Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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« Comment se manifeste cette maladie ? »

Sadi l'ignorait, n'étant pas médecin. Il savait seulement que personne n'approchait l'étranger, sauf sa fille.

« Le chrétien a une fille ? »

Oui, et Boudi, le marchand de chameaux, les avait vus tous les deux. Ils se mirent à sa recherche. C'était un homme chétif au regard sournois, qui crachait sans cesse une salive rougie de bétel. Il prétendait ne rien se rappeler mais une pièce de monnaie lui rafraîchit la mémoire : il les avait vus, à cinq jours de là, vers l'ouest, à une demi-journée de Datur. Le père avait de longs cheveux gris, pas de barbe et un vêtement noir comme un mullah. La femme était grande, jeune, avec une chevelure bizarre, plus claire que le henné.

« Et les domestiques ?

– Je n'ai vu personne. »

Ils s'étaient sans doute enfuis, se dit Rob.

« Avait-elle de quoi manger ?

– Je lui ai donné un panier de légumes secs et trois pains.

– Pourquoi lui as-tu donné cela ? »

Effrayé par le regard qui le perçait à jour, le marchand haussa les épaules et tira de son sac un couteau, en le présentant par le manche. Or, la dernière fois que Rob avait vu ce couteau, c'était à la ceinture de James Geikie Cullen.

S'il s'était confié à Karim et Mirdin, ils auraient insisté pour l'accompagner. Or il tenait à partir seul. Il laissa donc un message au bibliothécaire.

« Je pars pour une affaire personnelle que je leur expliquerai à mon retour. »

Il ne prévint que Jalal, qui grogna en apprenant qu'il s'agissait d'une femme, puis se calma après avoir vérifié qu'il aurait assez d'étudiants pour assurer le service.

Rob entreprit le lendemain matin ce long voyage, à une allure régulière pour ménager son cheval, et gardant toujours à l'esprit l'image d'une femme seule, près de son père malade, dans un pays étranger et sauvage. C'était l'été et les eaux printanières avaient déjà séché sous le soleil de cuivre. La poussière salée de la Perse s'insinuait partout, dans ce qu'il mangeait, dans l'eau qu'il buvait. Les fleurs sauvages brunissaient mais les gens cultivaient le sol rocheux en réservant aux vignes et aux dattiers la moindre humidité, comme on le faisait depuis des milliers d'années.

Au soir du quatrième jour, il était à Datur. Reparti dès l'aube, il trouva dans le petit village du Gusheh un marchand qui accepta sa pièce et la mordit avant de répondre : tout le monde connaissait les chrétiens, ils vivaient près de l'oued d'Ahmad, un peu plus loin vers l'ouest. Ne voyant pas l'oued, il interrogea deux bergers, un vieux et un gamin. Le vieux cracha, et Rob dut tirer son épée avec un regard menaçant pour obtenir un geste dans la bonne direction. Puis le gamin prit sa fronde et envoya une pierre qui manqua son but, cochant sur les rochers derrière lui.

Il arriva brusquement devant l'oued ; le lit était presque à sec, mais les crues précédentes avaient laissé un peu de verdure dans les coins d'ombre. Il longea un bon moment avant de voir la petite maison de pierre et de boue séchée. Mary était dehors ; elle faisait la lessive et, en l'apercevant, elle bondit comme une sauvage pour se réfugier à 'intérieur. Le temps qu'il mette pied à terre, elle avait tiré contre la porte quelque chose de lourd.

« Mary.

– C'est toi ?

– Oui. »

Il y eut un silence, puis le bruit de la pierre qu'elle retirait et la porte s'entrouvrit. Il se rendit compte qu'elle ne l'avait jamais vu avec sa barbe et son costume persan : elle ne connaissait que le chapeau de cuir. Elle tenait l'épée de son père.

L'épreuve avait marqué son visage émacié, faisant ressortir les yeux, les larges pommettes et le long nez fin. Ses lèvres étaient gonflées et meurtries comme chaque fois qu'elle était fatiguée, et ses joues souillées de fumée portaient les traces de ses larmes. Mais ses paupières battirent et il la vit redevenir aussi présente qu'il l'avait toujours connue.

