Frédéric Dard - Puisque les oiseaux meurent

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Voici l'histoire d'un homme, d'une femme et d'un oiseau. Cette femme, une chanteuse célèbre, va mourir des suites d'un accident d'automobile. Du même coup, son mari apprend que « le monsieur qui était avec sa femme a été tué au volant ». La jalousie, soudain, réveille l'amour endormi. Un sentiment insoutenable, un enfer d'angoisse et de torture. Il n'y a pas un instant à perdre. Quelques jours, quelques heures pour revivre une vie entière, tuer le mensonge, regagner le temps perdu. C'est alors qu'un oiseau entre dans la chambre funèbre. Une petite bête jaune, un simple oiseau. La jeune femme qui agonise semble le connaître. On dirait qu'elle lui parle, qu'il entend, qu'ils se comprennent… C'est à devenir fou.

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— Qu’est-ce qu’elle a comme voiture ?

Il regarda Martine qui se tenait devant lui, un peu déhanchée afin de pouvoir agrafer sa jupe.

— Hein ?

— Qu’est-ce qu’elle a comme voiture ?

— Une américaine…

— C’est costaud, ça, murmura la jeune femme. Elle ne doit pas être tellement blessée.

Ils partirent quelques minutes plus tard. Dans le living, la dernière chanson venait de s’arrêter et le bras du pick-up se soulevait, dans un mouvement fantasmagorique pour aller se poser sur le déclic d’arrêt. La pochette du disque gisait à terre. On y voyait une photographie en couleurs de Lucienne, le visage à demi masqué par sa guitare…

Laurent pensa à l’instrument. Peut-être était-il brisé à l’heure présente ? Il essaya d’imaginer ce délicat coffrage de bois éclaté, avec ses cordes rompues, pareilles à des entrailles. Ce fut une vision très intense, très présente de l’accident. Ou plutôt ce fut l’accident lui-même. Les objets mutilés donnent davantage que les gens morts la notion de destruction.

Pendant le voyage, les pensées de Laurent n’évoluèrent pas.

Il s’était fait un tableau de Lucienne dans un lit de clinique, avec des pansements au visage ; et il avait beau s’efforcer « d’aller plus loin », il s’abîmait dans cette vision incertaine.

— Je ne me rappelle plus sa voix, murmura-t-il, tandis qu’ils roulaient sur l’autoroute de l’Ouest.

Martine ne broncha pas, mais mentalement, se mit à fredonner Rue barrée. Elle, par contre, possédait une mémoire auditive parfaite. Elle avait en tête les moindres inflexions de la chanteuse, ses respirations, et chaque note de la guitare.

La route fut sans âme, inerte, et ils ne la virent pas. Laurent roulait à folle allure et, timidement, comme si elle était honteuse d’avouer sa peur à un pareil moment, Martine lui en fit l’objection.

Il ralentit un peu, sans dire un mot. Comment l’accident s’était-il produit ? D’ordinaire Lucienne roulait prudemment. Elle redoutait les accidents. C’était même à cause de cette hantise qu’elle avait acheté pour ses déplacements une voiture américaine que Laurent avait baptisée « le tank de ma voix d’or ».

Il songeait à la grosse Cadillac blanche, si lourde, si massive. Peut-être était-elle rentrée dans un camion ?

Il n’avait jamais aimé la grosse voiture. Il prétendait qu’elle n’était pas à l’échelle de la France et il vantait les mérites de sa Lancia, si racée, si latine, qui se faufilait à travers la circulation comme un rat.

Martine éternua à cause du courant d’air, et il la regarda comme s’il découvrait seulement sa présence à ses côtés.

N’était-elle pas déplacée ? Laurent s’était toujours efforcé de ne pas céder au conformisme, pourtant, la situation lui parut très équivoque. Il regretta d’avoir emmené sa maîtresse.

— Tu es certain qu’elle devait se produire à Angers ? demanda tout à coup Martine.

Chose curieuse, jusque-là il n’avait accordé à ce détail qu’un intérêt très secondaire. Le fait lui avait semblé inattendu, mais pas tellement surprenant…

— Je me suis peut-être trompé, fit-il. J’ai dû mélanger les villes…

— Sûrement.

Lorsqu’ils approchèrent de Lisieux, ils se mirent à regarder les bas-côtés de la route, pensant y découvrir des traces de l’accident. Ils n’en trouvèrent pas. Seulement, comme ils entraient en ville, Laurent aperçut la Cadillac attelée à la grue d’une dépanneuse. Il crut que son cœur lui remontait dans le gosier.

