Frédéric Dard - Puisque les oiseaux meurent

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Puisque les oiseaux meurent: краткое содержание, описание и аннотация

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Voici l'histoire d'un homme, d'une femme et d'un oiseau. Cette femme, une chanteuse célèbre, va mourir des suites d'un accident d'automobile. Du même coup, son mari apprend que « le monsieur qui était avec sa femme a été tué au volant ». La jalousie, soudain, réveille l'amour endormi. Un sentiment insoutenable, un enfer d'angoisse et de torture. Il n'y a pas un instant à perdre. Quelques jours, quelques heures pour revivre une vie entière, tuer le mensonge, regagner le temps perdu. C'est alors qu'un oiseau entre dans la chambre funèbre. Une petite bête jaune, un simple oiseau. La jeune femme qui agonise semble le connaître. On dirait qu'elle lui parle, qu'il entend, qu'ils se comprennent… C'est à devenir fou.

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— Quelle idée !

— Nous sommes si bien ! Je t’ai menti tout à l’heure : je suis heureuse, Laurent.

Il se leva.

Elle sut qu’il était inutile d’insister. Laurent n’était pas capable de subir une sonnerie de téléphone sans décrocher. Pour lui, cela faisait partie du mécanisme du destin et quand le destin sonnait, il répondait.

Ses tennis blancs faisaient crisser les graviers roses de l’allée. Des oiseaux s’envolèrent et ce fut comme un coup de fusil. Un fusil qui aurait tiré des oiseaux au lieu de tirer des plombs.

Il les regarda disparaître dans le ciel trop pâle. Il était beau. Sa peau brune, même en hiver, fonçait aux dernières chaleurs pour prendre une couleur délicate, dense et veloutée, qui faisait paraître clairs ses cheveux pourtant châtain sombre.

Elle appela, de toutes ses forces :

— Laurent !

Cela ressemblait à un cri.

Il se retourna, lui sourit, et Martine se sentit instantanément rassurée.

— Je t’aime ! lui cria-t-elle.

C’était un sentiment d’autodéfense qui la poussait à lancer cet aveu. Le téléphone, auquel il répondait, représentait l’extérieur, c’est-à-dire une conjuration de forces mauvaises qui n’acceptaient pas leur liaison. Avant qu’il ne les affronte, elle tenait à assurer sa position.

Il disparut dans la maison. Martine poussa un soupir. Elle l’avait connu de façon beaucoup moins romantique que… que l’AUTRE. Elle divorçait. Une amie lui avait conseillé de prendre Laurent Haller comme avocat.

« Il a du talent et il est beau garçon, tu verras. »

Le téléphone cessa son appel. Dans le living, la voix claire de Lucienne continuait de s’étaler dans l’été, soutenue par un lamento de guitare. Les oiseaux revinrent, attirés peut-être par la fraîcheur tournoyante du jet d’eau.

C’était une belle propriété. Martine s’imaginait, régnant sur ces lieux en souveraine absolue. Un rêve ! Ou plus exactement une chimère, puisqu’il est des rêves irréalisables.

Un assez long moment s’écoula.

… et je revois sans cesse
La rue de ma jeunesse
Où tu m’es apparu .

Lucienne pensait-elle à son mari quand elle parlait d’amour dans ses chansons ?

Laurent surgit sur le perron.

— Qu’est-ce que c’était ? demanda Martine.

Il ne répondit pas et revint prendre sa place dans le fauteuil de jardin. Il avait le regard brillant et étrangement fixe. Il étendit la main en direction du tourniquet afin de recueillir un peu de cette poudre d’eau qui flottait au-dessus de la pelouse. Elle faillit ne pas insister, mais brusquement, à l’attitude absente de son compagnon, elle eut la sensation angoissante qu’il était arrivé quelque chose.

— Laurent ! appela-t-elle à mi-voix. Laurent, je veux que tu me dises…

Il ramena sa main sous sa nuque et reprit sa contemplation douloureuse du ciel. Celui-ci était si lumineux qu’il lui blessait les yeux.

— Attends, supplia-t-il, ne dis rien…

— Mais quoi !

— Elle vient d’avoir un accident, ça va très mal… Je cherche à comprendre…

CHAPITRE II

Et il cherchait à comprendre…

À comprendre ce qu’était cette chose mystérieuse, cette chose impalpable dont il n’avait même pas conscience avant l’appel téléphonique, et qui venait de cesser. Cette chose qui, un instant plus tôt, lui permettait de vivre normalement, de savourer la douceur du jardin, le chant des oiseaux et celui…

Mon Dieu, elle continuait de chanter dans le living.

