Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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— Il faut marcher un peu, désolée, lui apprit Talbot, qui descendait la rue.

Mary examina le ciel derechef, tendant l’oreille. Il lui semblait percevoir quelque chose au sud-est.

— Quelle sorte d’hommes aimes-tu ? interrogea Talbot.

— Quoi ?

Le bruit devint un vrombissement, et enfla jusqu’à se transformer en un hurlement régulier. La fin d’alerte. Quelques secondes plus tard, Mary entendit une voiture de pompiers.

— Je me demande pourquoi ils s’embêtent à sonner la fin d’alerte, dit Talbot, exaspérée. Tout ça pour recommencer à sonner l’alerte dans cinq minutes.

Non, il n’y aurait rien pendant une heure et quart et, d’ici là, elles seraient au bal, et elle aurait réussi à obtenir de l’un des membres de l’USO l’adresse exacte et à s’assurer qu’elle n’était pas sur King Edward Street. Et elle saurait comment se rendre à Grove Road.

— Excuse-moi. Que disais-tu, juste avant ?

— Je te demandais quelle sorte d’hommes tu aimes. Quand nous arriverons là-bas, je te présenterai à quelques types que je connais. Tu les préfères grands ? petits ? plutôt jeunes ? vieux ?

N’importe quel garçon de cette fête aura au moins cent ans de trop pour moi !

— Je ne m’intéresse pas vraiment aux…

— Tu n’es pas amoureuse de quelqu’un, si ?

— Non.

— Bien. Je désapprouve les gens qui tombent amoureux en pleine guerre. Comment peut-on construire un avenir quand on ignore ce qu’il vous réserve ? Lorsque j’étais en poste à Bournemouth, l’une des filles s’est fiancée à un officier de marine qui était sur un destroyer escortant les convois. Elle se faisait un sang d’encre à son sujet, passait son temps à éplucher les journaux et à écouter la radio. Et c’est elle qui s’est fait tuer, alors qu’elle ramenait un officier à l’aérodrome de Duxford. Et maintenant, avec ces bombes volantes, on peut tous mourir d’un instant à l’autre.

Elle tourna dans une allée étroite, bordée d’échoppes aux façades bardées de planches.

— J’ai essayé d’expliquer ça à Fairchild, cette petite courge. Elle n’est pas vraiment amoureuse, tu sais. Où est mon rouge à lèvres ?

Elle farfouilla dans son sac tout en marchant.

— Bon sang, où est mon poudrier ? Je peux t’emprunter le tien ?

Mary entreprit gentiment de chercher l’objet.

— Laisse tomber.

Talbot s’avança jusqu’à l’une des boutiques dont la vitrine était encore intacte. Elle retira le capuchon de son rouge à lèvres et en dévissa la base.

— Ça ne collera jamais. Il est bien plus vieux qu’elle.

Elle se pencha vers son reflet pour appliquer le rouge.

— Tu connais ce genre de trucs, la petite oie blanche qui voue un culte au garçon plus âgé…

— Mmm, fit Mary.

Elle écoutait le « teuf-teuf » pétaradant d’une moto en approche dans la rue qu’elles venaient juste de quitter.

Talbot ne semblait rien remarquer, alors qu’elle avait dû élever la voix pour dominer le bruit.

— Elle pense que lorsqu’il la découvrira en uniforme, devenue adulte, il s’apercevra qu’il l’a toujours aimée, même si elle a l’air d’avoir quinze ans. Une pure idée de conte de fées !

Talbot criait presque, à cause du bruit de la moto. Le son se réverbérait en cliquetant sur les magasins, dans l’allée étroite.

— Elle est déterminée à se briser le cœur.

Talbot fit la moue, tandis qu’elle s’appliquait « Caresse colombine ».

— Il est dans la RAF, après tout, pas franchement le plus sûr des boulots.

Le bruit de la moto devint assourdissant et s’arrêta brusquement.

Ce n’est pas une moto, c’est un V1 , comprit Mary.

Puis : Ce n’est pas possible, il est seulement 16 h 15.

Puis : Et si les données de mon implant se révélaient fausses, en définitive.

