Halter,Marek - Marie
Здесь есть возможность читать онлайн «Halter,Marek - Marie» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Год выпуска: 2006, Издательство: Alexandriz, Жанр: Старинная литература, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Marie
- Автор:
- Издательство:Alexandriz
- Жанр:
- Год:2006
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 80
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Marie: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Marie»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Marie — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Marie», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
Des plis de sa tunique, elle tira un court rouleau de cuir dans lequel on transportait les lettres. Elle le tendit à Miryem.
— C’est de ton père, Joachim.
*
* *
Le ventre noué Miryem retira le rouleau de papyrus de l’étui. Les lignes d’écriture se cognaient les unes aux autres, dessinant une masse compacte de signes. L’encre brune, ici et là bue plus avidement par le papyrus, recouvrait presque en totalité la longue feuille, que l’irrégularité des fibres épaississait sur une moitié.
Miryem reconnut l’écriture simple de son père. Au moins, songea-t-elle avec un soulagement hâtif, ce n’était pas à lui qu’il était advenu malheur.
Elle dut faire un effort pour mieux déchiffrer les mots et les comprendre. Bien vite, elle sut. Hannah, sa mère, était morte sous les coups d’un mercenaire.
Après avoir quitté Nazareth, écrivait Joachim, ils avaient vécu en paix dans le nord de la Judée, où ils s’étaient réfugiés chez la cousine Élichéba et son époux, le prêtre Zacharias. Le temps passant, le désir de revoir les montagnes de Galilée était devenu pressant et ne les quittait plus. Et aussi, admettait Joachim, lui-même ne parvenait plus à être heureux loin du travail de l’atelier, sans l’odeur du bois, sans le bruit des gouges et des massettes contre les fibres des cèdres et des rouvres. Car en Judée, où les maisons n’étaient dotées que de toits plats de torchis et de briques cuites au soleil, un charpentier vivait dans le désert de son savoir-faire.
Ainsi, songeant que le temps de l’oubli était venu, accompagnés de Zacharias et d’Élichéba, que leur désir de changement avait atteints à leur tour, Hannah et lui s’étaient mis en route pour Nazareth avant que le plus dur de l’hiver ne rende les routes impraticables.
La première semaine de voyage s’écoula dans le bonheur, tant était vive leur joie de se rapprocher du mont Tabor. Hannah, pourtant toujours si prompte à redouter le pire, en avait le sourire aux lèvres et un peu d’insouciance dans l’âme.
Puis cela était tombé comme la foudre. Le jour où ils approchaient de Nazareth.
Pourquoi l’Éternel avait-Il éprouvé le besoin de les accabler une nouvelle fois ? Pour quelle faute les punissait-Il sans relâche ?
Ils avaient croisé une colonne de mercenaires. Joachim avait dissimulé son visage et les mercenaires ne lui avaient accordé aucune attention particulière. Sa barbe était d’ailleurs si longue désormais qu’il était certain de ne pas être reconnu, même par un œil ami. Mais, comme toujours, les soldats d’Hérode s’étaient ingéniés à se montrer hargneux. Ils avaient entrepris de fouiller le char, avec les violences et les humiliations habituelles. Hannah avait été saisie de panique. Dans son empressement grotesque et malheureux à faire preuve de complaisance, elle avait fait basculer une jarre de vin sur la jambe d’un officier. Il s’en était fallu de peu qu’il n’eût les pieds brisés. Miryem imaginait la suite : le mouvement de colère, le glaive fiché dans la maigre poitrine d’Hannah. Voilà. Tout était dit.
Hannah, fille d’Emerence, n’était pas morte sur-le-champ. Tandis qu’elle souffrait le martyre, ils avaient atteint Nazareth, puis la demeure de Yossef. Elle avait mis une longue nuit à rejoindre le Seigneur Tout-Puissant. Un chemin accompli avec peine et angoisse, sans aucune paix, comme le reste de sa vie.
Peut-être, écrivait encore Joachim non sans amertume, peut-être Joseph d’Arimathie aurait-il su soigner cette plaie et sauver sa fidèle Hannah.
Mais Joseph est loin et toi aussi, ma fille très aimée, tu es loin. Longtemps j’ai fait l’effort de me satisfaire de ta pensée pour combler ton absence. Aujourd’hui je te voudrais près de moi. Ta présence me manque, ton esprit et tout ce sang neuf qui coule en toi et me fait entrevoir l’avenir moins sombre, me manquent. Tu es la seule douceur du monde qu’il me reste.
