Thilliez, Franck - L'anneau de moebius
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Alors que Vic enfilait son blouson, Stéphane lui dit :
— C’est l’enterrement de Sylvie lundi. Je sais que tu ne la connaissais pas, mais…
— Je serai là.
★
Quand Vic rentra chez lui, il se servit un dernier cognac pour s’aider à s’endormir sans Céline. Elle lui manquait horriblement.
Il ne remarqua pas que le niveau de la bouteille avait mystérieusement augmenté par rapport à la dernière fois…
SIX JOURS ET VINGT HEURES PLUS TÔT…
72. DIMANCHE 6 MAI, 05 H 32
Le rêve avait été stupéfiant. Hallucinant. Stéphane y avait vu Stéfur installé dans le canapé du salon, avec Vic Marchal, en train de boire des canettes et, surtout, de visionner une cassette vidéo. Celle provenant d’une caméra de surveillance qui donnait sur l’usine d’équarrissage ! Une cassette sur laquelle on le devinait, lui, à la poursuite de l’homme au visage monstrueux !
Il s’agissait de son périple de la veille. Sur la vidéo, le fuyard semblait s’être empalé sur une tige d’acier. Stéphane n’avait rien remarqué, à cause de la pluie, des gouttes d’eau dans les yeux, de la douleur dans ses côtes. Mais peut-être y avait-il des indices à récupérer sur place. Il se rua vers sa Ford et démarra en quatrième vitesse.
Une fois garé dans la zone industrielle déserte, Stéphane traversa la rue et observa l’une des pointes d’acier, à côté du grillage. Il repéra la caméra de surveillance, lui tourna le dos et enfonça sa casquette avant de s’approcher. Un morceau de tissu ensanglanté se trouvait accroché à la tige. Peut-être cet échantillon serait-il utile pour la police ? Mais comment le leur transmettre ? Comment leur faire comprendre qu’il s’agissait d’un bout du pantalon ensanglanté du tueur ? Une idée lui traversa alors l’esprit : il allait envoyer l’information de manière anonyme à ce flic, Vic Marchal, en lui signalant l’endroit exact du délit. Il retourna à sa voiture, s’empara de son reflex numérique et photographia sa « scène de crime ».
Il rechercha aussi des traces de sang sur le sol. Mais la pluie de la veille avait tout effacé.
Assis dans sa voiture, il comprenait de mieux en mieux ce qu’il s’était passé. Stéfur lui avait demandé de se rendre à l’usine d’équarrissage afin d’intercepter le meurtrier, puis il avait probablement visualisé la cassette du 5 mai, vers 22 h 00, pour tout suivre presque en direct. Un moyen très astucieux de sauter dans le temps et d’observer le passé.
Stéphane imagina la déception de Stéfur, face à son écran. Car, même s’il disposait de ces photos pour la police, il n’était pas parvenu à éliminer l’assassin.
Mais il ne faillirait pas dans l’autre mission. Ce soir, il se rendrait chez la femme de ce flic et ferait tout pour qu’elle évite son amniocentèse demain. Même s’il fallait pour cela employer la force.
Il rentra chez lui aux alentours de 7 h 00 et se mit à mouler le visage monstrueux du tueur, tel qu’il en conservait le souvenir.
En fin de matinée, il partit pour Méry-sur-Oise et parvint à aborder la petite Mélinda alors qu’elle se rendait à la messe. Il l’emmena à la carrière Hennocque et lui fit tellement peur qu’il était sûr que plus jamais elle ne suivrait un inconnu. Même s’il devait « Rester loin de Mélinda », il ne pouvait avoir empiré les choses.
Ensuite, dans l’après-midi, il glissa une enveloppe kraft dans une boîte à lettres à proximité du poste de garde de la brigade, adressée au nom de Vic Marchal. Elle contenait les photos du morceau de tissu ensanglanté prises à l’usine, ainsi qu’un mot tapé à l’ordinateur : « L’assassin que vous recherchez s’est blessé sur une tige en fer, dont vous trouverez les photos sous ce pli, en face du grillage de l’usine d’équarrissage de Saint-Denis. Il est venu y prendre de la viande en décomposition. Une cassette de surveillance vous donnera la preuve que je ne mens pas. »
A présent, il fallait s’occuper de cette histoire d’amniocentèse. Convaincre l’épouse de Vic Marchal qu’elle perdrait son bébé si elle décidait de la faire.
