Brown, Dan - Deception point
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Le pilote secoua la tête.
— Désolé, madame, le Président ne se trouve pas à la Maison Blanche ce matin.
Rachel essaya de se souvenir si Pickering lui avait spécifiquement mentionné la Maison Blanche comme destination ou si elle l‘avait simplement présumée.
— Mais alors, où se trouve le Président ?
— Votre entretien avec lui va se passer ailleurs.
— Où ça ailleurs ?
— On n‘est plus très loin maintenant.
— Ça n‘est pas ce que je vous ai demandé.
— C‘est à une vingtaine de kilomètres.
Rachel lui lança un regard mauvais. Ce type devrait faire de la politique, songea-t-elle.
— Est-ce que vous évitez les balles aussi bien que les questions ? Le pilote ne répondit pas.
Il leur fallut moins de sept minutes pour traverser la baie de Chesapeake. Une fois celle-ci dépassée, le pilote vira au nord et se dirigea vers une étroite péninsule où Rachel aperçut une série de pistes d‘atterrissage et d‘édifices apparemment militaires. Le pilote amorça sa descente et Rachel comprit où ils allaient atterrir : les six rampes de lancement et les tours
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noircies par les flammes des réacteurs de fusées lui fournissaient déjà un bon indice. Mais, en plus, sur le toit de l‘un des hangars, elle put voir, peints en énormes lettres blanches, ces deux mots : Wallops Island.
Wallops Island était l‘un des sites les plus anciens de la NASA. Encore utilisé aujourd‘hui pour les lancements de satellites et les expérimentations de prototypes, Wallops était la base la plus secrète de l‘Agence spatiale.
Le Président à Wallops Island ? Cela n‘avait aucun sens.
Le pilote de l‘hélicoptère aligna son appareil sur l‘axe de trois pistes d‘atterrissage parallèles qui traversaient la fine péninsule sur toute sa longueur. Elles semblaient se diriger vers l‘extrémité la plus éloignée du complexe.
Le pilote commença à ralentir.
— Vous allez rencontrer le Président dans son bureau.
Rachel se tourna en se demandant si le type plaisantait.
— Le président des États-Unis a un bureau sur Wallops Island ?
Le pilote garda un sérieux imperturbable.
— Le président des États-Unis a un bureau partout où il le désire, madame.
Il pointa l‘index vers l‘extrémité de la piste d‘atterrissage.
Rachel aperçut l‘énorme silhouette au loin et son cœur faillit s‘arrêter de battre. Même à trois cents mètres, elle reconnut le 747 modifié à la coque bleu clair.
Je vais le rencontrer à bord du...
— Oui, madame, c‘est son bureau quand il est loin de chez lui.
Rachel continuait à fixer l‘énorme appareil. La désignation codée du Boeing 747 présidentiel était VC-25-A, mais pour tout le monde il ne portait qu‘un seul nom : Air Force One.
— On dirait que vous allez avoir droit au nouveau, ce matin, fit le pilote, en désignant du doigt les chiffres qui se détachaient sur l‘aileron de queue.
Rachel acquiesça silencieusement. Peu d‘Américains savent qu‘il existe en réalité deux Air Force One en service, deux 747
identiques spécialement aménagés, l‘un portant le numéro 28
000 et l‘autre le 29 000. Tous deux peuvent atteindre mille
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kilomètre-heure en vitesse de croisière et ont été transformés pour pouvoir être ravitaillés en vol, ce qui leur confère un rayon d‘action pratiquement illimité.
Tandis que le PaveHawk effectuait sa manœuvre et s‘arrêtait à côté de l‘avion présidentiel, Rachel comprit qu‘on qualifiât l’Air Force One de « palais mobile ». Il en imposait vraiment.
Quand il se rendait à l‘étranger, le Président demandait souvent, pour des raisons de sécurité, que l‘entretien avec le chef d‘État qu‘il rencontrait ait lieu à bord de son avion, sur une piste d‘aéroport. Si la sécurité était certainement l‘un des motifs de cette façon de procéder, il y en avait un autre, indéniable, à savoir l‘atout que lui offrait un tel décor pour ses négociations.
