Jean-Christophe Grangé - La Terre des morts

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Quand le commandant Corso est chargé d'enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c'est d'un duel qu'il s'agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu'un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d'un flic peut totalement basculer, surtout quand il s'agit de la jouissance par le Mal.

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Dans un autre groupe, des vannes auraient fusé sur le fait que le chef s’était gardé le meilleur job — les gonzesses —, mais avec Corso, ces réflexions seraient tombées à plat. D’ailleurs, il ne serait venu à l’idée de personne qu’il ait eu dans l’idée de reluquer le cul des filles. Pas le genre de la maison .

7

— Si tu penses que tu peux mieux faire que nous, tu t’fourres le doigt dans l’œil.

— Je pense rien. Bompart m’a demandé de prendre le relais. Je vais faire de mon mieux, c’est tout.

Patrick Bornek était un homme de taille moyenne au torse en barrique et au nez écrasé. Un physique qui convenait bien à son mental. Besogneux et obstiné, il s’était pris pas mal de murs, en avait tiré les leçons et avait fini par devenir un enquêteur de premier plan.

Sa carrière était à l’inverse de celle de Corso : pas de faits héroïques ni d’années noires dans des brigades dangereuses, mais une progression lente, administrative, et une patience qui avait fait ses preuves. Sur le plan du taux d’élucidation, le groupe de Bornek n’avait rien à envier à celui de Corso — ils étaient simplement moins rapides, moins brillants, moins folklo.

Pour la petite histoire, Corso aurait dû hériter de l’affaire du Squonk, puisqu’il était de permanence le jour de la découverte du corps. Mais il avait été appelé juste avant chez un notaire qui s’était fait ouvrir la gorge avec un coupe-papier. Le temps d’identifier le coupable — un déshérité qui avait exprimé son mécontentement à sa façon —, il aurait pu récupérer la saisine concernant l’effeuilleuse, mais Catherine Bompart avait préféré confier le dossier Nina Vice, déjà trop médiatisé, à une équipe plus discrète.

Bornek alla s’asseoir à son bureau. Aussitôt, son cou disparut et son visage prit l’aspect renfrogné d’un taureau dans son toril.

— Tu trouveras que dalle, répéta-t-il, le salopard a pas laissé la moindre trace. Personne n’a vu la victime dans les vingt-quatre heures avant son meurtre. Personne n’a rien remarqué durant les derniers jours précédant sa mort. Quant aux proches, on les a tellement secoués qu’ils pourraient se constituer partie civile et nous attaquer pour harcèlement.

— Et les liens avec les sous-vêtements ?

— Le nœud qui l’a étranglée est un nœud de fouet, un genre de nœud coulant. Celui des poignets et des chevilles est un « huit ». Des trucs de marin. On allait pas réquisitionner le port du Havre ou de Toulon… On a même contacté des scouts.

— Pourquoi des scouts ?

— Ce sont des pros des nœuds. Tu vois où on est tombés…

— Le bondage ? insista Corso. Nina aurait pu faire des photos ou tourner des films sur le Net, rencontrer des amateurs de SM…

— On y a pensé. Aucune trace d’un boulot de ce genre dans sa compta, et crois-moi, elle était pointilleuse de ce côté-là. Une vraie petite épicière. On a gratté aussi du côté de ce milieu, on a demandé conseil aux collègues de la BRP. Rien de significatif.

— Les mutilations ?

— Je t’en prie. Se branler pour savoir ce que le gars a tenté de dessiner sur la gueule de la pauvre fille, pas question. L’enfoiré a voulu la défigurer et basta.

Bornek se trompait : les plaies de la bouche, la pierre dans la gorge n’étaient pas des détails anodins. Le tueur avait transformé le visage de sa victime en un véritable tableau et peut-être existait-il une référence à ce cauchemar.

— J’ai remarqué qu’il n’y avait pas de plaies de défense…, hasarda Corso.

