Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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— Non, il y a autre chose. Si Alf n’était pas en cause, je penserais qu’il s’inquiète à l’idée que sa sœur (sa voix la trahit) soit enterrée si loin de chez eux.

— Pas d’amélioration ? demanda le pasteur avec gentillesse.

— Non.

Et si deux étages ne les avaient pas séparés, Eileen aurait posé sa tête sur son épaule et aurait éclaté en sanglots.

Il lui adressa un sourire réconfortant :

— Je sais que vous faites de votre mieux.

J’ai peur que cela ne suffise pas , se dit Eileen avant de rejoindre Binnie pour baigner ses membres brûlants et la persuader de prendre plus d’aspirine malgré sa crainte d’aggraver son état au lieu de l’améliorer. Cependant, la nuit suivante, quand elle décida qu’il valait mieux la laisser dormir et renonça à la réveiller pour lui donner les comprimés, la température bondit de nouveau. Eileen recommença les prises d’aspirine, se demandant ce qu’elle ferait quand elle serait à court de comprimés.

J’en parlerai au pasteur, en priant pour qu’il ne le répète pas au docteur Stuart. Ou je nouerai mes draps ensemble, et je passerai par la fenêtre pour aller en chercher.

Mais ce ne fut pas nécessaire. Cet après-midi-là, la température chuta brusquement, laissant Binnie trempée de sueur.

— Sa fièvre est tombée, dit le docteur Stuart. Dieu merci ! Je craignais le pire, mais quelquefois, avec un coup de pouce de la Providence… et de bons soins (il tapota la main d’Eileen), le malade se rétablit.

— Alors, elle va s’en sortir ? interrogea Eileen.

Binnie lui semblait si amaigrie et si pâle…

Il acquiesça.

— Elle a surmonté le plus dur, maintenant.

Cela parut se vérifier, même si elle ne guérissait pas aussi vite que les autres enfants. Il fallut trois jours avant le retour à la normale de sa respiration, et une semaine entière avant qu’elle soit capable d’avaler seule un peu de bouillon. Et elle se montrait si… docile. Quand Eileen lisait des contes de fées, ce que Binnie détestait d’habitude, elle écoutait, tranquille.

— Je suis inquiète, annonça Eileen au pasteur. Le docteur dit qu’elle va mieux, mais elle reste juste avachie .

— Alf est venu la voir ?

Non . Il risque de provoquer une rechute.

— Ou de la sortir de son apathie !

— Je préfère attendre qu’elle soit plus solide.

Le même après-midi, pourtant, quand Eileen découvrit Binnie affalée sur sa couche, son regard vide fixé sur le plafond, elle envoya Una chercher Alf.

— T’as l’air d’un macchabée, lança le garçon.

Eh bien ! ça , c’était une bonne idée !

Eileen s’apprêtait à le raccompagner quand Binnie se redressa sur ses oreillers.

— Pas vrai ! protesta-t-elle.

— Sûr que c’est vrai. Tout le monde y disait qu’t’allais crever. T’avais perdu la boule et tout et tout.

— C’est faux !

Comme dans le bon vieux temps…

Pour la première fois depuis que Binnie était tombée malade, Eileen sentit se desserrer l’étau qui comprimait son cœur.

— Hein, qu’elle a failli clamser, Eileen ? insista Alf avant de se retourner vers sa sœur. Mais t’y passeras plus, c’est fini.

Cela sembla rassurer Binnie, mais la nuit venue, alors qu’Eileen lui enfilait une chemise propre, elle demanda :

— T’es sûre que je vais pas clamser ?

— Certaine, répondit Eileen en la bordant. Tu reprends des forces à vue d’œil.

— Y s’passe quoi, pour les gens qui crèvent, quand y z’ont pas un nom ?

— Tu veux dire, quand personne ne sait qui ils sont ?

— Non. Quand y z’ont pas un nom à marquer sur la tombe. On les enterre quand même au cimetière ?

C’est une enfant illégitime , comprit soudain Eileen. À l’époque, avoir une mère célibataire était une véritable tare pour les gamins, étiquetés comme bâtards.

Mais ce handicap ne les poursuivait pas jusque dans leur tombe.