En se rendant chez elle, il apprit que Marchal était parti pour Lyon. La jeune femme se trouvait donc seule. Cela l’arrangeait, mais leur rencontre se passa pourtant très mal. Il ressortit de l’appartement en colère et frustré. Elle avait affirmé qu’elle ne se rendrait pas au cabinet médical le lendemain matin pour réaliser son amniocentèse. Mais elle avait menti, il le savait.
La main sur la portière de sa voiture, les yeux tournés vers le troisième étage et ses petites fenêtres, il s’interrogea : que faire ? Pouvait-il rentrer tranquillement chez lui et laisser ce bébé mourir ? Il avait lamentablement échoué à l’usine d’équarrissage en laissant filer le tueur, hors de question de tout rater à nouveau. Le Stéphane du futur avait été très clair : il fallait empêcher cet examen par tous les moyens.
Quand il monta dans son véhicule, il n’avait plus qu’un seul nom en tête. Un nom que Céline Marchal avait prononcé quelques minutes plus tôt : Sénéchal. Le nom de son gynécologue.
Le docteur Sénéchal.
Il remit sa casquette et noua ses cheveux en une queue-de-cheval qu’il fit disparaître sous son pull.
Trente-cinq minutes plus tard, il se garait dans une petite rue, Marchait cinq ou six cents mètres en frôlant les murs et frappait à la porte d’une belle maison bourgeoise, au sud d’Issy-les-Moulineaux.
Ses mâchoires étaient serrées comme jamais.
Il tenait un lourd bâton à la main.
SIX JOURS ET VINGT HEURES PLUS TARD…
73. DIMANCHE 13 MAI, 15 H 32
Vic regarda l’heure affichée sur le radio-réveil quand la sonnerie de son portable retentit. 15h32. Assommé par son long sommeil réparateur, il mit un temps à revenir à la réalité. On était dimanche, en plein après-midi, le soleil rayonnait à travers les stores et des gens se promenaient dans la rue. La vie continuait.
Il se leva en catastrophe et courut jusqu’à son téléphone, qu’il avait laissé à recharger sur une prise de la cuisine. Il pria pour que ce soit Céline, qu’elle lui annonce enfin son retour.
Mais ce n’était pas Céline, c’était Mortier.
— Marchal, on peut savoir ce que tu fiches ?
Vic passa une main dans ses cheveux en bataille.
— Commandant ? Que se passe-t-il ?
— Le Matador, ça te dit quelque chose ? On bosse cet après-midi, je te rappelle. Tu connais la nouvelle adresse, non ? C’est pas parce que ça a brûlé à Bessières qu’on annule. Magne-toi.
Il raccrocha sèchement, comme d’habitude. Un dimanche, bon Dieu…
Vic en avait plus qu’assez d’être traité comme un pion. Un jour on le démettait de l’affaire, un autre on avait besoin de lui. Aujourd’hui, tout ceci allait se terminer.
★
L’ensemble des quatre étages de l’ancien centre de police était parti en fumée. Le bâtiment ressemblait à un squelette de métal carbonisé. Dans la cour, derrière le poste de garde, Vic reconnut quelques véhicules de sa brigade et de la police scientifique, probablement le service incendies-explosifs qui cherchait encore à déterminer les causes du sinistre. A priori, le feu avait démarré au deuxième étage, en pleine nuit, et n’avait fort heureusement tué personne. Aux dernières nouvelles, on soupçonnait un problème électrique.
Vic remonta la rue de Rome, puis bifurqua rue Legendre avant de tourner de nouveau un peu plus loin, en se fiant au GPS. En pénétrant dans une large cour pavée où un flic en uniforme lui demanda ses papiers, il reconnut la silhouette épaisse de Mortier, appuyé contre un mur de pierre blanche. Le bâtiment, avec l’une de ses extrémités en pointe et les petites lucarnes par-dessus son toit en ardoise, avait des allures de mini 36, quai des Orfèvres. Voilà une semaine, Vic aurait sans doute éprouvé beaucoup de fierté à pénétrer ici, mais certainement pas aujourd’hui.
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