Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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— Je n’y comprends rien, s’étonna Lila qui observait autour d’elle la tranquillité du lieu. On aurait juré que c’était pile au-dessus de nous.

— Ça ressemblera à quoi, le bruit que ça fera, si ça vient au-dessus de nous ? demanda Viv.

— On dit qu’on entend un hurlement très puissant, très aigu, commença M. Simms.

Mais M. Dorming secouait la tête.

— Vous n’entendrez rien du tout. Vous ne saurez jamais ce qui vous est tombé dessus.

Et il s’en fut à grands pas.

— C’est gai, grogna Viv, qui le regardait s’éloigner.

Lila examinait toujours la fumée au-dessus d’Oxford Street.

— Je suppose que le métro sera en panne, dit-elle d’un air sinistre. Et ça va nous prendre des heures de nous rendre au travail.

— Et quand on y sera, renchérit Viv, les vitrines auront de nouveau explosé. On devra passer toute la journée à ramasser les morceaux.

— « Quoi donc, sacripants ? gronda sir Godfrey. Entendrais-je parler de peur et de défaite ? Roidissez vos muscles ! Réveillez tout votre sang ! » [17] Henri V , de William Shakespeare, acte III, scène 1. ( NdT )

Lila et Viv gloussèrent.

Sir Godfrey brandit son parapluie telle une épée et le leva haut devant lui.

— « Allons, encore une fois à la brèche, chers amis, encore une fois ! Pour l’Angleterre ! »

— Oh ! j’adore Richard III ! dit Mlle Laburnum.

Les doigts de sir Godfrey blanchirent sur le manche de son parapluie et, l’espace d’un instant, Polly pensa que le gentleman allait embrocher Mlle Laburnum, mais il se contenta d’accrocher l’objet à son bras.

— « Si nous ne devons plus nous revoir que dans les cieux, nous nous reverrons alors dans la joie. Mes nobles lords et mes braves guerriers, adieu tous ! »

Il s’éloigna, parapluie en main, comme s’il partait pour la bataille.

Il part bien combattre , se dit Polly. Ils partent tous au combat .

— Quelle merveille ! se délecta Mlle Laburnum. Si nous le lui demandons, croyez-vous qu’il nous jouera une autre pièce, demain ? La Tempête , peut-être, ou Henri V ?

Londres, le 18 septembre 1940

Magasin ouvert. Vraiment ouvert.

Affiche placardée dans la vitrine brisée d’un grand magasin de Londres

Il fallut deux heures à Polly pour atteindre Oxford Street. À la suite de l’attaque, les stations d’Oxford Circus et de Bond Street seraient toutes les deux fermées, et elle avait prévu d’attraper le métro à Piccadilly Circus, mais aucune rame ne passait sur l’Inner Circle et, quand elle tenta de prendre la District Line puis Piccadilly, elle ne put franchir Gloucester Road et dut quitter la station et trouver un bus. Lequel ne dépassa pas Bond Street, bloquée par un énorme entassement de gravats. Il ne lui restait plus qu’à marcher, en évitant les barricades ainsi qu’un secteur condamné par des cordes et qui portait une pancarte annonçant : « Danger, fuite de gaz ».

Jonchée de vitres brisées, Oxford Street était par surcroît noyée sous l’eau des lances à incendie. Polly perdit un quart d’heure de plus avant d’atteindre les locaux éventrés de John Lewis et, quand elle y parvint, elle les découvrit dans un état bien pire qu’elle ne l’avait imaginé lorsqu’elle avait regardé les photos. Les grandes arches en brique s’ouvraient, béantes, sur un chaos noirci de madriers carbonisés et de poutrelles dégoulinantes. Cela ressemblait moins à un immeuble réduit en cendres qu’au naufrage de quelque énorme paquebot. Ici et là, au milieu de l’épave immergée, surnageait un panneau à demi brûlé indiquant « Soldes », un gant trempé, un cintre calciné.