« S'il te plaît, peux-tu l'aider ? »

Quand Rob vit James Cullen, son cœur défaillit. Il était mourant. Elle le savait sans doute, mais elle le regardait comme si, d'un geste, il avait pu guérir son père. Une odeur fétide flottait dans la pièce.

« Il a une dysenterie ? »

Elle hocha la tête d'un air las et reprit tout en détail. La fièvre avait commencé des semaines auparavant, accompagnée de vomissements et d'une douleur atroce au côté droit de l'abdomen. Puis, la température baissant, il sembla aller mieux, mais au bout de quelques semaines les symptômes avaient reparu avec une extrême violence. Il avait le visage pâle et creusé, le regard terne, le pouls à peine perceptible ; brûlant de fièvre, puis tremblant de froid, il s'épuisait à la fois de diarrhée et de vomissements.

« Les domestiques ont cru que c'était la peste et ils ont fui. »

Ce n'était pas la peste, Rob connaissait ce mal dont il avait vu mourir le petit Bilal.

« C'est une affection du gros intestin, qu'on appelle parfois le mal de côté. Les entrailles se nouent-elles, ou sont-elles obstruées ? L'empoisonnement part du ventre et se répand dans tout le corps. »

Leur ignorance les désespérait. Ils essayaient tout : les lavements de thé à la camomille et au lait, la rhubarbe et les sels, les compresses chaudes, mais tout était inutile.

Il resta près du lit. Mary aurait pu aller se reposer dans la chambre voisine, mais il savait que la fin était proche. Elle se reposerait plus tard. Au milieu de la nuit, Cullen eut un léger sursaut.

« Tout va bien, papa », murmura-t-elle en lui frottant les mains.

Et la fin fut si paisible et si facile que, pendant un moment, ils ne se rendirent compte ni l'un ni l'autre que le père était mort.

Comme elle ne l'avait plus fait depuis quelques jours, il fallut raser sa barbe grise ; Rob le coiffa et tint le cadavre dans ses bras pendant que Mary, les yeux secs le lavait.

« Je suis heureuse de le faire. Il ne me l'avait pas permis pour ma mère. »

Cullen avait une longue cicatrice à la cuisse droite : blessé à la chasse par un ours sauvage, il était resté tout un hiver à la maison, et Mary, dans sa onzième année, avait alors appris à mieux connaître son père en préparant avec lui une crèche pour Noël.

Après la toilette du mort, Rob fit chauffer de l'eau du ruisseau et Mary se lava tandis qu'il creusait la tombe, à grand-peine dans le sol dur, avec pour seuls outils l'épée de Cullen, une branche taillée et ses mains nues. Ils y plantèrent une croix faite de deux bâtons liés par la ceinture du père. Elle portait la robe noire qu'il lui avait vue la première fois. Le corps de l'Ecossais fut enseveli dans une belle couverture qui venait de son pays. Et, en guise de requiem, Rob se rappela un psaume que Mam chantait.

Le Seigneur est mon berger ; je ne manquerai de rien.

Il me fait reposer dans les verts pâturages.

Il me conduit au bord des eaux paisibles...

La laissant agenouillée, les yeux fermés sur ses pensées, il partit à la recherche des chevaux. Dans un enclos entouré de broussailles, il trouva les restes de quatre moutons ; les villageois avaient dû voler les autres. Le cheval blanc de Cullen gisait plus loin, dévoré par les chacals. Rob alla recouvrir la tombe de grandes pierres plates pour empêcher les bêtes sauvages de déterrer le cadavre. De l'autre côté de l'oued, le cheval noir de Mary se laissa passer le licol, apparemment soulagé de retrouver la sécurité de sa servitude.

De retour à la maison, il la trouva calme mais très pâle.

« Qu'aurais-je fait, si tu n'étais pas revenu ? » dit-elle.

Il lui sourit, se rappelant l'épée nue et la porte barricadée.

« Je voudrais retourner à Ispahan avec toi. »

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