Une visite à bord de l‘ Air Force One était beaucoup plus intimidante que n‘importe quel voyage à la Maison Blanche. À
commencer par les lettres de deux mètres de haut qui claironnaient tout le long du fuselage United States of America.
Un ministre étranger, une femme, avait accusé le président Nixon de lui brandir sa virilité au visage un jour qu‘elle avait été conviée à le rencontrer à bord de l’Air Force One.
Par la suite, l‘équipage de l‘appareil avait, sur le mode de la plaisanterie, surnommé l‘avion « le braquemart ».
Un colosse du Secret Service présidentiel en blazer surgit devant le cockpit et ouvrit la portière de l‘appareil côté passager.
— Mademoiselle Sexton ? Le Président vous attend.
Rachel descendit de l‘hélicoptère et jeta un coup d‘œil vers l‘énorme 747. Un phallus volant, pensa-t-elle. Elle avait entendu dire que ce bureau mobile ne comptait pas moins de mille deux cents mètres carrés de superficie intérieure et comprenait quatre suites privées séparées, que ses compartiments couchettes pouvaient accueillir pas moins de vingt-six membres d‘équipage, sans parler des deux cuisines capables de nourrir une centaine de personnes.
En grimpant l‘escalier, Rachel sentit sur ses talons l‘agent du Secret Service qui accélérait le mouvement. Tout en haut, la portière de la cabine ouverte ressemblait à un petit orifice sur le flanc d‘une gigantesque baleine argentée. En approchant du seuil de l‘avion, elle sentit son assurance s‘évanouir.
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Du calme, Rachel, ce n‘est qu‘un avion, se rassura-t-elle.
L‘agent du Secret Service lui prit poliment le bras et la guida dans un corridor étonnamment étroit. Ils tournèrent à droite, franchirent une courte distance, et pénétrèrent dans une cabine aussi spacieuse que luxueuse. Rachel la reconnut immédiatement pour l‘avoir vue en photo.
— Attendez ici, fit l‘agent, avant de s‘éclipser.
Rachel resta seule dans la célèbre suite présidentielle lambrissée de l‘ Air Force One. C‘était la salle où l‘on recevait dignitaires et personnalités et manifestement l‘endroit où l‘on introduisait les novices que l‘on souhaitait intimider. La pièce prenait toute la largeur de l‘appareil et elle était tapissée d‘une épaisse moquette brun foncé. L‘ameublement était impeccable : fauteuils recouverts de cuir disposés autour d‘une immense table circulaire en érable, lampadaires en bronze patiné flanquant un immense sofa et un bar en acajou supportant des verres de cristal gravés à la main.
Les concepteurs du Boeing avaient soigneusement étudié l‘aménagement de ce salon pour procurer aux passagers « un sentiment d‘ordre et de tranquillité ». La tranquillité, pour l‘instant, était bien la dernière chose que Rachel Sexton ressentait. Elle pensait à tous les responsables politiques qui s‘étaient assis ici même pour y prendre des décisions qui avaient peut-être changé le destin du monde.
Tout, dans cette grande pièce, exprimait le pouvoir, depuis l‘arôme discret du cigare jusqu‘à l‘emblème présidentiel que l‘on retrouvait un peu partout : l‘aigle aux serres refermées sur les flèches et les rameaux d‘olivier était brodé sur les coussins, gravé dans le seau à glace et même imprimé sur les sous-verres en liège du bar. Rachel en prit un pour l‘examiner.
— Envie de garder un petit souvenir ? lança une voix grave derrière elle.
Surprise, Rachel fit un demi-tour et laissa échapper le sous-verre qui tomba. Elle s‘agenouilla pour le ramasser. Tout en le reposant, elle se tourna et rencontra le regard du président des États-Unis, qui la fixait ironiquement.
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