Stuart Neville - Ratlines

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Dublin, 1963. Au moment où le président Kennedy prépare son voyage officiel en Irlande, des meurtres de ressortissants étrangers viennent perturber le sommeil du ministre de la Justice.
On a découvert le cadavre d’un Allemand accompagné d’une note destinée au colonel Otto Skorzeny, le chef de commando préféré d’Hitler, qui vit paisiblement sur le sol irlandais et a mis au point des filières d’exfiltration d’anciens nazis, les « ratlines ». Manifestement quelqu’un s’en prend aux criminels de guerre. Individus isolés ou groupes organisés ?
Peu désireux de voir un scandale s’ébruiter, le ministre de la Justice charge l’un de ses meilleurs officiers de renseignements, le lieutenant Albert Ryan, de faire toute la lumière sur les crimes. Plus facile à dire qu’à faire. A mesure qu’il enquête, Ryan va non seulement craindre pour sa vie à plusieurs reprises mais aussi se retrouver face à un terrible cas de conscience.
Stuart Neville vit en Irlande du Nord dans le comté d’Armagh. Il a remporté le Los Angeles Times Book Prize et le Prix Mystère de la critique pour
. Il démontre avec
qu’il n’a rien perdu de son formidable sens de l’action et des rebondissements.

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Un homme le tira par le bras. Ils franchirent un portail et entrèrent dans une maison. Une fois à l’intérieur, ils ôtèrent la taie d’oreiller, l’interrogèrent pendant deux heures, puis l’aveuglèrent à nouveau et le ramenèrent à la camionnette.

À sa troisième visite, Lainé aperçut les gradins délabrés du stade entre les portières mal jointes de la camionnette. Il entendit la rumeur caractéristique d’un match. Après l’interrogatoire, ils le firent attendre une heure. Le temps que la foule se disperse, avait dit l’autre homme.

Par la suite, Lainé avait consulté un plan, assemblé les divers morceaux du puzzle et déduit que la maison se trouvait dans la partie est de Fitzroy Avenue, en bordure de la ligne de chemin de fer. Il n’aurait pu la désigner, mais il la situait plutôt à proximité du stade.

Ryan se gara au nord de la voie de chemin de fer, sous les arbres de Holy Cross Avenue. De grosses pousses d’un vert printanier jaillissaient entre les branches alors que les feuilles mortes de l’hiver jonchaient encore les caniveaux.

Il marcha vers le sud, dépassa le croisement avec Clonliffe Road et continua en direction du pont de chemin de fer, puis s’attarda sous les voies pour scruter Fitzroy Avenue un peu plus loin. Pas de piétons, aucun bruit hormis le gazouillis des oiseaux et quelques chiens qui aboyaient.

De l’autre côté du pont, il passa devant le débouché de la venelle desservant l’arrière du pâté de maisons où Lainé pensait avoir été emmené. Il jeta un rapide coup d’œil sans s’arrêter, aperçut une camionnette Bedford et fila tout droit jusqu’à l’épicerie au coin de Fitzroy Avenue.

Il tourna à gauche, marchant d’un air détaché, longeant une rangée de maisons aux fenêtres toutes garnies de voilages. On entrevoyait l’éclat d’un miroir, le rougeoiement d’un âtre.

Toutes sauf une.

Ryan ne ralentit pas l’allure quand il remarqua la couverture tendue en travers de la fenêtre, en plus du voilage. Il compta les maisons jusqu’au bout de l’avenue, tourna encore à gauche et gagna l’autre extrémité de la venelle.

Il distinguait de loin l’arrière de la maison. Des fenêtres obstruées avec des journaux. Un jardin clos de murs, fermé par un portail, face aux arcades en brique qui supportaient la voie ferrée. Une bonne planque, pensa Ryan.

Il se colla au mur afin de ne pas être vu depuis les fenêtres et réfléchit. Un train arrivait, annoncé par le grondement de son moteur diesel, puis répandant une odeur de graisse tandis que les wagons défilaient. Ryan s’enfonça dans la ruelle, dépassa plusieurs jardins et portails, et s’approcha de la camionnette. Quelques mètres plus loin, il remarqua que la voie ferrée s’élargissait en une sorte de balcon aménagé au-dessus du mur de soutènement, plus haut que les toits des maisons, envahi par les mauvaises herbes et les broussailles.

La camionnette était rouge sombre, mangée par la rouille et cabossée. Achetée sans doute dans une casse, pas chez un concessionnaire. Ryan remonta le véhicule du côté opposé à la maison. Des mégots de cigarette jonchaient le plancher devant le siège du passager. La cabine contenait seulement une bouteille thermos et un journal plié qui datait de plusieurs semaines. Une ruse, pour faire croire que la camionnette appartenait à des ouvriers.

