Stuart Neville - Ratlines

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Dublin, 1963. Au moment où le président Kennedy prépare son voyage officiel en Irlande, des meurtres de ressortissants étrangers viennent perturber le sommeil du ministre de la Justice.
On a découvert le cadavre d’un Allemand accompagné d’une note destinée au colonel Otto Skorzeny, le chef de commando préféré d’Hitler, qui vit paisiblement sur le sol irlandais et a mis au point des filières d’exfiltration d’anciens nazis, les « ratlines ». Manifestement quelqu’un s’en prend aux criminels de guerre. Individus isolés ou groupes organisés ?
Peu désireux de voir un scandale s’ébruiter, le ministre de la Justice charge l’un de ses meilleurs officiers de renseignements, le lieutenant Albert Ryan, de faire toute la lumière sur les crimes. Plus facile à dire qu’à faire. A mesure qu’il enquête, Ryan va non seulement craindre pour sa vie à plusieurs reprises mais aussi se retrouver face à un terrible cas de conscience.
Stuart Neville vit en Irlande du Nord dans le comté d’Armagh. Il a remporté le Los Angeles Times Book Prize et le Prix Mystère de la critique pour
. Il démontre avec
qu’il n’a rien perdu de son formidable sens de l’action et des rebondissements.

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Le Shelbourne peut-être, ou le Royal Hibernian. On y servait des repas pour le moins acceptables.

L’appétit le gagnait déjà.

43

La camionnette repartit un peu avant sept heures du soir, cette fois emportant les trois hommes, Carter toujours au volant. Ils revinrent à la nuit tombée, dans la faible lueur des lampadaires.

Ryan les observa avec les jumelles.

Les hommes riaient, l’air détendu. Carter aussi. Wallace parlait avec animation, le visage fendu d’un large sourire, les mains volubiles.

Samedi soir. Ils étaient sans doute allés dîner et avaient bu quelques bières. Même en pleine zone de combat, les hommes devaient parfois se délasser. La sortie calmerait peut-être les nerfs de Wallace. Mais Ryan savait bien que Carter ne lâcherait pas davantage de lest. Après cette petite récréation, il resserrerait aussitôt la bride.

Le trio réintégra ses quartiers et les lumières s’allumèrent derrière les fenêtres opacifiées avec du papier journal. Quinze minutes plus tard, tous les feux étaient éteints. Une obscurité totale régnait dans la maison.

Ryan regarda sa montre.

Onze heures.

Plus rien ne bougerait à présent. Il s’installa confortablement pour la nuit, s’emmitoufla dans sa veste et se fit un oreiller avec son sac à dos. Le bruit des rues tout autour était réconfortant, les aboiements des chiens, les cris lointains des hommes ivres, les ébats amoureux contraints dans la maison la plus proche.

Ryan ferma les yeux.

Le vrombissement du premier train l’éveilla, pareil à un tentacule visqueux qui l’arrachait à ses rêves puis le rejetait dans le lierre, désorienté et comme en apesanteur, le temps qu’il retrouve ses esprits.

Il vérifia d’abord que la camionnette était toujours là, garée dans la ruelle, puis s’écarta en rampant pour faire ses besoins. Une fois soulagé, il sortit le reste du pain et le morceau de fromage du sac à dos et prit son petit déjeuner. Il grimaça en buvant le café qui était froid depuis longtemps. La barbe rugueuse sur son menton lui piquait le bout des doigts.

Dimanche. La matinée avançait lentement. De rares habitants s’aventuraient dans la rue, rompant la monotonie de sa surveillance. Il bâilla, remua les doigts et les orteils, inventa des jeux pour passer le temps. Nommer les oiseaux tout autour, parier sur la couleur des voitures qu’il entendait approcher.

Personne n’entra dans la maison ni n’en sortit.

Midi sonna. Bientôt une heure. Il avait épuisé ses maigres provisions et son estomac se mit à gargouiller. Il supportait depuis des heures l’odeur du bacon frit, des œufs et du pain grillé qui émanait des maisons. Si l’épicerie du coin avait ouvert, il se serait peut-être risqué à quitter son poste pour s’acheter quelque chose, mais le magasin demeurait obstinément fermé, et le resterait sans doute toute la journée.

Puis le quartier commença à s’animer.

Par petits groupes, des hommes et des jeunes garçons descendaient Fitzroy Avenue et Jones’s Road, en route vers le stade. Certains portaient des drapeaux et des bannières de couleur bleue.

