Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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« Un bon joueur peut éviter la défaite pendant des jours, dit-il. Et celui qui gagne peut gouverner le monde. Mais tu n'as pas mal joué pour une première fois, et ce n'est pas un déshonneur d'avoir subi le chahtreng car tu n'es qu'un Juif, après tout. »
Quel soulagement de retrouver la petite maison du Yehuddiyyeh, le travail régulier du maristan et des cours ! Au lieu du service de la prison, il fut très heureux d'être admis à étudier les fractures, avec Mirdin, comme assistant de Hakim Jalal ul-Din. Svelte, de type saturnien, riche et respecté, Jalal était un des chefs de l'élite médicale à Ispahan, mais il ne ressemblait guère à ses confrères.
« Ainsi c'est toi Jesse, le barbier-chirurgien ?
– Oui, maître.
– Je ne partage pas le mépris général pour ta profession ; il en est d'honnêtes et d'habiles. Moi-même, avant d'être médecin, j'ai été rebouteux ambulant et je n'ai pas changé en devenant hakim. Néanmoins, il faudra travailler dur pour gagner mon estime, sinon, je te mettrai à la porte de mon service, et à coups de pied aux fesses, encore ! »
C'était un grand spécialiste des os, inventeur d'éclisses capitonnées et d'appareils de traction. Il apprit aux étudiants à palper du bout des doigts les chairs contusionnées jusqu'à visualiser, comme ils l'auraient fait avec leurs yeux, la blessure et le traitement qui convenait. Il n'avait pas son pareil pour remettre en place les os et même les éclats d'une fracture, de manière que la nature les ressoude en leur premier état.
Il s'intéressait curieusement aux criminels et leur avait parlé longuement d'un berger assassin, tout récemment exécuté pour avoir sodomisé puis tué deux ans plus tôt un camarade, qu'il avait enterré de l'autre côté des remparts. On avait décidé d'exhumer le cadavre pour lui assurer au cimetière islamique une sépulture et des prières qui le feraient admettre au paradis.
« Venez, dit Jalal à Rob et à Mirdin. C'est une occasion exceptionnelle : aujourd'hui, nous serons fossoyeurs. »
Sans savoir ce qu'il avait tramé, ils le suivirent avec une mule, accompagnés d'un mullah et d'un soldat du kelonter, jusqu'à la colline isolée indiquée par le meurtrier lors de ses aveux.
« Faites attention », demanda Jalal quand ils se mirent à creuser.
Ils découvrirent bientôt les os d'une main puis mirent au jour le squelette entier qui fut déposé sur une couverture.
« C'est l'heure de manger », dit alors le médecin en déballant le chargement de la mule : une volaille rôtie, un somptueux pilah, de grosses dattes du désert, des gâteaux au miel et un pot de sherbet.
Laissant le mullah et le soldat à leur déjeuner, qui serait sans doute suivi d'une sieste, le maître et ses étudiants retournèrent en hâte étudier le squelette. La terre avait fait son œuvre et les os étaient propres, sauf une tache de rouille à l'endroit où le poignard avait frappé le sternum.
« Remarquez le fémur, dit Jalal, l'os le plus long et le plus fort du corps. Vous comprenez pourquoi il est si difficile de réduire une fracture de la cuisse ? »
Il leur fit compter les douze paires de côtes qui forment la cage protectrice du cœur et des poumons.
« Avez-vous déjà vu un cœur et des poumons d'homme ? demanda Rob.
– Non, mais Galien affirme qu'ils ressemblent beaucoup à ceux du porc, que nous connaissons... Ne perdons pas de temps car ils vont revenir. Observez les sept premières paires attachées au sternum par une matière souple, les trois suivantes reliées par un tissu commun et les deux dernières qui restent libres à l'avant. Allah n'est-il pas le plus merveilleux des architectes, dhimmis ? n'a-t-il pas construit son peuple sur une admirable structure ? »
Ainsi se poursuivit en plein soleil cette fête du savoir : un cours d'anatomie sur un homme assassiné.
Rob et Mirdin allèrent ensuite aux bains, pour se laver de leurs impressions morbides et détendre leurs muscles. Karim les y rejoignit et Rob remarqua tout de suite son air soucieux.