Puis : Oh ! mon Dieu ! je n’ai que quinze secondes.

— Et s’il ne tombe pas dans les bras de Fairchild comme prévu ? continuait Talbot, penchée sur la vitrine pour juger de l’effet de son rouge. Ou si son avion s’écrase ?

Seigneur ! le verre ! Elle va être coupée en rondelles !

— Talbot ! hurla-t-elle.

Avant de foncer tête baissée, plonger sur l’ambulancière, la plaquer et l’envoyer valser au bord du trottoir. Le rouge à lèvres s’envola de sa main.

— Aïe ! Kent, qu’est-ce qui te prend… ?

— Reste couchée !

Elle poussa la tête de Talbot dans le caniveau, s’étala de tout son long sur elle et ferma les yeux, attendant l’éclair.

Warwickshire, mai 1940

Les filles ne partiront pas sans moi, et je ne partirai pas sans le roi.

Et le roi ne partira jamais.

La reine Mary, expliquant pourquoi elle n’avait pas évacué les princesses au Canada.

Grâce aux comprimés d’aspirine, sa fièvre tomba en partie et l’amélioration se maintint, mais Binnie était toujours gravement malade. Chaque heure qui passait rendait sa respiration plus laborieuse et, au matin, elle appelait sauvagement Eileen, alors que la jeune femme se trouvait à côté d’elle.

Eileen téléphona au docteur Stuart.

— Je crois qu’il serait préférable d’écrire à sa mère et de la prier de venir.

Oh non… !

Elle rejoignit Alf et lui demanda son adresse.

— Alors, elle va claquer, Binnie ?

— Bien sûr que non. C’est juste qu’elle se remettra plus vite si ta mère est là pour prendre soin d’elle.

Alf renifla.

— J’parie qu’elle viendra pas.

— Bien sûr que si. C’est votre mère.

Mais elle ne vint pas. Elle ne répondit même pas.

— Vipère ! commenta Mme Bascombe alors qu’elle apportait une tasse de thé à Binnie. Pas étonnant que ses gosses aient mal tourné. Est-ce que la petite respire un peu mieux ?

— Non.

— Ce thé contient de l’hysope. Cela soulagera ses poumons.

Binnie s’avéra trop faible pour boire plus de quelques gorgées du thé amer et, pire, trop faible pour refuser d’en boire.

C’était l’aspect le plus effrayant de sa maladie. Binnie ne résistait plus à rien de ce que lui faisait Eileen, ne protestait pas davantage. Elle avait perdu toute velléité de combat et reposait, apathique, quand Eileen la baignait, changeait sa chemise de nuit, lui donnait son aspirine.

— T’es sûre qu’elle est pas en train de crever ? demanda Alf.

Non . Je n’en suis pas sûre du tout.

— Oui, j’en suis sûre. Ta sœur est sur le point de guérir.

— Et si elle crève en vrai , y s’passera quoi, pour elle ?

— Tu ferais mieux de t’inquiéter de ce qui se passera pour toi , jeune homme, dit Mme Bascombe, de retour de l’office. Si tu veux aller au paradis, tu as intérêt à modifier tes manières.

— J’cause pas de ça ! s’exclama Alf, puis il hésita, affichant un air coupable. Y l’enterreront dans l’cimetière de Backbury ?

— Qu’as-tu fabriqué dans ce cimetière ? s’enquit Eileen d’un ton sévère.

— Nib de nib ! répondit le garçon, indigné. J’causais de Binnie .

Et il s’en fut en martelant le sol, mais le lendemain, quand le pasteur apporta le courrier, Alf l’appela depuis l’étage.

— Si Binnie crève, faudra lui mettre une pierre tombale ?

— Ne t’en fais pas, Alf. Le docteur Stuart et Mlle O’Reilly prennent grand soin de ta sœur.

— Je sais . Il en faudra une ?

— De quoi parles-tu, Alf ?

— De rien .

Et le garçon s’en fut de nouveau. Le pasteur déclara à Eileen :

— Il serait peut-être judicieux que j’inspecte le cimetière à mon retour. Alf pourrait avoir décidé que les pierres tombales feraient d’excellentes barricades en cas d’invasion allemande.

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