Hugues Pagan: Vaines Recherches

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Hugues Pagan Vaines Recherches
  • Название:
    Vaines Recherches
  • Автор:
  • Издательство:
    Éditions Payot & Rivages
  • Жанр:
    Полицейский детектив / Триллер / на французском языке
  • Год:
    1999
  • Город:
    Paris
  • Язык:
    Французский
  • ISBN:
    978-2-7436-0544-5
  • Рейтинг книги:
    5 / 5
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La ville grésillait sous le soleil blanc, comme du lard rance dans une poêle. Les flics de la criminelle « B » glandaient. Ils attendaient les vacances. Au téléphone, l’homme avait adopté un ton étrange, monocorde et pénible. Il avait dit d’une seule traite : « Prévenez l’inspecteur Schneider. Je vais tuer une femme. Une femme, n’importe laquelle pour commencer. Je vais utiliser une carabine US M1 en calibre 30 x 30. Je vais la tuer maintenant, dans dix minutes… J’en tuerai d’autres, certainement. Avec la même arme. Prévenez Schneider, voulez-vous ? » Le gardien de permanence prévint Schneider. Qui cessa d’attendre les vacances.

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HUGUES PAGAN

Vaines Recherches

À Jean et Suzanne ROSSIGNOL…


Le Sage a dit :
Il vaut mieux être assis que debout,
Il vaut mieux être couché qu’assis,
Mais il vaut mieux être mort
Que tout cela.


La ville — la grande ville —, ça vous rit au nez, avec ses toits et ses rues poussiéreuses dans la nuit, et n’en attendez pas la plus petite faiblesse, ça se fout de votre gueule, un peu comme une merveilleuse, une inaccessible putain… La ville, ça scintille doucement sous son globe laiteux, ça vous court entre les doigts, ça vous a des agaceries de chatte, des mélancolies de barrière, des amertumes sèches de terrain vague, ça vous susurre dans le creux de l’oreille des choses vaches et tendres, des histoires épuisantes de pluie tiède et de sang, de trottoirs profonds et de nuits incertaines, rien que pour vous, des histoires lentes et vastes, alanguies comme des slows, hautes et désertes comme des entrepôts vides, avec des lambeaux de cornet d’une imprévisible et déchirante douceur, des pans entiers d’orgue crayeux…


Alors, dans la nuit, il vous remonte comme de vieilles tendresses, des haines sans âge, sourdes et dévorantes, douloureuses comme des braises au creux du ventre, des choses démesurées, et vous finissez par vous laisser prendre au jeu, vous finissez par croire ses boniments, comme que le vent noir vient du sud, même si vous êtes payé pour savoir qu’ils sont bidons, vous finissez par croire ses mensonges, et bien heureux de les croire, que tout ira bien, qu’elle ne partira plus, plus jamais, parce qu’elle vous parle en pleine figure, dans ses caniveaux et ses rades, sur l’esplanade de la gare, dans l’herbe sèche des voies, parce qu’elle vous parle à vous tout seul !

Parce qu’elle vous a enveloppé de son pelage de pierre et que son haleine promène sur votre visage des relents de cave moisie, de bois spongieux et d’eaux mortes — et lentement, vous baissez les bras et vous faites vaguement oui, oui… comme si vous saviez depuis le début que ça finirait ainsi…

Alors elle en profite pour sortir les griffes, ses longues griffes couleur de sang noir et d’asphalte, qu’elle tenait serrées dans son dos et vous les plante dans le cœur avec son rire un peu flou.


Oh oui, la grande ville, vous connaissez chacun de ses détours, tous ses méandres incessants et ses coups de tête, sa douceur soudaine et sa rage, ses splendeurs en toc, vous savez à peu près tout et le reste de ses saloperies pas très ragoûtantes : un soir ou l’autre, vous l’avez surprise au hasard d’un square vide, avec son sourire carnassier, sa gueule en coin de rue, vous en avez passé des nuits et des nuits à essuyer ses larmes amères. Et alors ?

Alors ?

Alors, vous en savez long sur elle, parce que vous êtes flic et qu’on vous paye pour ça, tellement long — jusqu’à la nausée. Vous n’en savez pourtant pas autant sur elle qu’elle en sait sur vous. Vous avez beau l’avoir aimée comme une femme, vous être penché sur son sommeil agité, lui avoir parfois pris la main comme on le fait à un enfant malade… Elle s’en fout. Elle s’en fout complètement. Tout ça, c’est votre problème, pas le sien. Non, elle, elle vous attend chez elle, tapie dans son trou, au fond de la nuit.

