Arcadi Strougatski - Le Petit

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Le Petit: краткое содержание, описание и аннотация

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Une fusée terrienne se pose sur une planète inconnue. Ciel sans oiseaux, forêts sans animaux, océans sans poissons, elle serait totalement désertique s’il n’y vivait pas une créature, une seule. Un gosse humain, s’étant retrouvé orphelin à la suite d’un accident, tout seul, à des années-lumière de sa planète natale.

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Soudain, je m’aperçus que j’entendais quelque chose. L’impression qu’un lézard avait filé. Je dus penser au lézard à cause de ma récente conversation avec Vadik ; en réalité le son était à peine perceptible et totalement indéterminable. Puis, à l’autre bout du poste de pilotage, je ne sais quoi fit tic tac et aussitôt un filet d’eau coula quelque part. Une mouche prise dans une toile d’araignée se débattait et bourdonnait complètement à la limite de l’audibilité ; des voix irritées marmonnaient inintelligiblement, en précipitant les mots. Et de nouveau le lézard courut le long du couloir. Je sentis que, sous la tension, mon cou se crispait, et je me levai. Ce faisant, je heurtai l’aide-mémoire posé sur le bord du tableau, et il tomba à terre avec un fracas effroyable. Je le ramassai et, violemment, le jetai à sa place avec un fracas non moins effroyable. J’entamai une marche alerte et sortis dans le couloir au pas cadencé.

Tout ça, c’est le silence. Le silence et le vide.

Wanderkhouzé nous l’explique chaque soir avec une netteté absolue. Contrairement à la nature, l’homme ne supporte pas le vide. Se retrouvant dans le vide, il s’efforce de le remplir. S’il n’est pas en mesure d’y arriver grâce à quelque chose de réel, il recourt aux visions et aux sons imaginaires. En l’espace de ces trois jours j’avais eu ma dose de sons imaginaires. Il faut croire que les visions n’allaient pas tarder …

J’arpentai le couloir le long des cabines vides, de la bibliothèque, de l’arsenal et quand je passai devant la section médicale, je sentis une faible odeur — fraîche et en même temps désagréable, semblable à celle de l’ammoniaque. Je m’arrêtai et flairai l’air. Une odeur familière. Cependant, aucune idée de ce que ça pouvait être. Je jetai un coup d’œil dans la salle d’opération. Le cyberchirurgien constamment branché et prêt à agir — une énorme pieuvre blanche suspendue sous le plafond — m’envoya un regard froid de ses gros yeux verdâtres et s’empressa de lever ses manipulateurs. Ici l’odeur était plus forte. Je mis en marche la ventilation de secours et repris mon chemin. Ça alors, avoir tous les sens accrus à ce point ! Parce que c’est sûr et certain j’avais toujours souffert de mon manque d’odorat.

Je terminai ma ronde de garde à la cuisine. Là aussi les odeurs abondaient avec cette différence que celles-ci ne provoquaient chez moi aucune objection. On peut dire ce qu’on veut, une cuisine doit sentir quelque chose. Sur d’autres vaisseaux, que ce soit la cuisine ou le poste de pilotage, c’est pareil. Chez moi, ça n’a jamais été et ne sera jamais ainsi. Moi, j’ai mes propres règles. La propreté, soit, mais la cuisine doit sentir bon. Il doit y avoir une odeur appétissante. Excitante. Je suis chargé d’y composer des menus quatre fois par jour, et ceci, notez bien, avec une absence totale d’appétit, car l’appétit et le vide — le silence — sont, apparemment, incompatibles.

Dresser le menu me demanda au moins une demi-heure. C’était une demi-heure difficile, mais je fis de mon mieux. Puis je branchai le cuisinier, lui fis avaler le menu et allai voir comment mes gamins travaillaient.

