Frédéric Dard - Fleur de nave vinaigrette

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Fleur de nave vinaigrette: краткое содержание, описание и аннотация

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Avez-vous déjà vu un personnage obèse, cradingue, vinasseux et violacé, en pantoufles, maillot de corps gris (mais qui fut blanc jadis), portant un pantalon de coutil rapiécé, affublé d'un véritable sombrero mexicain se prélasser dans les fauteuils du Boeing Paris-Tokyo ?
Assurément non ! Pour se délecter d'une pareille situation, il faut avoir lu « Fleur de nave vinaigrette ».
Au passage : savez-vous comment se traduit « Fleur de nave » en japonais ? « Bey-Rhû-Ryé » ! Rigoureusement authentique !
Si vous ne me croyez pas, consultez votre judoka habituel.

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Après le dessert, nos ravissantes hôtesses nous sollicitent, nous provoquent, nous supplient, nous aguichent, nous titillent, nous pressent, nous compressent, nous caressent, nous invitent, nous accueillent, nous reçoivent, nous conçoivent, nous apprécient, nous le disent, nous le montrent, nous le prouvent, nous le signifient, nous embrassent, nous enlacent, nous bravent, nous dépravent, nous dévorent, nous consomment, nous ponctionnent, nous déboutonnent, nous échangent, nous refilent, nous assaillent, nous adoptent, nous interchangent, nous enveloppent, nous développent (dans le sens de la longueur), nous bouleversent, nous ébahissent, nous ébaubissent, nous épongent, nous comblent, nous vident !

Le Grand Vertige ! Le goinfrage suprême ! La volupté démesurée !

Le Gros est K.-O. Moi z’aussi.

— J’ai dû m’en payer une demi-douzaine, soupire-t-il. Quand c’est que je raconterai ça à la Grande Cabane, on croira que je bluffe. Mais t’es témoin, hein, San-A. ! Tu pourras te porter gérant !

— Je suis plus que témoin, Grosse Pomme, je suis coactionnaire majoritaire. Pour moi, ç’a été quatorze nanas !

— Ton record ?

— Mon record ! Dommage qu’il ne soit pas homologué par la F.F.Z. [10] Fédération Française de Zizi-Panpan.

Il exulte, le Béru.

— Vois-tu, me dit-il, j’en ai plus appris sur l’amour en une heure que pendant des années. Pourtant, Berthe, tu connais sa réputation. Au dodo c’est pas un bonhomme de neige ni la momie de Tous-en-Camion. Elle connaît des trucs que t’aurais beau chercher, tu les trouverais pas sur le Larousse. Mais à côté de ces mousmés, elle a pas plus de tempérament qu’un manche de pioche, la pauvre biquette ! A partir de dorénavant, quand j’y rendrai mes devoirs… culjugaux, faudra drôlement que je me fasse mousser la gamberge !

Il se tait, car les petites geishas s’annoncent, en délégation. Elles se prosternent devant nous et la plus âgée, une certaine Lu-Thi-Né nous remet : à moi une petite fleur de lotus en or massif et à Bérurier une petite fleur de nave en argent. Ce sont là, m’explique Lulu, les plus hautes récompenses décernées par la Fondation, pour prouesses amoureuses.

La fleur de lotus n’a été décernée jusque-là que trois fois : deux fois à titre posthume, car les récipiendaires étaient morts sur le coup, et une fois à titre honorifique à un certain Cha-Rpi-Nhî qui, lui, avait obtenu la récompense en qualité de geisha d’honneur. Quant à la fleur de nave d’argent, bien que plus répandue, c’est néanmoins une distinction très recherchée. Le Gros est aux anges (ce sont des rencontres courantes au septième ciel) et il promet de ne jamais la quitter.

Je retourne au chevet de notre vieux schnock. Il n’est pas encore clamsé, mais franchement, si vous avez un placement à faire, ne mettez pas votre pognon sur sa peau, vous risqueriez une déconvenue.

Je perçois les mugissements impérieux d’un klaxon et je me dis que ça doit être Roult. En effet, notre petit camarade est là, devant la grille (en bambou) de la propriété, au volant d’une ambulance.

Je délourde et il se met à ouvrir des vasistas de cérémonie en reluquant les pépées.

— Vous avez les jambes en forme de double « v », toi et ton ami, me dit-il.

— Il y a de quoi. Je te raconterai tout en cours de route, évacuons en vitesse, mon bonhomme.

