Thilliez, Franck - Gataca
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Dans l’appartement 413, elle entendait clairement deux hommes crier. Des mots allumèrent en elle un tas de voyants rouges : assassinat… Louts… flic…
Soudain, son cœur manqua un battement. Un cri. Puis un fracas de verre.
Une bagarre.
L’instinct du flic fut le plus fort. Immédiatement, Lucie fit jaillir son arme de sa poche, tourna la poignée de la porte et la poussa d’un coup sec.
Elle braqua le canon devant elle.
Arnaud Fécamp était couché sur le sol, au milieu du couloir, sa tête cernée d’éclats de verre. Devant lui, un homme serrait dans son poing un tesson de bouteille. Pantalon de jogging, torse nu, tatouages. Une vingtaine d’années, tout en nerfs.
— Police ! Tu bouges, et je t’explose la gueule ! Jette ton tesson !
Lucie repoussa la porte du talon. L’individu la regardait avec de grands yeux ronds. Des veines saillaient sur son cou maigre. Surpris, il lâcha son arme tranchante et leva les mains au niveau des pectoraux. Pas un poil sur son torse d’une blancheur de coke. Ou il se rasait, ou il était totalement imberbe.
— Hé ! C’est quoi ce bordel ?
Dans ce couloir étroit, Lucie essaya de contrôler son stress. Elle pria pour ne pas trembler. Trop tard pour reculer. Elle s’approcha d’une démarche ferme, enjamba le corps inanimé et poussa le jeune contre le mur.
— Assieds-toi.
Le type la défia du regard, sans obéir.
— Qu’est-ce que tu veux, salope ?
Sans réfléchir, Lucie leva son arme et cogna avec sa crosse, juste sur sa tempe droite. Un bruit creux. Le jeune se laissa glisser contre le mur, les deux mains sur le visage. Fouettée par l’adrénaline, Lucie jeta un coup d’œil rapide vers les pièces voisines. Sales, bordéliques. A priori , personne.
— Je dois répéter ? Tu vois cette arme, tête de con ? C’est un pistolet semi-automatique Mann, modèle 1919, calibre 6.35 mm, en excellent état de fonctionnement. Petit, léger, il passe inaperçu mais creuse des trous gros comme des grains de raisin. Je l’ai acheté à un collectionneur, ça m’évite de me servir de mon arme de service. Je suis seule, ici. Pas de collègue, rien. Personne pour me dire ce que je dois faire.
Le môme émit un son entre grognement et gémissement, puis sa voix se fit plus claire.
— Qu’est-ce que tu veux ?
— C’est quoi, ton nom ?
Il hésita. Lucie approcha sa semelle de son entrejambe.
— C’est quoi ?
— David Chouart.
Elle recula, se baissa vers Fécamp, lui palpa la carotide. Assommé avec une bouteille de whisky bas de gamme. Chouart n’y était pas allé de main morte. Le tatoué semblait passablement éméché. Yeux injectés, haleine de fauve.
— Tu l’as bien cogné. Pourquoi ?
Le jeune se massa la tempe avec une grimace. Un hématome était déjà visible.
— J’ai déjà prévenu cet enfoiré que ça se passerait mal s’il remettait les pieds ici.
— Il y a des moyens plus tendres de s’y prendre. Éva Louts, tu connais ?
— Jamais entendu ce nom-là.
— Moi je viens de l’entendre dans le couloir, pendant que tu t’engueulais avec lui.
Chouart adressa un regard haineux vers l’homme couché.
— Ce type est taré. Il entre ici, m’accuse d’un meurtre. J’ai rien à voir avec ces conneries.
— Il a peut-être de bonnes raisons ? Parle-moi de ta relation avec lui. Quand vous êtes-vous connus, et à quelle occasion.
— Y a rien à dire.
Lucie se redressa et hocha le menton vers le corps immobile du chercheur.
— Lui, il parlera, en tout cas.
Elle sortit son téléphone portable.
— Dans moins de cinq minutes, je te colle toute la police lyonnaise au cul. Il vaut mieux que ça reste entre nous deux.
Chouart montra ses dents, à la manière d’un animal qui cherche à défier son adversaire.
— Je connais la musique. Tu vas les appeler quand même, de toute façon.