Parvenu au bout de la ruelle, il s’engagea dans un tunnel sous la voie ferrée et, une fois de l’autre côté, escalada le talus herbeux qui bordait les rails. Il dut se garder d’un autre train qui filait en sens inverse, puis traversa les voies et gagna le balcon en surplomb au sommet du mur de soutènement. Là, couché parmi le lierre et le feuillage dense, il avait une vue dégagée sur la ruelle en dessous et sur la camionnette Bedford. L’entrée principale de la maison échappait à sa surveillance, mais il pouvait observer le croisement de Fitzroy Avenue et de Jones’s Road, par où l’on arrivait après avoir dépassé le stade. De toute façon, s’ils amenaient leur camionnette dans la ruelle plutôt que dans une avenue offrant quantité de places où se garer, cela signifiait qu’ils entraient et sortaient par l’arrière de la maison. Échappant aux regards des voisins tandis qu’ils se livraient à leurs activités.

Un violent déplacement d’air accompagna le passage du train derrière Ryan. Quand le vacarme se fut éloigné, il retraversa les voies, descendit le talus et retourna à sa voiture.

Ryan demanda à parler à Celia. Il se figura Mrs. Highland, pinçant les lèvres au bout du fil avant de passer la communication.

« Allô ?

— Celia, c’est moi. Albert.

— Bonjour », dit-elle. Il crut — comme il l’espérait — entendre un sourire dans sa voix.

« Je n’ai pas pu vous dire au revoir ce matin.

— Désolée, répondit-elle. Je ne voulais pas vous réveiller. Vous aviez l’air tellement fatigué quand vous êtes rentré. On se voit ce soir ? Pour parler un peu ?

— Je ne peux pas.

— Oh, fit-elle, déçue.

— Je dois partir pendant un ou deux jours. En mission.

— Je vois. Vous m’appellerez quand vous reviendrez ? Je l’espère.

— Oui, bien sûr.

— Tant mieux. Albert…

— Oui ?

— Quelle que soit la raison pour laquelle vous partez, quelle que soit votre mission, soyez prudent.

— Promis. »

Ryan revint au crépuscule et se gara de nouveau dans Holy Cross Avenue. Il mit son sac à dos en cuir sur ses épaules et gagna le talus. Il portait une veste et un pantalon en toile kaki, un bonnet de laine noire sur la tête. Le sac renfermait du pain et du fromage, ainsi qu’une bouteille d’eau et une thermos de café fort, une paire de petites jumelles, un bloc-notes et un crayon. Il avait aussi pris le Walther P38 caché au fond de l’armoire dans sa chambre d’hôtel et sentait l’étui étroitement sanglé contre ses côtes.

Deux minutes plus tard, ne voyant aucun piéton dont il aurait excité la curiosité, aucun rideau tremblant derrière une fenêtre, il se hissa sur l’herbe du talus. Il traversa les voies, courbé en deux et se laissa tomber sur le surplomb envahi par le lierre qu’il avait repéré l’après-midi.

Là, couché à plat ventre dans la végétation, il fut surpris de retrouver tout à coup un sentiment familier. Il se rappela les heures d’attente, aplati sous une haie au cœur de la campagne irlandaise, à épier les allées et venues d’hommes qui refusaient d’accepter que leur guerre était terminée. Ou dans la chaleur étouffante de la jungle coréenne, observant les positions ennemies, comptant les hommes et les armes.

Ryan était resté en Corée longtemps après l’armistice de juillet 1953, escortant le rapatriement des morts ennemis durant l’échange des corps effectué avec les Coréens du Nord. Il revint en Irlande en 1954, juste à temps pour fêter Noël avec ses parents, puis, le 1 er janvier 1955, il prit ses fonctions au camp militaire de St. Patrick’s Barracks, à Ballymena. Pendant quatre ans, il entraîna des hommes recrutés dans l’ensemble des îles Britanniques, qui, pour la plupart, partiraient ensuite en Allemagne où l’armée d’occupation se transformait en force de défense.

Quand Ryan récupéra son livret militaire en 1959, il loua un meublé dans le centre de Belfast et y passa un mois à éplucher les petites annonces des journaux locaux. Il lui fallut ces trente jours pour s’apercevoir qu’il n’avait aucune qualification qui pût être utile au monde extérieur, aucune expérience, rien à offrir à un quelconque employeur.

Il s’apprêtait à s’avouer qu’il était largué dans la vie civile et à retourner au camp de Ballymena lorsqu’il reçut une lettre d’un vieil ami des Royal Ulster Rifles. Le major Colm Hughes, comme Ryan, avait quitté le comté de Monaghan, pris la route du nord et traversé la frontière pour s’engager dans l’armée britannique. Ils s’étaient promis de rester en contact après le départ de Ryan, bien que celui-ci n’y crût guère. La lettre proposait qu’ils se retrouvent au Rotterdam Bar, à Sailortown, un quartier de Belfast situé près des quais.

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