Il déroule un brancard pliant et nous nous précipitons pour charger le petit vioque. Mais, en entrant dans la pièce où gît le blessé, Roult s’immobilise.

— C’est pas possible, murmure-t-il.

— Quoi ?

— Tu sais qui c’est, ce type ?

— Pas la moindre idée.

— C’est Boku-Hokury, l’une des plus fameuses familles de l’empire japonais ; et en tout état de cause la plus riche. Il pèse des millions de dollars, ce brave homme !

— Tu es sûr ?

— Tu parles ! Je l’ai vu plus de cent fois dans des manifestations officielles. Il a l’industrie lourde, l’armement, les banques, les manufactures de vermicelles et la marine marchande. L’empereur lui-même tremble devant lui.

Je me gratte le crâne.

— Tu m’en bouches un coin !

— Et moi tu viens de me faire perdre ma place. Bien heureux encore si on ne m’embastille pas après un coup pareil.

— Personne ne saura rien.

— Tu te crois où, chez les Papous ? La police nippone vaut la nôtre, mon fils. Il va y avoir enquête et…

— Ménage tes méninges, j’ai plusieurs cordes à mon arc. On déblaie le père Boku-Hokury et je te mets au parfum en cours de route.

Nous v’là donc partis : Roult, Béru, le vieux coing et moi. Adieux émouvants de la merveilleuse volière. Ces demoiselles ont des larmes au bord des cils. Elles nous font adieu avec leurs éventails. Béru a la gorge nouée comme la ceinture de chasteté d’une femme de croisé.

Enfin on est parti.

— Tu as déniché un endroit pépère ? je demande à Roult.

— Chez Barbara.

— T’es dingue ! Jamais on pourra passer inaperçu en montant notre zig au sixième étage de son building !

— Aussi n’allons-nous pas à son appartement à Tokyo, mais à sa maison de campagne que notre rousse amie possède à Tchochi.

— Ça ne l’ennuie pas trop que nous abusions de son hospitalité ?

— Barbara ? Plus on abuse d’elle, plus elle est contente ! gouaille Roult.

Trois quarts d’heure plus tard, l’ambulance se pointe dans la propriété de la pétulante Mrs. Takemehall. Celle-ci nous attend, en bokono [11] Le terme bikini a été prohibé au Japon à la suite des essais atomiques qui y furent faits. vert émeraude. Elle prend un bain de soleil à l’ombre d’un palétuvier à feuilles d’acanthe et à chapiteau corinthien, une bouteille de scotch à portée de sa jolie main.

— Hello ! fait-elle en nous voyant venir.

— Inutile, je le bois sec, répond Béru, qui a compris « Et l’eau ? » alors qu’il louchait sur la boutanche de Black and White.

Il fait un baise-main à notre hôtesse. Mais c’est une formule de politesse trop au-dessous de l’appétit de la dame qui se met à lui dévorer la bouche à pleines dents. Protestations du Gros qui a fait des heures supplémentaires et n’aspire plus qu’au repos. Barbara en conçoit de l’humeur.

— Aô, fait-elle, vous êtes peut-être impouissant ?

Lors, le Mahousse désigne sa boutonnière.

— On cause pas comme ça à un homme qui porte cet insigne, mâme Barbara, déclare-t-il.

Nous les laissons s’expliquer et emmenons le père Boku-Hokury dans la piaule qui lui est réservée. Lorsqu’il est couché, Roult, qui a été brancardier dans les limonadiers pendant la dernière guerre, examine la blessure du bonhomme.

— Pas très joli, fait-il. Il s’est fracassé la mâchoire ?

— En tombant la tête la première sur le pontage d’un canot d’une hauteur de six mètres.

— Bigre ! Je vais appeler un médecin.

— C’est risqué !

— Non. J’ai un copain belge qui travaille à l’université d’ici et qui fera ça pour moi.

Il bigophone, ensuite de quoi je lui narre les événements par le menu. Ça le sidère.

— Du diable si je pige quelque chose à cette histoire ! murmure Roult. Que peut bien représenter cette enveloppe, je me le demande ! J’ai mis une annonce ce matin dans le hall de l’agence et un professeur suisse, spécialisé dans les langues orientales, s’est présenté.

Je fronce les sourcils.

— Comment ça ? Tu devrais montrer l’enveloppe à Sir Prise-Party ?

— Oui, mais manque de pot, il venait de rentrer à Londres. Alors j’ai eu l’idée de mettre un écriteau ainsi libellé : « Cherchons Européen spécialiste des textes orientaux pour déchiffrage d’un document. »

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