— Et alors ? s’énerva Bornek. T’en déduis qu’elle connaissait son meurtrier, qu’elle s’est pas méfiée ? Tout ça, c’est des conneries de téléfilm. On a jamais résolu une affaire avec ce genre de remarques. Il l’a peut-être surprise et ligotée aussi sec. Ou droguée avec un produit qui ne laisse pas de traces. À moins qu’elle n’ait été trop terrifiée pour bouger. On saura jamais ce qui s’est passé.

Corso comprenait que Bornek ait jeté l’éponge, il était là pour la ramasser.

— Je comptais me focaliser sur Nina elle-même…

— Parce qu’on n’y a pas pensé, p’t-être ? On a tout fouillé, tout retourné. Y a rien à se mettre sous la dent, ni du côté du meurtre, ni du côté de la victime.

— Et sur son enfance ?

— On attend le dossier de l’Aide sociale à l’enfance, mais tu les connais…

Il se demanda, s’il était un jour assassiné, ce que donnerait l’enquête sur son propre passé. Lui aussi avait été pupille de l’État, matricule 6065. On lui avait attribué ce nom à consonance italienne parce qu’il était né à Nice, à quelques kilomètres de la frontière.

Que trouveraient les flics s’ils remontaient le fil de son enfance, de sa jeunesse ? Des noms de foyers, de familles d’accueil, mais certainement pas le chaos souterrain qui avait forgé sa personnalité. Toutes ces zones d’ombre qui avaient fait de lui un homme à tiroirs, multipliant les contradictions, les mystères. Cette idée lui redonna de l’espoir. Sophie Sereys aussi devait avoir ses secrets…

Bornek se leva et retourna se poster près de la fenêtre, mains dans les poches.

— Cette destitution…

— N’appelle pas ça comme ça.

— C’en est une. Cette destitution, c’est comme une bonne branlette. C’est humiliant mais finalement, ça soulage.

Le mot de la fin.

Corso se leva et tenta un dernier boniment :

— On va faire le job mais on trouvera rien de plus. Tout ça, c’est juste une concession aux médias et au public.

— Tu parles, fit Bornek en se retournant. J’te connais, Corso. T’es persuadé que tu peux faire mieux que nous. Eh bien, j’te souhaite bonne chance. Moi, je pars en vacances.

En regagnant son bureau, Corso passa devant les Stups qui bruissaient des faits d’armes de la veille. Il accéléra le pas afin d’éviter de croiser un flic de la BS.

— Commandant Corso ?

Il tourna la tête et se trouva face à un journaliste dont il avait oublié le nom et qui rôdait souvent dans les couloirs de la PJ. Corso n’éprouvait aucune hostilité envers les baveux — ils racontaient n’importe quoi mais pas plus qu’un juge ou un avocat. À la différence de ses collègues, il ne les considérait pas comme des charognards. À ce compte-là, eux-mêmes étaient des vautours, se nourrissant du sang des autres.

L’homme s’avançait vers lui, le bras tendu. Corso évita le geste, il détestait serrer les mains.

— Vous pourriez me dire quelques mots sur l’opération de cette nuit à la cité Pablo-Picasso ?

— Je bosse plus aux Stups depuis cinq ans.

Le nom du gars lui revint : Trepani, ou Trivari. Il avait dû répondre une fois ou deux aux questions de cette face de clown. Avec ses yeux globuleux et sa petite bouche, il ressemblait à un Lapin Crétin.

— Tout de même, un pendu, trois morts et trois blessés par balle, ce n’est plus la banlieue parisienne, c’est Juárez ou Medellín.

— Demandez leur avis à mes collègues.

— Je me suis laissé dire que vous aviez grandi là-bas.

Les journalistes finissaient parfois par en savoir plus sur les flicards que l’IGPN elle-même.

— Que pensez-vous de l’évolution du quartier ? continua-t-il.

— Si vous cherchez un pompier pyromane, ne comptez pas sur moi. Je reste optimiste quant à l’évolution des quartiers. La plupart de leurs habitants sont des braves gens.

Le journaliste sourit, l’air entendu.

— À votre époque, il n’y avait pas de pendus aux réverbères.

Il eut envie de répondre qu’il existait d’autres festivités, plutôt en sous-sol. Il se retint à temps.

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