Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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- Название:Le Médecin d'Ispahan
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Karim se tut un long moment. Seuls les gémissements des malades troublaient le silence.
« Quand il est mort, j'avais quinze ans. Sa famille m'a jeté dehors, mais il avait arrangé mon entrée à la madrassa et je suis venu à Ispahan, libre pour la première fois. J'ai décidé que mes fils, quand j'en aurai, grandiront en sécurité ; cette sécurité qu'assure la fortune. »
Enfants, presque aux deux bouts du monde, ils avaient donc vécu des catastrophes comparables. Rob aurait pu avoir moins de chance, et le Barbier être tout différent...
L'arrivée de Mirdin interrompit la conversation. Il s'assit par terre, de l'autre côté de la paillasse. « Personne n'est mort hier à Chiraz.
– Allah !
– Personne n'est mort ! »
Rob les prit tous deux par la main. Au-delà du rire et des larmes, ils étaient comme de vieux amis après toute une vie passée ensemble. Ils se regardèrent en silence, savourant leur bien-être de survivants.
Plus de dix jours après, Rob fut jugé assez fort pour voyager. Il faudrait des années pour que les arbres repoussent à Chiraz, mais les gens commençaient à rentrer, apportant quelquefois du bois de charpente. On voyait ici et là des charpentiers poser des volets et des portes. C'était bon de laisser la ville derrière soi et de repartir vers le nord. Arrivés devant chez le marchand Ishmael, ils frappèrent sans obtenir de réponse.
« Il y a des cadavres par ici », dit Mirdin en fronçant le nez.
Dans la maison, ils trouvèrent les corps décomposés du marchand et de Hakim Fadil, mais pas de trace d'Abbas Sefi, qui avait dû s'enfuir en voyant les autres atteints. On récita des prières et on brûla les restes des pestiférés en dressant un bûcher avec le coûteux mobilier d'Ishmael.
Des huit qui avaient quitté Ispahan, il n'en restait que trois au retour de Chiraz.
45. LE SQUELETTE DU MORT
DE retour à Ispahan, Rob eut d'abord l'impression d'une ville irréelle, avec tous ces gens bien portants qui ne faisaient que rire ou se chamailler. Ibn Sina fut attristé mais non surpris d'apprendre les désertions et les morts, et reçut son rapport avec un vif intérêt. Pendant le mois que les trois étudiants avaient passé à la maison du rocher d'Ibrahim, pour être certains de ne pas rapporter la peste, Rob avait rédigé une relation détaillée de leur travail à Chiraz. Il montrait clairement que les deux autres lui avaient sauvé la vie et faisait leur éloge avec chaleur.
« Karim aussi ? » demanda brusquement Ibn Sina quand ils furent seuls.
Rob hésita, n'osant porter de jugement sur un camarade.
« Il peut avoir des difficultés à l'examen, mais c'est déjà un merveilleux médecin, calme et ferme dans l'épreuve et compatissant pour ceux qui souffrent.
– Va maintenant au palais du Paradis, car le chah est impatient de t'entendre sur la présence de l'armée seldjoukide à Chiraz. »
L'hiver s'achevait mais le palais était encore glacial. Le long des sombres galeries, Rob suivait le capitaine des Portes dont les bottes faisaient sonner les dalles de pierre. Ala Chah était seul, assis à une grande table.
« Jesse ben Benjamin, Majesté, dit Khuff tandis que Rob se prosternait.
– Assieds-toi près de moi, dhimmi, et tire la nappe sur tes genoux », dit le roi.
Rob obéit et fut agréablement surpris de sentir l'air chaud qui montait de fours souterrains par une grille au ras du sol. Il se gardait bien d'observer trop directement ou trop longtemps le souverain mais le premier coup d'œil avait confirmé la rumeur populaire : Ala avait des yeux de loup, la peau flasque sur ses traits de faucon ; il était évident qu'il buvait trop. Il avait devant lui un plateau divisé en carrés alternativement noirs et blancs, garni de figurines sculptées. A côté, des coupes et un pichet de vin. Le chah les remplit et vida aussitôt la sienne.
