cette civilisation qui nous vient de la nuit des temps. L’émetteur d’ultra-sons continue à émettre son signal. Nous continuons à descendre vers lui... .

A 978 mètres au-dessous de la surface de la glace, le Puits atteignit le sol du continent. Le signal venait du sous-sol.

Après s’être enfoncé dans la glace, le Puits s’enfonça dans la terre, puis dans la roche. Tout de suite, celle-ci apparut très dure, vitrifiée, comme cuite et comprimée, et elle alla se durcissant de plus en plus. Bientôt, sa consistance déconcerta les géologues. Elle présentait une dureté, une compacité inconnues sur tous les autres points du globe. C’était une sorte de granit, mais les molécules qui le composaient semblaient avoir été « ordonnées » et rangées pour occuper le minimum de place et offrir une cohésion maximum. Après avoir brisé une quantité d’outils mécaniques, on vint enfin à bout de la roche, et à 107 mètres au-dessous de la glace, on déboucha dans du sable. Ce sable était une inconvenance géologique. Il n’aurait pas dû se trouver là. Rochefoux, toujours optimiste, en déduisit qu’il y avait donc été apporté. C’était la preuve qu’on était sur la bonne voie.

Le signal continuait d’appeler, toujours plus bas. Il fallait continuer la descente.

On continua.

DEPUIS qu’on avait atteint le sable, on était obligé de coffrer le Puits avant même de le creuser, en enfonçant une chemise métallique dans le sable, aussi sec et meuble que celui d’un sablier et qui coulait comme de l’eau.

A dix-sept mètres au-dessous de la roche, un mineur encordé se mit à faire des gestes frénétiques et à crier quelque chose que son masque anti poussière rendait incompréhensible. Ce qu’il voulait dire, c’est qu’ il sentait quelque chose de dur sous les pieds.

La suceuse enfoncée dans le sable se mit soudain à couiner et à vibrer et son tuyau s’aplatit.

Higgins, l’ingénieur qui surveillait du haut d’une plate-forme, coupa le moteur. Il rejoignit les mineurs, et commença à faire déblayer avec précaution à la pelle, puis à la main, puis au balai.

Quand Rochefoux descendit, accompagné de Simon et de Brivaux, de la charmante anthropologue Léonova, chef de la délégation russe, et du chimiste Hoover, chef de la délégation américaine, ils trouvèrent au fond du Puits, dégagée du sable fin, une surface métallique légèrement convexe, unie, de couleur jaune.

Hoover demanda qu’on arrêtât tous les moteurs, même la ventilation, et que chacun s’abstînt de parler ou de bouger.

Il y eut alors un silence extraordinaire, protégé des bruits de la terre par cent mètres de roc et un kilomètre de glace. Hoover s’agenouilla. On entendit craquer son genou gauche. De l’index replié, il frappa la surface de métal. Il n’y eut qu’un bruit mou : celui de la chair fragile d’un homme confrontée à un obstacle massif. Hoover tira de sa trousse un marteau de cuivre et en frappa le métal, d’abord légèrement, puis à grands coups. Il n’y eut aucune résonance.

Hoover grogna et se pencha pour examiner la surface. Elle ne gardait aucune trace des coups. Il essaya d’en prélever un échantillon. Mais son ciseau d’acier au tungstène glissa sur la surface et ne parvint pas à l’entamer.

Il y versa alors différents acides qu’il examina ensuite avec un spectroscope portatif. Il se releva. Il était perplexe.

— Je ne comprends pas ce qui le rend si dur, dit-il. Il est pratiquement pur.

— « Il », quoi « il » ? Quel est ce métal ? demanda Léonova énervée.

Hoover était un géant roux ventru et débonnaire, aux mouvements lents. Léonova était mince et brune, nerveuse. C’était la plus jolie femme de l’expédition. Hoover la regarda en souriant.

— Quoi ! Vous ne l’avez pas reconnu ? Vous, une femme ?... C’est de l’or !...

Brivaux avait mis en marche son appareil enregistreur. Le papier se déroulait. La mince ligne familière s’y inscrivait sans un crochet, sans une interruption.

Le signal venait de l’intérieur de l’or.

UNE plus grande surface fut dégagée. Dans toutes les directions, elle continuait à s’enfoncer dans le sable. Il semblait que le Puits eût atteint une grande sphère, non point exactement en son sommet, mais un peu de côté.

On dégagea le point haut de la sphère et on le dépassa. Ce fut juste après qu’on fit la première découverte révélatrice. Dans le métal apparaissait une série de cercles concentriques, le plus grand ayant environ trois mètres de diamètre. Ces cercles étaient composés d’une rangée de dents aiguës et trapues inclinées comme pour attaquer dans le sens d’une rotation.

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