Je n’avais pas encore franchi le seuil du poste de pilotage que je vis que l’Événement Extraordinaire avait eu lieu. Les trois écrans de mon tableau indiquaient un arrêt complet. Mon cœur chavira : personne sur le terrain de construction. Une chose pareille ne m’était jamais arrivée. Je n’avais même jamais entendu dire que cela pouvait arriver. Je secouai la tête et me précipitai vers la sortie. Quelqu’un a embarqué les cybers … Ou une météorite perdue a flanqué un coup dans le croupion de Tom … Ou alors c’est le programme qui a contracté la rage … Impossible, impossible ! J’entrai en trombe dans le caisson et saisis mon vêtement. Mes mains ne trouvaient pas les manches, les fermetures avaient disparu, et pendant que je luttais contre ma pelisse comme le baron Münchhausen contre son manteau enragé, une image épouvantable se dressait devant mes yeux : quelqu’un d’invisible et d’inconcevable menait mon Tom en laisse tel un chiot, tandis que les cybers rampaient docilement, droit dans le brouillard, dans le marécage fumant, plongeaient dans la fange brune et s’évanouissaient pour toujours. Je balançai un grand coup de pied dans la membrane et bondis dehors.

Ma vue vacilla. Les cybers étaient là, à côté du vaisseau. Ils se bousculaient devant la trappe de chargement, tous les trois, se poussant légèrement on aurait cru que chacun voulait monter le premier dans la soute.

Inimaginable. Terrifiant. On avait l’impression qu’ils cherchaient à se tapir au plus vite dans la soute, à se cacher de quelque chose, à se sauver … Le phénomène de la seconde nature — un robot en crise de démence — est connu, il est très rare ; quant à un robot constructeur en crise de démence, je n’en avais jamais entendu parler. Cependant, mes nerfs étaient tellement tendus que je me sentais prêt même à cela. Mais rien ne se passa. En me voyant, Tom cessa de se trémousser et alluma le signal « J’attends vos instructions ». Je fis un geste décidé de mes mains : « Regagnez votre place et continuez à accomplir le programme. » Tom passa docilement la marche arrière, exécuta un demi-tour et roula vers le chantier de construction. Naturellement, Jack et Rex le suivirent. Moi, je restai planté devant la trappe, la gorge desséchée, les genoux affaiblis, et j’avais très envie de m’asseoir.

Toutefois, je ne m’assis pas. J’entrepris de me rajuster. Ma pelisse était fermée de travers, mes oreilles gelaient, la sueur se figeait rapidement sur mon front et mes joues. Lentement, tâchant de contrôler chaque mouvement, je m’essuyai le visage, fermai correctement ma pelisse, baissai la capuche sur mes yeux et enfilai mes gants. J’ai honte de l’avouer, mais j’avais peur. À proprement parler, ce n’était plus la peur elle-même, juste ses restes mêlés à la honte. Un cybertechnicien effrayé par ses propres cybers … Je compris avec une netteté absolue que je ne parlerais jamais de cet incident à personne. Nom d’un chien, mes jambes ont tremblé, encore maintenant elles sont molles, et la chose que je souhaite le plus au monde, c’est regagner le vaisseau, réfléchir tranquillement, sérieusement à ce qui s’est passé, y voir clair. Consulter certains livres de références. Mais en réalité je devais simplement avoir peur d’approcher mes gamins …

Je fourrai résolument mes mains dans mes poches et me dirigeai vers le chantier de construction. Les gamins travaillaient comme si de rien n’était. À son habitude, Tom, prévenant, me demanda de nouvelles instructions. Jack, selon son programme, s’occupait des fondations du poste de dispatching. Rex déambulait en zigzag sur la partie déjà prête de la piste d’atterrissage et déblayait. Oui, il n’y a pas à dire, leur programme cloche quelque part. Ces cailloux, qu’ils ont jetés là … Ils n’y étaient pas auparavant ; d’ailleurs, on n’en a nul besoin, il y a assez de matériaux de construction sans ces cailloux. Oui, depuis que Tom s’est arrêté, il y a une heure, ils ont fabriqué quelque chose de pas normal. Et ces branches qui traînent sur la piste … Je me baissai, en ramassai une petite et marchai de long en large, me tapotant le haut de la botte avec la badine. Et si je les arrêtais tout bonnement sans tarder, sans attendre la date de la vérification générale ? Serait-ce moi, zut de zut, qui me suis gouré dans le programme ? Inconcevable … Je rejetai la branche sur le tas de cailloux amassés par Rex, tournai les talons et me dirigeai vers le vaisseau.

CHAPITRE II

SILENCE ET VOIX

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