Frédéric Dard - Puisque les oiseaux meurent

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Puisque les oiseaux meurent: краткое содержание, описание и аннотация

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Voici l'histoire d'un homme, d'une femme et d'un oiseau. Cette femme, une chanteuse célèbre, va mourir des suites d'un accident d'automobile. Du même coup, son mari apprend que « le monsieur qui était avec sa femme a été tué au volant ». La jalousie, soudain, réveille l'amour endormi. Un sentiment insoutenable, un enfer d'angoisse et de torture. Il n'y a pas un instant à perdre. Quelques jours, quelques heures pour revivre une vie entière, tuer le mensonge, regagner le temps perdu. C'est alors qu'un oiseau entre dans la chambre funèbre. Une petite bête jaune, un simple oiseau. La jeune femme qui agonise semble le connaître. On dirait qu'elle lui parle, qu'il entend, qu'ils se comprennent… C'est à devenir fou.

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Elle lui poussa le dos avec les genoux et se leva.

— Laurent, dit-elle. Je préférerais te voir pleurer. Cette façon de ne songer qu’à l’oiseau, en ce moment… Je ne sais pas, ça me fait l’effet d’un sacrilège !

Il s’allongea sur le tapis.

— Tu es une idiote.

Elle ne fut pas outragée et ne réagit pas. Elle regarda par la fenêtre, espérant voir arriver le médecin qui devait signer le permis d’inhumer. Mais le store baissé masquait la grille.

Elle ouvrit la fenêtre, actionna le système du store et rendit le living au soleil.

— Qu’est-ce que tu fais ? demanda Laurent.

— Le jour, répondit-elle. On en a besoin.

Laurent replia son bras devant ses yeux.

— Je te choque, et cependant il est normal qu’avant toute chose je sache !

— Que tu saches quoi ?

Si Lucienne avait tort… ou raison .

À quoi bon protester ? Elle ne pouvait rien pour lui. Rien.

Il fallait que cette journée s’achève…

Et puis celle du lendemain.

Et alors peut-être que tout se remettrait en marche, lentement.

Quoi qu’il en dise, il oublierait. Ou du moins, l’histoire deviendrait doucement improbable. Il y avait la vie des hommes, la vie de ceux qui croient en la vie, pour le dissuader de cette inquiétude troublante.

Elle pensait à des façades de cinémas éclairées, à des restaurants bondés, à des éditions spéciales de journaux, à des plages couvertes de corps bronzés…

Elle eut un coup d’émotion et se retourna. En le voyant étendu à même le sol elle eut mal.

— Laurent, lève-toi !

Il ne broncha pas. Elle se baissa pour le secouer.

— Je t’en supplie !

Il ôta son bras, cligna des yeux à cause du soleil, et finit par se mettre debout, avec des hésitations pataudes d’animal dressé accomplissant son numéro.

Il la considéra comme pour demander « Et maintenant » ?

— Bois si tu en as envie. Après tout…

Ce fut elle qui lui versa une nouvelle rasade de whisky. Il l’avala d’un trait.

— Tu crois qu’elle m’aimait ? demanda-t-il.

— Oui, fit Martine, je le crois. Elle t’aimait puisqu’elle vivait avec toi. Vous n’avez pas d’enfant, et elle gagnait beaucoup d’argent, rien ne l’obligeait donc à demeurer ici. Retrouver un homme, de temps à autre, pour vivre un instant d’abandon, c’est facile. Mais partager sa vie… Pour cela, il faut de l’amour et même plus que de l’amour…

— Merci, murmura Laurent.

Il se pencha et saisit la guitare.

Elle le regardait, intriguée. Son instinct l’avertissait qu’il allait se passer quelque chose.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— Je vais la détruire !

— Tu es fou !

— Je ne veux pas que d’autres jouent de cette guitare.

— Conserve-la ! C’est un souvenir d’elle, peut-être le plus beau. C’est avec ça qu’elle a composé toutes ses chansons !

— Justement, toutes !

Dans ta rivière, j’avais mis mon amour à flotter.
Dans tes yeux clairs

— Vois-tu, dit-il, si j’avais les yeux bleus, je l’aurais peut-être conservée. Seulement j’ai les yeux noirs !

L’alcool lui embrasait le cerveau. Il hurla de toutes ses forces :

— J’ai les yeux noirs ! J’ai les yeux noirs !

En levant très haut la guitare, il y eut un bref flamboiement du soleil sur l’instrument, puis Laurent le fracassa sur la table de marbre noir.

Il resta un moment figé, avec le manche de la guitare à la main. Les cordes du chevalet pendaient dérisoirement comme les lanières d’un martinet.

— Oh ! regarde ! balbutia Martine.

Elle désignait quelque chose, à terre.

Quelque chose de jaune.

Le cadavre du verdier que Lucienne avait eu la force de glisser dans la guitare avant de mourir .

LE TROISIÈME JOUR

Sur les instances de Martine, il avait accepté qu’on emmenât le corps de Lucienne dans une chapelle ardente.

Il avait pris des sédatifs et obéi aux directives de son amie.

Elle répondait aux multiples coups de téléphone, recevait les visiteurs, dépouillait le courrier tandis que Laurent traînait d’un fauteuil à l’autre, désemparé.

Il sortait parfois dans le jardin et demeurait un instant sous les pommiers, à regarder le ciel entre les branchages, à écouter les oiseaux…

Les oiseaux…

Le troisième jour, il resta dans le living, près de l’électrophone. Il contemplait l’appareil avec envie et, de temps à autre, promenait le bout des doigts sur les pochettes vernissées des disques.

À la fin, n’y tenant plus, il brancha l’électrophone.

Martine, qui préparait du café à la cuisine, sursauta en entendant la musique et se précipita au living.

Laurent était assis devant la fenêtre ouverte. Il ne bougeait pas et respirait avec précaution.

— Qu’est-ce qui te prend ? demanda Martine.

— Tais-toi, chuchota-t-il.

— Mais quoi ?

— Regarde.

D’un très léger mouvement de menton, il indiquait à Martine la barre d’appui de la croisée. Un oiseau y était perché : une mésange charbonnière, au ventre jaune, et à la tête blanche et noire. Immobile, elle paraissait écouter la musique, son petit œil rond dardé sur Laurent.

— Et alors ? demanda Martine, mal à son aise, tu ne vas pas, à ton tour…

— Tais-toi, je t’en supplie, répéta Laurent.

Ils se turent tandis que la voix morte de Lucienne attaquait :

Dans ta rivière, j’avais mis mon amour à flotter .
Dans tes yeux clairs, j’avais mis mon cœur à t’aimer

Deux larmes coulèrent sur les joues de Laurent.

Il tendit les bras vers l’oiseau :

— Lucienne, balbutia-t-il. Lucienne, mon cher amour, dis-moi que c’était pour moi…

Alors la mésange quitta la barre d’appui et se mit à voler dans la pièce.

FIN
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