Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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- Название:Le Médecin d'Ispahan
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Elle faisait des choses qui lui rappelaient les dessins qu'il avait achetés au maidan, sans compter celles qui n'y figuraient pas. Il s'amusait au début de découvrir toutes ces pratiques et leurs noms persans, mais il s'insurgea quand elle prétendit lui enseigner, pour remplacer ses grognements, les sons qu'il fallait émettre au moment du plaisir.
« Tu ne peux pas te laisser aller et baiser simplement ? C'est pire que d'étudier le Fiqh !
– Mais c’est encore mieux quand on a appris ! »
Il resta insensible à ses reproches. Et puis il avait décidé qu'il préférait les femmes non épilées.
« Ton vieux mari ne te suffit pas ?
– Autrefois oui. Sa virilité était célèbre, il aimait le vin, les femmes : il aurait fait l'amour à un serpent – femelle, bien sûr –, mais il ne m'a pas touchée depuis deux ans. Depuis qu'elle est malade. »
Il l'avait épousée quand elle avait douze ans. Fille d'esclave, elle lui avait appartenu toute sa vie.
Rob effleura l'anneau de sa narine, symbole de dépendance.
« Pourquoi ne t'a-t-il pas affranchie ?
– Comme sa propriété et sa seconde épouse, je suis doublement protégée.
– Et s'il arrivait maintenant ? dit-il, en songeant à l'escalier sans issue.
– Wasif veille en bas et le dissuaderait de monter. D'ailleurs il est près de Reza et ne quitte pas sa main. »
Rob la regarda et sentit la culpabilité qui avait grandi en lui à son insu. Il aimait cette petite beauté au teint d'olive, avec ses seins de gamine, son ventre doux et sa bouche ardente. Il était désolé de sa vie de recluse dans sa confortable prison, et ne lui reprochait rien. Mais il s'était mis à aimer le vieil homme à l'admirable intelligence et au gros nez.
Il se leva et commença à se rhabiller.
« Je resterai ton ami. »
Elle n'était pas sotte et l'observait avec intérêt.
« Tu es venu ici presque chaque nuit et tu t'es soûlé de moi. Si j'envoie Wasif dans deux semaines, tu reviendras. »
Il la baisa sur le nez juste au-dessus de l'anneau. Et, monté sur le cheval brun, il rentra lentement sous la lune, se demandant s'il n'était pas un grand imbécile.
Onze nuits plus tard, Wasif frappa à sa porte. Despina avait raison ; il fut terriblement tenté. Allait-il se vanter jusqu'à la fin de ses jours d'avoir possédé encore et encore la jeune épouse pendant que le vieux mari était ailleurs dans la maison ?
« Dis-lui que je ne viendrai plus. »
Les yeux de Wasif brillèrent sous ses lourdes paupières et, avec un sourire de mépris pour ce Juif timoré, il repartit sur son âne.
Reza la Pieuse mourut trois jours plus tard à l'heure de la première prière. A la madrassa et au maristan, on raconta qu'Ibn Sina avait fait lui-même la dernière toilette de sa femme et qu'il n'avait admis à ses simples funérailles que quelques mullahs. On ne le voyait plus ni à l'école ni à l'hôpital et personne ne savait où il était. Un soir, une semaine après la mort de Reza, Rob rencontra al-Juzjani en train de boire au maidan.
« Assieds-toi, dhimmi, lui dit le médecin, qui redemanda du vin.
– Hakim, comment va le médecin-chef ? »
La question resta sans réponse.
« Il te croit différent des autres. Un étudiant exceptionnel, dit al-Juzjani avec une animosité qui, chez un autre, eût trahi de la jalousie. Et, si tu n'es pas exceptionnel, dhimmi, tu auras affaire à moi ! »
En fait, il était ivre. Il y eut un long silence.
« J'avais dix-sept ans quand nous nous sommes rencontrés à Jurjan. A peine plus âgé que moi, il était éblouissant. Mon père conclut un accord : Ibn Sina m'enseignerait la médecine et je serais son factotum. Il m'a appris les mathématiques, m'a dicté plusieurs livres, dont la première partie du Canon de médecine , à raison de cinquante pages par jour. Quand il a quitté Jurjan, je l'ai suivi dans une douzaine d'endroits. L'émir du Hamadhan l'avait nommé vizir mais l'armée s'est révoltée et il s'est retrouvé en prison. On voulait le tuer, puis on l'a relâché, le veinard ! Enfin l'émir est pris de douloureuses coliques, Ibn Sina le guérit et redevient vizir !