« Je dois repasser l'examen. Je n'y croyais plus. C'est ma troisième tentative. Si j'échoue, tout est fini pour moi.
– C'est pour quand ?
– Dans six semaines. J'ai peur... Je n'ai rien à craindre en médecine, mais en droit et en philosophie...
– On a tout le temps, dit Mirdin. Je t'aiderai en philosophie et tu travailleras ton droit avec Jesse. »
Rob fit la grimace car il ne se sentait guère juriste. Mais il était décidé à tout tenter pour son ami.
« On commence ce soir, dit-il. Et tu passeras.
– Il le faut », soupira Karim.
46. L'ÉNIGME
IBN SINA invita Rob chez lui deux semaines de suite.
« Hou ! dit Mirdin en plaisantant, le maître a un favori. » Mais son sourire était fier et dénué de jalousie.
« C'est bien qu'il s'intéresse à lui. Al-Juzjani a toujours été soutenu par Ibn Sina et il est devenu un grand médecin. »
Rob fronça les sourcils : il ne tenait pas à partager son expérience, même avec eux. Que dire de ces soirées où le maître dispensait pour lui seul les trésors de son intelligence : les corps célestes, les philosophes grecs... Il savait tant de choses et les enseignait sans effort !
Rob, au contraire, pour aider Karim, devait d'abord apprendre lui-même ; il décida de ne plus suivre pendant six semaines que les cours de droit et d'emprunter à la maison de la Sagesse des livres de jurisprudence. Ce serait autant de fait pour sa propre préparation. Le droit islamique comportait deux branches : le Fiqh ou science légale, et la Shari'a , loi divine révélée par Allah. Si l'on ajoutait la Sunna , la vérité et la justice manifestée dans la vie exemplaire et les paroles de Mahomet, cela donnait une doctrine complexe propre à dérouter plus d'un étudiant.
Karim s'y perdait, visiblement. Pour la première fois depuis sept ans, il ne pouvait plus aller chaque jour au maristan, et le contact avec les malades lui manquait cruellement. Chaque matin, avant de travailler avec Rob, puis avec Mirdin, il allait courir, dès la première lueur de l'aube, comme pour échapper à ses angoisses. Rob l'accompagna plusieurs fois à cheval ; ils sortaient de la ville, franchissaient le Fleuve de la Vie et se retrouvaient en pleine campagne. Mais n'était-ce pas un gaspillage d'énergie ?
« Au contraire, disait le sage Mirdin, s'il ne courait pas, il serait incapable de surmonter ce passage difficile. »
Un matin, on vint chercher Rob. Il suivit l'avenue des Mille-Jardins jusqu'à la belle propriété d'Ibn Sina ; le portier prit son cheval et le maître l'accueillit devant la porte de pierre.
« C'est pour ma femme. Voudrais-tu l'examiner ? »
Rob s'inclina, confus. Ibn Sina ne manquait pas de confrères distingués qui se seraient honorés d'une telle consultation. Ils montèrent, par un escalier de pierre en colimaçon, dans la tour nord de la demeure. La vieille femme, allongée sur sa couche, les regarda sans les voir, de ses yeux ternes et absents. Ibn Sina s'agenouilla près d'elle.
« Reza. »
Il mouilla d'eau de rose un linge dont il lava tendrement ses lèvres gercées et son visage. L'expérience de toute une vie lui avait appris à rendre confortable une chambre de malade, mais ni la propreté de la pièce ni les vêtements frais et les senteurs de l'encens ne pouvaient vaincre l'odeur de la maladie. Les os semblaient prêts à traverser la peau transparente ; le visage était cireux, les cheveux fins et blancs. L'épouse du plus grand médecin du monde n'était plus qu'une vieille femme au dernier stade de la maladie des os.
Les bubons s'étalaient sur les bras maigres et le bas des jambes, les chevilles et les pieds gonflés, la hanche droite manifestement très abîmée, et Rob savait que, sous l'étoffe, les tumeurs avaient envahi d'autres régions du corps, y compris l'intestin, à en juger par l'odeur. Inutile de confirmer un diagnostic évident et terrible. L'étudiant avait compris ce qu'on voulait de lui : prenant les mains frêles dans les siennes, il lui parla doucement en regardant ses yeux, où passa une lueur éphémère.
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