Parce que, quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, aussi loin que vous alliez, c’est là qu’elle est chez elle, c’est là qu’elle habite, et depuis le début, dans la nuit, dans la nuit et pas ailleurs : dans son royaume, sur ses terres à elle, au fond de ses ténèbres de néon.

Et c’est là que vous avez rendez-vous avec elle et vous n’y pouvez rien du tout. Au cœur de la nuit.

La pire de toutes : une nuit d’été…

CHAPITRE PREMIER

Il faisait beau, très beau. Il allait encore faire chaud, comme la veille, l’avant-veille et les dix ou quinze jours d’avant, la ville allait griller sous le soleil blanc, il ferait poisseux dans les véhicules de service en dépit des vitres baissées, le goudron allait fondre sous les semelles des chaussures d’uniforme, et malgré leurs chemisettes de nylon, les flics rissoleraient aux carrefours, à régler la circulation pressée, dans leurs cocottes minute.

Les conducteurs seraient hargneux. Les flics seraient hargneux. Tout le monde serait hargneux. Tout le monde avalerait des tonnes de poussière grasse à l’oxyde de carbone.

Les pissotières de toute la ville exhaleraient leurs relents âcres à des kilomètres à la ronde. Les arbres du parc auraient l’air tristement bidon, sauf vers les deux heures du matin. Sur la Z.U.P., des mômes dépenaillés trouveraient bien encore le moyen d’ouvrir les bouches à incendie et ça foutrait le bordel, parce que la Z.U.P. n’aimait ni les cars de Police-Secours ni leur contenu. La Z.U.P. avait horreur des tuniques bleues. Surtout l’été, quand il faisait très chaud.

C’était l’été — et il faisait très chaud.

Le gardien Francis Sivieri n’aimait pas l’été.

Il se trouvait de service de permanence à la salle de commandement du commissariat central. Il s’étira longuement dans son box en verre fumé. C’était un grand gaillard d’un mètre quatre-vingt-dix et qui pesait deux cents livres en caleçon. Il était très roux, avec des yeux bleuâtres, délavés, et une voix profonde et rassurante. Assis très droit dans un fauteuil pivotant, il avait en face de lui les deux téléphones et la console radio auxquels parvenaient toutes les communications et tous les messages que les flics de la ville pouvaient recevoir de la nuit, ainsi que ceux que les équipages sur le terrain pouvaient échanger entre eux ou avec les autorités.

Les autorités étaient censées dormir.

Le gardien Sivieri porta les yeux sur la pendule murale, au-dessus de la vaste carte de la circonscription administrative. La pendule marquait six heures huit. La circonscription couvrait la ville, plus ses sept communes limitrophes.

Il fit pivoter son fauteuil : dehors, le ciel était incolore. Il avait viré du bleu profond au bleu électrique, puis au gris bleuté et il ne tarderait pas à revêtir un blanc étale. Il hocha vaguement les épaules, se retourna, face aux téléphones et à la console radio. Fixée à la vitre à l’aide de scotch, une fiche cartonnée indiquait l’équipe criminelle de permanence : inspecteur principal SCHNEIDER, inspecteurs CATALA et DUMONT. Schneider avait personnellement signé la fiche, qui comportait également l’adresse complète et le numéro de téléphone de chacun des policiers du staff.

Depuis sa prise de service, un peu avant une heure, le gardien Sivieri n’avait eu ni l’occasion, ni le motif d’appeler la Criminelle « B ». Il avait passé le temps à lire le vieil exemplaire de Playboy et trouvé les filles à poil à peu près aussi bandantes que des tranches de porc froid, et les astuces passablement éculées. Il avait horreur du porc froid, des astuces éculées, et d’attendre comme un con, par une belle nuit de juillet, qu’un des téléphones sonne, ou que la radio se mette à crachoter qu’on venait de découvrir un mec débité en rondelles dans les poubelles de la gare, ou qu’une nana venait de se faire suriner aux allées du Parc, ou encore que deux concubins portugais étaient en train de se foutre sur la gueule, chez eux, et qu’ils empêchaient toute la tour de dormir, à cause de leurs conneries.

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