— Binnie, ton nom est ton nom, peu importe que ta mère soit mariée ou pas…

L’adolescente émit un bruit de dégoût total. Si elle avait eu assez de force pour sortir du lit, Eileen ne doutait pas qu’elle aurait quitté la pièce en martelant le sol comme son frère. Dans son état, elle se contenta de se retourner face au mur.

Eileen regrettait l’absence du pasteur. Elle fouilla sa mémoire à la recherche des coutumes impliquant les noms et les pierres tombales en 1940, mais elle ne se rappela rien. Alf ! Il sait de quoi il est question. Elle se dépêcha de ramasser le linge sale.

— J’emporte ça en bas, indiqua-t-elle à Binnie. Je reviens tout de suite.

Pas de réponse. Eileen jeta le linge dans la buanderie et se rendit dans la salle de bal, où Alf enveloppait Rose dans des bandages.

— J’m’entraîne pour l’ambulance !

— Alf, suis-moi. Sur-le-champ.

Elle le poussa dans le salon de musique et ferma la porte.

— Je veux savoir pourquoi Binnie s’inquiète pour le nom qui figurerait sur sa tombe, et ne prétends pas que tu n’es pas au courant.

Quelque chose dans sa voix devait l’avoir convaincu qu’elle ne plaisantait pas parce qu’il marmotta :

— Elle en a pas.

— Une tombe ?

— Non, un blase .

Et comme Eileen lui lançait un regard abasourdi, il précisa :

— Binnie a pas de nom. Binnie, c’est juste ’Odbin en court.

Le lendemain, dès que le pasteur arriva, Eileen l’interpella :

— Je ne peux pas croire qu’il ait raconté à Binnie qu’elle n’avait pas de prénom ! Et apparemment elle a marché !

— Vous avez demandé à Binnie ?

— Que voulez-vous dire ? Vous rigolez ! Tout le monde a un prénom. Ce n’est pas parce qu’ils viennent d’une famille déshéritée que…

Il secouait la tête.

— Le Comité d’évacuation a été confronté à plus d’un enfant sans prénom, dans les quartiers pauvres, et l’officier chargé du cantonnement devait leur en attribuer un dans l’instant. Avez-vous mesuré ce que vivaient certains de ces gosses chez eux ? à quel point c’était dur ? Je n’en suis pas sûr. Beaucoup n’avaient jamais dormi dans un lit avant d’arriver ici.

Ni utilisé des toilettes ! Eileen se rappelait sa prépa. Certains évacués des taudis avaient uriné sur les planchers de leurs maisons d’accueil, ou s’étaient tapis dans un coin. Et Mme Bascombe lui avait déclaré que plusieurs des gosses du manoir avaient dû apprendre à se servir d’un couteau et d’une fourchette à leur arrivée. Mais un nom !

— Alf a un nom, argumenta-t-elle.

Le pasteur ne se laissa pas convaincre.

— Leur père a peut-être ressenti autrement le fait d’avoir un garçon. Ou peut-être sont-ils de pères différents. Et, il faut bien l’admettre, Mme Hodbin… si on peut lui donner ce titre, n’a pas montré beaucoup d’instinct maternel.

— Exact. Mais quand même…

Quand Eileen retourna parler à Binnie, elle tenta de la rassurer.

— Je suis certaine que ton prénom n’est pas un diminutif de Hodbin. Alf te taquine. C’est sûrement un surnom…

— Pour quoi ? interrogea Binnie d’un ton agressif.

— Je l’ignore. Belinda ? Barbara ?

— Y a pas d’« n » dans Barbara.

— Les surnoms ne comportent pas toujours les mêmes lettres. Pense à Peggy. Le vrai prénom, c’est Margaret. Et il y a toutes sortes de surnoms pour Mary : Mamie, et Molly, et…

— Si Binnie c’est le surnom de quelque chose, pourquoi personne m’a jamais dit de quoi ?

Elle paraissait si sceptique qu’Eileen se demanda si des commentaires de leur mère ne leur avaient pas mis ces idées dans la tête. Quoi qu’il en soit, c’était la dernière des choses dont Binnie avait besoin pendant sa convalescence. Au bout d’une quinzaine de jours, ses yeux s’étaient ombrés de cernes, et elle n’avait regagné aucun des kilos perdus.

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