À l’arrière du magasin, Polly vit un pompier jouer de sa lance sur la charpente, bien que l’incendie fût éteint depuis longtemps. Deux autres pompiers enroulaient un lourd tuyau sur un dévidoir en bois, et un quatrième marchait vers l’autopompe, qui se trouvait toujours au milieu de la voie. Une femme d’âge moyen, en pantalon et coiffée d’un casque, tirait une corde pour délimiter la zone. Partout, du verre brisé, de la poussière de brique et, quand Polly leva les yeux sur Oxford Street, elle découvrit la rue ensevelie sous une épaisse fumée.

Elle avançait avec précaution au milieu des éclats de verre, enjambait les tuyaux et contournait les flaques. C’est inutile , pensait-elle. Aucun magasin ne pourra ouvrir aujourd’hui, encore moins embaucher. Mais, au-dessus des portes principales de Peter Robinson , deux ouvriers installaient une bannière proclamant : « Nous sommes ouverts. Excusez le désordre », comme si l’immeuble était en construction. Et Polly vit une femme pénétrer chez Townsend Brothers . Elle se hâta de traverser les débris, s’arrêtant à la porte pour ajuster sa veste et débarrasser ses semelles des fragments de verre qui s’y étaient incrustés.

Elle n’aurait pas dû se donner cette peine. À l’intérieur, deux vendeuses balayaient encore plus de verre tandis qu’une troisième montrait des rouges à lèvres à la femme que Polly avait suivie. Personne d’autre à ce niveau, personne dans l’ascenseur quand elle en ouvrit la grille, à l’exception du liftier qui lui demanda :

— Z’avez vu comment les Boches ont assaisonné John Lewis ?

Pas plus d’acheteurs au cinquième étage. Ils n’ont besoin de personne, c’est évident… Pourtant, Polly était à peine entrée dans le bureau du chef du personnel que ce dernier lui offrait un poste de vendeuse assistante au rayon « Lingerie ». Il l’escorta jusqu’au troisième étage où il interrogea une jolie brunette :

— Où est Mlle Snelgrove ?

— Elle a téléphoné pour prévenir qu’elle serait en retard, monsieur Witherill, répondit la jeune femme qui souriait à Polly. Il y a un UXB sur Edgware Road, ils ont interdit l’accès de toute la zone, et elle doit traverser le parc, alors…

— Voilà Mlle Sebastian, l’interrompit M. Witherill. Elle travaillera au comptoir des gants et des bas.

Il se tourna vers Polly.

— Mlle Hayes vous montrera les emplacements et vous expliquera vos tâches. Demandez à Mlle Snelgrove de passer me voir dès qu’elle arrive.

— Ne vous en faites pas pour lui, dit Mlle Hayes quand il fut parti. Il est un peu nerveux. Trois filles ont donné leur démission, ce matin, et il s’inquiète à l’idée que Mlle Snelgrove pourrait avoir elle aussi décampé. Hélas non ! et c’est bien dommage. C’est notre responsable d’étage, et elle est excessivement exigeante.

Elle avait baissé la voix pour ajouter, en confidence :

Moi , je crois que c’est elle , la raison de la démission de Betty, même si elle a invoqué John Lewis pour motif. Mlle Snelgrove était sans cesse sur son dos. Vous avez déjà travaillé dans un grand magasin, mademoiselle Sebastian ?

— Oui, mademoiselle Hayes.

— Parfait, vous aurez donc un peu l’habitude des stocks et du matériel.

Elle passa derrière le comptoir.

— Et il n’est pas nécessaire de m’appeler mademoiselle Hayes quand nous sommes seules. Appelez-moi Marjorie. Et vous êtes ?…

— Polly.

— Où travailliez-vous, Polly ?

— À Manchester, chez Debenhams .

Elle avait choisi Manchester à cause de son éloignement par rapport à Londres et parce qu’un Debenhams s’y trouvait. Elle avait vu une photo du magasin, détruit par un raid en décembre. Il ne manquerait plus que Marjorie s’exclame : « Vraiment ? Je suis de Manchester ! »

Ce ne fut pas le cas. Elle demanda :

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