*
* *
Rekab le cocher dit :
— Je te conduis à Nazareth dès que tu le veux. Rachel ma maîtresse m’a ordonné de te servir aussi longtemps que tu le voudras.
Mariamne approuva.
— Et moi, je vais avec toi. Je ne te quitte pas. Miryem répondait par des silences. Une sorte de vent glacé lui vrillait la poitrine. Elle souffrait pour la douleur endurée par sa mère avant de mourir, mais elle souffrait plus encore pour son père, dont les mots résonnaient en elle. Elle déclara enfin :
— Oui, il faut partir au plus vite.
— On le pourrait dès aujourd’hui, fit Rekab. Il reste beaucoup d’heures avant la nuit, mais il n’est pas mauvais que les mules se reposent jusqu’à demain. La route sera longue jusqu’à Nazareth. Au moins cinq jours.
— Alors, demain à l’aube.
C’est ce qu’elle annonça à Joseph d’Arimathie quand il quitta enfin la foule qui l’avait accaparé jusqu’alors. Il était épuisé, avait les lèvres sèches d’avoir trop parlé et les yeux cernés. Mais quand Miryem lui fit part de la lettre de Joachim, il posa la main sur son épaule, d’un geste empli de tendresse.
— Nous sommes mortels. Ainsi l’a voulu Yhwh. Afin que nous sachions mener une vie vraie.
— Ma mère est morte de la main d’un homme. Celle d’Hérode, celle d’un mercenaire payé pour massacrer. Comment Yhwh peut-Il admettre une chose pareille ? Est-ce Lui qui souhaite nos humiliations ? Même l’air qui nous entoure et que nous respirons, il faudrait le briser. Les prières n’y suffiraient pas.
Joseph se passa une paume lasse sur le visage, se frotta les yeux et répéta une nouvelle fois :
— Ne t’abandonne pas à la colère. Elle ne nous conduit pas au but.
— Ce n’est pas la colère qui m’habite, répliqua Miryem avec fermeté. Simplement, la patience n’est plus sœur de la sagesse.
— La guerre ne nous aidera pas non plus, insista Joseph. Tu le sais.
— Mais qui parle de guerre ?
Joseph la considéra sans un mot, attendant qu’elle en dise davantage. Elle se contenta de sourire. Elle voyait toute la fatigue qui l’accablait. Prise de remords, elle s’inclina vers lui, lui baisa la joue avec une tendresse inaccoutumée qui le fit frémir.
— Je te dois plus que je ne pourrai jamais te rendre, murmura-t-elle. Et je t’abandonne alors que tu aurais besoin de moi pour affronter tous ceux qui vont venir à toi dans les prochains jours.
— Non, ne te crois pas en dette envers moi, objecta Joseph avec chaleur. Ce que j’ai pu te donner, tu me l’as déjà rendu sans même t’en rendre compte. Et il vaut mieux que tu t’éloignes d’ici. Nous savons tous les deux que cette maison n’est pas pour toi. Nous nous retrouverons avant peu, je n’en doute pas.
*
* *
Le soir, alors que les lampes étaient déjà allumées, Ruth vint près de Miryem et déclara d’une voix ferme :
— J’y ai réfléchi. Si tu l’acceptes, je pars avec toi. Il est temps que je quitte cette maison, moi aussi. Qui sait, je pourrais me rendre utile dans ta Galilée.
— Tu seras la bienvenue à Nazareth. J’ai une amie qui aura besoin de toi. Elle se nomme Halva et c’est la meilleure des femmes. Elle n’est pas d’une santé bien solide et déjà cinq enfants sont accrochés à sa tunique. Peut-être en a-t-elle même un de plus aujourd’hui ? Ton aide la soulagera si je dois accompagner mon père, qui est seul désormais.
Le lendemain, dans l’aube grise et toujours pluvieuse, Rekab fit sortir le char de la maison de Beth Zabdaï. La foule, calmée, se tenait à l’écart. Pour la première fois depuis des semaines elle se montrait patiente et ne prêtait qu’une attention distraite aux fureurs d’un nouveau prophète annonçant que, bientôt, les champs se mueraient en glace, puis en feu ruisselant de langues empoisonnées.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Marie»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Marie» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Marie» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.