« Bois, bois, pour que je voie un Juif heureux ! dit-il avec un regard impérieux de ses yeux rouges.
– Puis-je vous demander, Majesté, de m'en dispenser ? Boire ne me rend pas heureux, mais maussade et sauvage. C'est pourquoi je ne l'apprécie pas comme d'autres, mieux partagés que moi. »
Le chah parut intéressé.
« Je m'éveille chaque matin les mains tremblantes et une vive douleur derrière les yeux. Tu es médecin. Quel est le remède ?
– Moins de vin, Majesté, répondit Rob en souriant, et plus de chevauchées à l'air pur de la Perse. »
Le regard perçant scrutait son visage pour y surprendre l'insolence, mais il n'en trouva pas.
« Alors, tu chevaucheras avec moi, dhimmi.
– Je suis à votre service, Majesté. »
Ala fît un geste pour signifier que la question était réglée.
« Alors, parlons des Seldjoukides à Chiraz. Dis-moi tout. »
Il écouta avec attention ce que Rob avait appris sur les envahisseurs de l'Anshan. Puis il conclut :
« Notre ennemi du Nord-Ouest pensait nous encercler et s'établir au Sud-Est. S'il avait réussi à conquérir tout l'Anshan, Ispahan aurait été prise entre les mâchoires du rapace seldjoukide. Allah soit béni de leur avoir envoyé la peste ! Quand ils reviendront, nous serons prêts. »
Il tira entre eux le grand échiquier.
« Connais-tu ce jeu ?
– Non, sire.
– C'est un passe-temps d'autrefois. Si l'on perd, c'est le chahtreng , le " supplice du roi ", mais on l'appelle plutôt la chasse du roi car il s'agit d'un combat. Je vais te l'apprendre, dhimmi », dit-il en riant.
Il tendit à Rob une des pièces : un éléphant sculpté, et lui fit toucher l'ivoire poli.
« On l'a sculpté dans une défense. Tu vois, nous avons les mêmes effectifs. Le roi se tient au centre, assisté de son fidèle compagnon, le général. De chaque côté un éléphant protège le trône de son ombre. Deux chameaux près des éléphants, avec un homme sur chacun d'eux, puis deux chevaux avec leurs cavaliers prêts à combattre. Aux extrémités du champ de bataille, un rukh , ou guerrier, élève ses mains en coupe jusqu'à ses lèvres pour boire le sang des ennemis. En avant, se déplacent les fantassins dont le devoir est d'assister les autres pendant le combat. Si un fantassin réussit à traverser tout le champ de bataille, il prend place, en héros, près du roi, comme le général. Le brave général ne franchit jamais qu'une case à la fois, les puissants éléphants en parcourent trois, surveillant tout le champ sur un rayon de deux mille pas. Le chameau court aussi sur trois cases et les chevaux de même, en sautant par-dessus sans les toucher. De tous côtés, le guerrier se déchaîne, traversant le champ de bataille de bout en bout.
« Chaque pièce se tient à son territoire et ne se déplace qu'autant qu'il lui est permis. Si quelqu'un approche le roi, il crie : " Retire-toi, ô chah ! " et le roi doit abandonner sa case. S'il voit sa route coupée par le roi ennemi, le cheval, guerrier, le général, l'éléphant et l'armée, il regarde dans les quatre directions en fronçant les sourcils. Et s'il voit ses troupes battues, sa retraite coupée par l'eau et le fossé, l'ennemi à sa droite, à sa gauche, devant et derrière, il mourra de fatigue et de soif car c'est le destin que le ciel réserve au vaincu. »
Il se versa du vin, le but et jetant à Rob un regard insistant :
« Tu as compris ?
– Je crois, sire...
– Alors commençons. »
Rob commit des erreurs que le chah corrigeait chaque fois avec un grognement. La partie ne fut pas longue car ses troupes furent vite vaincues et son roi captif.
« Une autre ! » dit Ala avec satisfaction.
Le second combat fut aussi rapide que le premier mais Rob commençait à comprendre que le chah, prévoyant ses mouvements, lui tendait des pièges comme dans une vraie guerre. A la fin, il le congédia d'un geste.
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