Brusquement, la voix de Lucienne était devenue la voix d’une autre époque.

L’étrange calme de Laurent était communicatif.

— Qui t’a appelé ? demanda froidement Martine.

— La gendarmerie de Lisieux.

— Tu m’as dit qu’elle était à Angers…

Il fronça les sourcils.

— Elle est sans doute allée se promener entre la répétition et la soirée. Cela lui arrive. Pour se relaxer…

— Lisieux est à au moins deux cents kilomètres d’Angers, objecta Martine.

Elle ajouta :

— Deux cents et deux cents : quatre cents ! Comme promenade de relaxation, ça se pose là !

Ce qui surprenait le plus Laurent, c’était sa tranquillité. Quelque part, en lui, dans une région jusque-là ignorée de son individu, une panique affreuse montait. Mais il continuait de penser et d’agir comme si cette catastrophe ne le concernait pas. Rien n’était plus pareil sauf lui. Il se sentait, cette panique mise à part, absolument permanent et identique à lui-même.

— Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ?

— Ils m’ont demandé si j’étais Laurent Haller et si j’avais bien pour épouse la chanteuse Lucienne Cassandre. Ensuite ils m’ont…

Il se tut, surpris par ce pluriel. Après tout, c’était un seul homme qui lui avait parlé.

— Ensuite ?

— Ils m’ont dit que ma femme avait eu un très grave accident sur la Nationale 13. Je leur ai demandé si elle était morte, ils m’ont répondu que non, qu’elle était dans une clinique où on procédait à une intervention chirurgicale… Il faut que j’y aille.

— Tu permets que je t’accompagne ?

Il eut un haut-le-corps. Elle lui prit la main et la pressa fortement.

— Je t’attendrai dehors. Il vaut mieux que tu ne sois pas seul, crois-moi.

— Quelle heure est-il ? demanda Laurent.

— Autour de cinq heures… Tu as du chagrin ?

Comme c’était bête et plat, une pareille question en un pareil moment. Elle le sentit mais pourtant s’obstina :

— Hein, dis, Laurent, tu as du chagrin ?

— Pas encore, fit-il sourdement.

Il se dressa et massa lentement ses poignets en regardant tournoyer le jet d’eau. Il aurait voulu être cette eau mousseuse qui jaillissait par les petits trous du tourniquet. Abreuver la pelouse, embaumer l’air, prendre au soleil des gouttes de sa lumière… Oui, être de l’eau issue de la terre et retournant à la terre. Ne pas penser, subir sans révolte…

« Comme il est beau », songea Martine.

Elle se leva à son tour.

— Allons nous habiller. On ne t’a pas dit la nature de… de ses blessures ?

— Non. Et je n’ai rien demandé. J’étais abruti. Je le suis encore…

— Viens !

Elle n’avait défait sa valise que pour prendre sa robe légère. Son deux-pièces gisait encore sur le lit.

Pour la première fois elle eut honte de se changer dans la chambre à coucher de Lucienne. Une photographie de celle-ci était fixée au mur. Elle la représentait sur scène, dans le faisceau d’un projecteur, sa guitare entre les bras, comme un enfant.

Laurent prit un complet d’alpaga bleu dans sa penderie et une chemise blanche dans un tiroir de la commode. Il essayait toujours de comprendre. La peur qui s’épanouissait en lui, lui donnait mal au cœur et mettait une sorte de froid intense dans toute sa poitrine. Il écoutait la troisième chanson du disque.

Entre la première et la troisième chanson, son existence s’était transformée.

Dans la rivière, j’avais mis mon amour à flotter .
Dans tes yeux clairs, j’avais mis mon cœur à t’aimer

Il tentait de se représenter un amour flottant sur une rivière. Maintenant les paroles de cette chanson ne contenaient plus aucune magie.

— Tu vas à la gendarmerie ?

— Oui. Ils ne m’ont pas dit dans quelle clinique…

Ça y était, le chagrin commençait de sourdre. Le mot « clinique » venait de déclencher dans son esprit quelque chose de nouveau.

Clinique ! Lucienne était dans une clinique, cassée, abîmée et des hommes essayaient de la réparer !

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