« Médecin, vizir ou prisonnier, je ne l'ai jamais quitté. Il était devenu mon ami et mon maître. Les élèves se réunissaient chez lui chaque soir et je lisais ses livres à haute voix. Reza veillait à ce que nous soyons bien nourris. Puis nous buvions beaucoup, on allait voir les femmes ; c'était le plus gai des compagnons. Il collectionnait les aventures et Reza le savait mais elle l'aimait toujours... Maintenant, elle est morte, et il se consume. Il renvoie ses vieux amis et se promène seul, dans la ville, distribuant des dons aux pauvres.
– Hakim, dit doucement Rob, pourrai-je vous voir chez vous ?
– Etranger, laisse-moi maintenant. »
Il attendit une semaine, puis un après-midi s'en fut à cheval chez Ibn Sina. Il le trouva seul, le regard serein. Ils s'assirent confortablement l'un près de l'autre, tantôt parlant, tantôt se taisant.
« Vous étiez déjà médecin quand vous l'avez épousée, maître ?
– J'ai été reçu hakim à seize ans et j'en avais dix quand nous nous sommes mariés, l'année où j'ai appris le Coran et entrepris l'étude des plantes médicinales.
– A cet âge, dit Rob impressionné, je me démenais pour devenir bateleur et barbier-chirurgien. » Et il raconta à Ibn Sina comment le Barbier avait formé l'orphelin.
« Que faisait ton père ?
– Il était charpentier.
– J'ai entendu parler des guildes européennes, dit lentement le maître. II y a très peu de Juifs là-bas et on ne les admet pas dans les guildes. »
Il sait, se dit Rob angoissé. Ibn Sina l'observait paisiblement. Il se sentit perdu.
« Tu veux à tout prix apprendre l'art et la science de guérir.
– Oui, maître. »
Le médecin soupira, hocha la tête et détourna les yeux.
« Reza venait de Boukhara, elle avait quatre ans de plus que moi. Nos pères étaient tous deux collecteurs d'impôts et le mariage fut arrangé à l'amiable – sauf pour un détail, car son aïeul reprochait à mon père d'être ismaélien et d'user de haschisch pendant ses dévotions. Enfin on nous maria et elle m'est restée fidèle toute sa vie. »
Le vieil homme regarda Rob.
« Tu as le feu sacré. Quel est ton désir ?
– Etre un bon médecin. Comme vous seul savez l'être », ajouta-t-il en silence, mais il lui sembla qu'il avait été compris.
« Tu sais déjà soigner. Quant à la qualité... Pour être un bon médecin, il faut répondre à une énigme insoluble.
– Et quelle est la question ?
– Tu la découvriras peut-être un jour. Cela fait partie de l'énigme. »
47. L'EXAMEN
L'APRÈS-MIDI où Karim passait son examen, Rob s'absorba plus que jamais dans sa tâche pour éviter de penser à la séance qui allait s'ouvrir dans la salle de réunion de la maison de la Sagesse. Mirdin et lui avaient fait du bibliothécaire leur complice et savaient grâce à lui le nom des examinateurs possibles.
« Il aura Sayyid Sa'di en philosophie. »
Ce n'était pas mal : un professeur exigeant, mais qui ne cherchait pas à faire échouer les candidats. Plus inquiétant, Nadir Bukh, juriste autoritaire, qui avait déjà recalé Karim, allait l'interroger en droit ! Il aurait le mullah Abul Bakr en théologie, et en médecine le prince des médecins lui-même. Rob avait espéré que Jalal ferait passer l'épreuve de chirurgie mais il le vit auprès des malades comme d'habitude et l'aida à soigner une épaule démise. Il alla ensuite à la bibliothèque lire Celsus, puis s'assit sur les marches en compagnie de Mirdin. Le temps leur semblait interminable.
« Le voilà ! » cria-t-il enfin, apercevant Karim qui se frayait un chemin parmi les étudiants.
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