Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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« Il faut m'appeler hakim, maintenant, messieurs les étudiants ! »

Ils se précipitèrent pour l'embrasser, hurlant, dansant, se bourrant de coups de poing. Hadji Davout Hosein, qui passait, voyant les élèves de son académie se conduire aussi mal, en pâlit d'indignation.

« Je vous emmène chez moi », dit Mirdin.

C'était la première fois qu'il les invitait. Mirdin habitait, loin de chez Rob, deux pièces louées dans un petit immeuble à côté de la synagogue de Sion. La famille fut une agréable surprise : une femme timide, Fara, courte, brune, au regard paisible ; deux fils aux joues rondes cramponnés aux jupes de leur mère. Elle servit des gâteaux et du vin, et après de nombreux toasts les trois amis allèrent chez un tailleur qui prit les mesures du nouvel hakim pour sa robe noire de médecin.

« C'est une nuit pour les maidans ! » s'écria Rob.

Ils s'installèrent au crépuscule dans une taverne qui dominait la place centrale, pour un excellent dîner persan arrosé de vin musqué, dont Karim n'avait guère besoin, ivre qu'il était déjà de sa nouvelle dignité. Ils voulurent tout savoir de l'examen, des questions posées et de ses réponses.

« Ibn Sina ne cessait de m'interroger en médecine. " Quelles déductions peut-on tirer de l'examen de la sueur ?... Très bien, maître Karim, très complet. Et sur quelles observations générales peut-on fonder un diagnostic ? Quels principes d'hygiène doit observer un voyageur par terre et par mer ? " On aurait dit qu'il savait combien j'étais fort en médecine et faible dans les autres matières. Sayyid Sa'di m'a prié de discuter cette idée de Platon, que tous les hommes cherchent le bonheur. Grâce à toi, Mirdin, je l'avais étudiée à fond. J'ai répondu longuement, en me référant au prophète : le bonheur est la récompense d'Allah pour l'obéissance et la prière fervente.

– Et Nadir Bukh ? demanda Rob.

– Le juriste ? dit Karim en haussant les épaules. Il m'a interrogé sur le châtiment des criminels selon le Fiqh. Je n'en avais aucune idée. Alors j'ai dit que toute sanction était fondée sur les écrits de Mahomet – qu'il soit bénit –, qui déclare qu'en ce monde nous dépendons les uns des autres, bien que maintenant et pour l'éternité nous n'appartenions qu'à Allah. Le temps sépare le bien du mal et le fidèle du rebelle. Tout égaré sera puni et celui qui obéit sera en complet accord avec l'universelle volonté divine sur laquelle le Fiqh est fondé...

– Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda Rob ébahi.

– Je ne sais pas. Nadir Bukh avait l'air de mâchonner ma réponse comme une viande qu'il n'arrivait pas à identifier. Il ouvrait la bouche pour demander des précisions quand Ibn Sina m'a interrogé sur l'humeur du sang, et que je lui ai répété mot pour mot ce qu'il en a écrit dans ses deux livres. C'était fini ! »

Ils rirent aux larmes et burent en proportion. Enfin, n'en pouvant plus, ils titubèrent jusqu'à la rue, au bout de la place, et arrêtèrent la voiture ornée d'un lis peint sur sa porte. Rob s'assit devant à côté du maquereau, Mirdin s'endormit, la tête dans le vaste giron de Lorna la putain, et Karim reposa la sienne sur son sein en chantant des chansons douces.

Fara ouvrit de grands yeux en voyant dans quel état on ramenait son époux.

« Il est malade ?

– Il est soûl, comme nous », expliqua Rob, et il retourna dans la voiture qui les mena à la petite maison du Yehuddiyyeh. La porte à peine refermée, Karim et lui s'effondrèrent sur le plancher et s'endormirent tout habillés.

Pendant la nuit, Rob entendit un léger bruit : Karim pleurait. Dès l'aube il fut réveillé de nouveau par son ami qui se levait. Il ne devrait pas boire, se dit-il, furieux.

« Désolé de te déranger, Rob, mais je dois courir.

– Courir ? Mais pourquoi ? Après cette nuit ?