Évidemment. Dimanche, un match de foot à Croke Park. Ryan ne suivait pas les compétitions sportives, même organisées par l’Association athlétique gaélique, mais il savait que la saison était déjà largement entamée et que le championnat national de football gaélique battait son plein. Dublin jouait sûrement sur son terrain.

Le flot augmentait, des rivières de spectateurs qui convergeaient vers le stade, s’infiltraient par les portes, se pressaient les uns contre les autres en attendant d’accéder aux gradins.

Vers deux heures de l’après-midi, la foule avait été presque totalement absorbée par le stade d’où s’élevait un grondement impatient. Le silence se fit soudain, suivi d’une puissante acclamation. Ryan comprit que le match avait commencé.

En écoutant les vagues, la houle qui montait et retombait, portée par les courants du jeu, il s’imagina étendu sur une plage. L’eau clapotait au bord de son esprit. Ses paupières se firent lourdes, la fatigue pesait dans sa tête. Il eut beau lutter, le sommeil revenait sans cesse, aussi inéluctable que les marées.

Ryan dériva, jusqu’à la minuscule crique qu’il avait découverte dans l’île sicilienne d’Ortigia, avec ses galets lisses, chauds au contact de sa peau, l’eau claire et peu profonde qui miroitait dans l’éclatante lumière.

Le claquement des portières de la camionnette qui se refermaient le réveilla brutalement. La vision trouble, il saisit les jumelles.

Tous les trois dans le véhicule, Carter encore au volant.

Ryan s’aplatit dans le lierre au moment où la camionnette arriva à sa hauteur. Carter s’engagea dans l’avenue, tourna à droite, en direction du nord. Le moteur peinait à prendre de la vitesse. Bientôt, son bruit s’évanouit, noyé dans la clameur qui planait sur le stade.

Vas-y, se dit Ryan.

Il rangea ses affaires dans le sac, l’enfouit sous le lierre et quitta son poste d’observation. Ses articulations et ses muscles protestèrent, outragés d’être sollicités après une si longue immobilité. Il traversa les voies, descendit le talus de l’autre côté, puis, après avoir vérifié qu’il n’y avait aucun témoin, s’avança sous le pont et déboucha à l’entrée de la ruelle.

Plaqué contre les murs des jardins, dissimulé à la vue qu’on pouvait avoir depuis les fenêtres, il s’approcha de l’endroit où avait stationné la camionnette, taché d’huile et parsemé de mégots.

Le portail était fermé à clé, comme il s’y attendait. D’un mouvement fluide, il s’agrippa au sommet du battant à peine plus haut que lui, prit appui sur un pied et passa par-dessus.

Il atterrit dans un jardin nu qui s’accordait mal avec une maison habitée par des civils. Pas de vieux landau au rebut, pas de bicyclettes appuyées contre les murs.

Un peu plus loin, Ryan poussa la porte des toilettes extérieures. L’odeur signalait que le réduit avait été utilisé récemment, mais c’était propre, avec des carrés de papier journal suspendus à un crochet près de la cuvette, une bouteille de produit désinfectant posée par terre.

Il s’approcha de la maison. De même que les ouvertures de l’étage, la fenêtre de la cuisine et la vitre de la porte avaient été masquées avec des journaux. Il tourna la poignée, sachant que sa tentative serait inutile, puis glissa le bout des doigts sous la fenêtre de la cuisine pour essayer de la soulever. Le panneau ne bougea pas d’un pouce. Bloqué avec des clous, pensa-t-il.

Ryan recula d’un pas et observa la bâtisse en examinant les options qui s’offraient à lui. Puisqu’il n’y avait pas moyen de forcer l’entrée sans laisser de traces, pourquoi s’encombrer de vaines précautions ?

Il sortit le Walther de son étui et donna un coup de crosse contre la vitre. Les morceaux de verre transpercèrent le papier journal et tombèrent à l’intérieur. Il se servit du canon pour déloger les tessons qui restaient accrochés avant de ranger l’arme et de saisir à deux mains les montants de la fenêtre.

Ryan se hissa, descendit sur l’évier puis sur le carrelage. La pièce exiguë sentait la vieille cuisine, l’odeur de repas déjà anciens. Il y avait des casseroles posées sur la cuisinière, des assiettes dépareillées sur une petite table, un carton rempli de pommes de terre, d’oignons, de choux et de carottes.

Sur les murs, aucun tableau n’était suspendu aux clous recouverts d’une couche de peinture. Le sol avait été balayé, les surfaces nettoyées, mais la poussière s’accumulait dans les toiles d’araignée aux coins du plafond. Le genre de ménage dont une femme ne se satisferait pas.

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