Lucie fouilla dans sa poche, puis lui balança un médaillon plastifié sur le torse.
— Je suis ici pour une raison personnelle.
Chouart considéra l’objet en plastique, la photo à l’intérieur, puis le rejeta aux pieds de Lucie, un sourire malsain aux lèvres.
— Tes filles ? T’es qui ? Une mère qui se fait justice ? Rien à foutre.
En un éclair, Lucie se précipita sur lui et lui colla l’arme au beau milieu du front. Elle respirait fort, son visage se tordait, son doigt oscillait. Soudain, la peur s’insinua dans le regard du type. Il se recroquevilla, serrant les dents.
— C’est bon ! C’est bon, je vais parler ! Arrête !
Lucie mit quelques secondes avant de relâcher la pression, le visage livide. Sa tête lui tournait. Elle avait été sur le point d’appuyer. Réellement appuyer. Jamais elle n’avait ressenti une sensation pareille, même au cours de ses enquêtes les plus noires. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Elle se recula d’un pas. À présent, sa main tremblait un peu. Le jeune avait les yeux quasiment exorbités.
— T’es complètement barge, putain !
— C’est quoi, ton rapport avec la momie de Cro-Magnon ?
Le jeune était décomposé. Il savait qu’il n’avait pas affaire à un flic normal, mais à une véritable bombe ambulante.
— C’est moi qui l’ai piquée.
— Un coup monté ? T’étais de mèche avec Fécamp ?
— Il devait nous mener jusqu’au laboratoire, et nous, on devait tout faire pour simuler une agression.
— Qui était le deuxième agresseur ?
— Un pote à moi, balèze en informatique. Il a agi bêtement et simplement, sous mes ordres. Il n’est au courant de rien.
Lucie recula sans le quitter des yeux. Chouart ne bougeait plus d’un poil, docile. Elle était sûre qu’il ne dirait plus que la vérité à présent.
— C’est Fécamp qui t’a contacté pour faire le coup ?
— Non. Fécamp n’était qu’un intermédiaire. L’employeur l’a d’abord abordé lui, avant de venir à moi. Puis un soir, tous les trois, on s’est retrouvés dans un parc de Villeurbanne, pour discuter affaires. Le contrat était simple. Fécamp touchait une grosse somme pour me mener jusqu’à la momie au bon moment. Et moi, je touchais la même somme pour la voler. Dix mille chacun. Je devais recruter un autre type, pour m’aider. Ça a été un jeu d’enfant. Fécamp nous avait tout expliqué : le badge, la position du laboratoire, les ordinateurs contenant les données et les sauvegardes.
Il désigna le chercheur du menton.
— Il déteste sa patronne. Il jouit dans son froc chaque fois qu’il entend cette garce se plaindre de la disparition de la momie. Je crois que, même gratos, il l’aurait fait.
— Le nom de cet employeur.
— Je l’ignore.
Lucie fit un pas rapide vers lui, menaçante. L’homme protégea son visage de ses deux bras. Les aigles, les serpents de ses tatouages se dressaient entre Lucie et lui.
— Je vous jure ! C’est tout ce que je sais. J’ai plus jamais entendu parler de cette histoire jusqu’à ce que cet enfoiré se pointe aujourd’hui, en me demandant si j’avais quelque chose à voir avec le meurtre d’une étudiante. Louts, ou je sais pas quoi. J’ai jamais entendu ce nom, bordel ! Interrogez-le, lui !
Lucie suait à grosses gouttes, elle s’épongea le front avec sa manche. Ses nerfs étaient à vif. Il lui fallait une piste, un nom, de quoi avancer. Hors de question de repartir les mains vides. Sans hésitation, elle se pencha au-dessus de Fécamp et le gifla, de plus en plus fort.
— Allez, on se réveille.
Après une bonne minute, le scientifique émit un grognement puis ouvrit difficilement les yeux. Il porta les mains à son crâne. Ses phalanges s’empourprèrent légèrement. Sang et alcool. Il fixa Lucie, incrédule, puis se redressa lentement. Il se traîna jusqu’au mur, sur lequel il appuya son dos, les jambes tendues. Lucie ne lui laissa pas le temps d’ouvrir la bouche.
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