– Pour préparer le chatir .

– Qu'est-ce que le chatir ?

– Une grande course à pied. »

Il sortit et l'on entendit le bruit décroissant de ses pas, puis les aboiements des chiens perdus qui jalonnaient la route du tout nouveau médecin, errant comme un djinn dans les rues étroites du quartier juif.

48. UNE JOURNÉE À LA CAMPAGNE

« LE chatir, dit Karim, est notre course nationale, une fête presque aussi ancienne que la Perse. Elle clôture notre mois de jeûne, le ramadan. A l'origine, dans la nuit des temps, c'était un concours pour choisir le chatir, ou valet de pied du roi. La course attire aujourd'hui à Ispahan les meilleurs coureurs de Perse et d'ailleurs. Elle commence aux portes du palais du Paradis et fait un circuit de dix milles romains et demi à travers les rues de la ville, jusqu'à l'arrivée, marquée par des poteaux dans la cour du palais. A chaque tour, les gardes remettent aux concurrents une des douze flèches (une par tour) auxquelles ils ont droit, et chacun les met une par une dans un carquois sur son dos.

« C'est une épreuve d'endurance, plus ou moins pénible selon la température. On peut accomplir les douze tours entre la première prière et la cinquième, soit cent vingt-six milles romains en quatorze heures environ. Personne jusqu'à présent n'a mis moins de treize heures mais le chah a promis un splendide calaat à celui qui le ferait en moins de douze heures ; avec en plus cinq cents pièces d'or et la charge honorifique de chef des chatirs, comportant une pension royale !

– C'est pourquoi tu t'entraînes avec tant d'acharnement ?

– Chaque coureur rêve de gagner. Moi, je veux la course et le calaat. Une seule chose vaut mieux que d'être médecin : être un médecin riche à Ispahan ! »

Le temps changea et l'air était si doux que Rob le sentait comme un baiser sur sa peau quand il quittait sa maison. Le monde semblait en pleine jeunesse, le Fleuve de la Vie roulait des flots de neige fondue et les abricotiers du petit jardin se couvraient de fleurs. Un matin, Khuff vint frapper à la porte : le chah demandait à Rob de l'accompagner pour une promenade à cheval. Craignant de perdre son temps avec ce souverain imprévisible, il fut par ailleurs surpris de le voir tenir sa promesse.

On le fît attendre très longtemps, aux écuries du palais, et Ala vint enfin suivi d'une telle escorte qu'il n'en croyait pas ses yeux. D'un geste impatient, il fut dispensé de la cérémonieuse prosternation et aussitôt ils furent en selle. Ils s'engagèrent dans les collines, et le chah, qui allait devant sur un bel étalon blanc, fit signe à Rob de venir près de lui.

« Tu t'es montré un excellent médecin en me prescrivant de monter à cheval. Je me noyais dans cette cour minable. N'est-ce pas agréable d'être délivré de tous ces gens ?

– Certes, Majesté. »

Rob jeta un coup d'œil derrière lui ; la cour entière suivait : Khuff et ses gardes, les écuyers, les animaux de charge, les chariots, etc.

« Aimerais-tu un cheval plus vif ?

– Ce serait trop de générosité, Majesté. Cette monture convient à mes capacités.

– Tu n'es vraiment pas persan, car chez nous personne ne perdrait une chance d'améliorer sa monture ; on naît cavalier et chevaucher est le meilleur de la vie. »

Il éperonna vivement son cheval, qui sauta un arbre mort, et, se retournant sur sa selle, il tira par-dessus son épaule gauche une flèche de son grand arc, riant aux éclats parce qu'il avait manqué son but.

« Tu connais l'histoire de cet exercice ?

– Non, sire, mais je l'ai vu faire à vos cavaliers le jour de la fête.

– Nous le pratiquons souvent et certains y sont excellents. On l'appelle le tir parthe. Il y a huit cents ans, les Parthes étaient un des peuples de notre terre ; ils vivaient à l'est de la Médie, sur un territoire de terribles montagnes et de désert non moins redoutable, le Dacht-i Kevir.

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