— Regarde ! fit-il.

Martine devint très pâle. L’énorme voiture blanche avait quelque chose de sinistre sur ses pattes de derrière.

On eût dit un éléphant blanc, mal dressé. Elle avait apparemment peu de dégâts. Une roue avant était aplatie, une aile écrasée et le pare-brise avait volé en éclats…

Laurent ralentit pour regarder le véhicule. Au volant de la dépanneuse, un gros type en blouse bleue sifflait et ses grosses joues rouges ressemblaient à des fesses de bébé bien portant.

— Tu t’arrêtes ? questionna Martine.

— À quoi bon…

Il lança un coup de klaxon et pressa l’accélérateur. Cela lui fit une curieuse impression de doubler « le tank de ma voix d’or ».

L’étrange attelage s’amenuisa dans son rétroviseur et disparut.

— Sa guitare n’est sûrement pas cassée, murmura-t-il.

Martine lui jeta un regard surpris.

— Qu’est-ce que tu dis ?

— Je pensais à sa guitare… C’est bête ?

Elle comprit et secoua la tête.

Il faisait doux. Le soir avait des couleurs d’une délicatesse infinie et, sur la petite ville apaisée, régnait le même calme enchanteur que dans le jardin de Villennes.

Laurent s’arrêta pour demander à un agent le chemin de la gendarmerie. C’était tout près : deux rues plus loin.

— Tu veux que je t’attende dans un café ? demanda Martine.

— Si tu veux…

Il avait besoin d’être seul. Jusque-là, à cause de la présence de la jeune femme, il n’avait pas eu sa totale liberté de pensée.

Elle désigna un petit établissement, à l’angle de deux rues. Il y avait une terrasse avec des fusains dans des demi-tonneaux peints en vert.

— Tu reconnaîtras ?

— Oui.

Elle descendit, referma la portière et le contempla par la vitre… Elle voulut lui parler et tapota la glace. Laurent se pencha pour la baisser un peu.

— Je voudrais te dire, commença-t-elle.

Elle était jolie dans son deux-pièces de flanelle bleue. Si vivante avec ses cheveux blonds, ses minuscules taches de rousseur autour du nez, et ses yeux tendres, d’un bleu constellé de petits points sombres.

— Je voudrais te dire que je suis avec toi, comme une amie… Que je suis avant tout ton amie. Ton amie, Laurent, tu comprends ?

— Merci, fit-il.

Il n’arrivait pas à être ému. Il n’éprouvait que de l’impatience.

— À tout à l’heure !

Il démarra. Martine poussa un soupir. Des jeunes gens montés sur des Vespas tapissées de fanions s’arrêtèrent devant le café où elle avait décidé d’attendre. Une odeur de lys, forte et envahissante, flottait sur le quartier.

Pour Martine, cette odeur-là était une odeur d’église. Elle allait avec celle de l’encens.

*

Le bureau où pénétra Laurent n’avait rien de conventionnel et pas grand-chose d’administratif.

Il était clair, pimpant, et il y avait des fleurs des champs dans un vase, sur un classeur.

Un brigadier gras et blond lisait un journal, son képi posé devant lui sur son sous-main. Il leva la tête et immédiatement sut à qui il avait à faire.

— Monsieur Haller ? demanda-t-il.

— Oui.

— Asseyez-vous…

Laurent prit une chaise en tube chrome et formica. Il ne se souvenait pas avoir jamais éprouvé une telle angoisse. Une espèce de sifflement menu, continu comme la tonalité d’un téléphone décroché, emplissait sa tête.

Il regardait le brigadier. Le brigadier le regardait et quelque chose d’indéfinissable comme la sympathie se produisit entre eux.

— Elle est morte ?

— Non, monsieur Haller. Mais je ne vous cacherai pas que son état est très alarmant. Elle est à la clinique Sainte-Thérèse où on a dû l’opérer à l’heure qu’il est…

— Qu’est-ce qu’elle a ?

— Rien d’apparent ; c’est… c’est interne…

— La tête ?

— Non…

— Donnez-moi l’adresse de cette clinique, je vous prie…

— Je vais vous y conduire. Seulement je…

Laurent regarda le gendarme avec surprise. Qu’avait-il d’autre à lui dire ? Pourquoi prenait-il cet air contrit ? Pourquoi son regard loyal d’honnête homme se dérobait-il ainsi ?

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