Thilliez, Franck - L'anneau de moebius

Здесь есть возможность читать онлайн «Thilliez, Franck - L'anneau de moebius» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, на английском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

L'anneau de moebius: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «L'anneau de moebius»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

L'anneau de moebius — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «L'anneau de moebius», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Il se retourna vers sa femme.

— Je t’ai déjà dit de ne pas venir me déranger ici.

Elle lui tendit des produits antiseptiques.

— Tiens, les voici.

Il ne la remercia pas. Il baissa son pantalon militaire, ôta une compresse et observa la large cicatrice dans sa chair, le long de sa cuisse gauche. Les quatre points de suture soigneusement réalisés n’avaient pas empêché une petite infection sur l’extrémité supérieure de la blessure. L’homme la nettoya avec soin, appliquant minutieusement un tampon imbibé de Bétadine.

— Tu aurais quand même dû aller à l’hôpital, lui reprocha sa femme, tu n’es pas médecin. Après une semaine, ça aurait dû cicatriser mieux que ça.

— J’ai déjà vu pire, non ?

Il plaça les pansements propres rapportés par son épouse dans une petite pochette en cuir, attachée à sa taille par une ceinture.

— Tu as reçu mes nouveaux kits de suture ? demanda-t-il.

— Pas encore.

Sa femme allait et venait, le regard soucieux.

— Je suis inquiète, avoua-t-elle. Tu te blesses de plus en plus, et c’est à chaque fois plus grave. Cette entaille-là aurait pu te tuer.

— C’est pour cette raison que les kits de suture existent.

— Mais imagine ! Imagine seulement que…

— Il n’y a rien à imaginer. Laisse-moi, à présent, j’ai du travail avec mes photos.

La femme voulut s’approcher, mais il tendit une main ouverte devant lui.

— Laisse-moi, j’ai dit.

Elle n’insista pas. Mieux valait en rester là.

A peine eut-elle disparu que l’homme partit s’enfermer dans son laboratoire. Il se fichait bien des photos, suspendues là depuis des jours sans que son idiote de femme s’en aperçoive.

Non, ce qui l’intéressait par-dessus tout, c’était le DVD.

Il le sortit de nouveau de sa boîte métallique et le glissa dans un lecteur.

Puis, il remit son casque, augmenta un peu le volume et fit défiler le film monté.

Sa langue courut sur ses lèvres.

Le film était splendide.

71. DIMANCHE 13 MAI, 00 H10

Il était presque minuit quand les deux hommes pénétrèrent dans la maison de Lamorlaye, avec, enfin, une copie de la cassette de surveillance en leur possession. Vic ne comprenait pas comment Stéphane Kismet réussissait encore à vivre dans la demeure où sa femme s’était fait sauvagement assassiner. Apparemment, il n’avait pas oublié de faire le plein d’alcool. Le réfrigérateur était rempli de canettes de bière, et quatre bouteilles de whisky – dont une déjà vide – reposaient sur la table de la cuisine.

Stéphane décapsula deux canettes et en tendit une à Vic, qui tenait la cassette vidéo dans la main.

— Plus j’y pense, et plus je me dis que notre quête n’a aucun sens, fit le flic. On ne peut pas ramener les morts. Tout comme le contenu de cette cassette ne peut pas changer.

Stéphane engloutit sa bière à une vitesse impressionnante. Il s’en ouvrit une seconde.

— C’est ce qu’on va voir. Amène-toi.

Une fois dans le salon, Vic ôta son blouson et s’assit dans le canapé. Il s’alluma une cigarette et souffla la fumée par le nez. Stéphane n’en démordait pas, il voulait y croire encore. Il plongea la cassette dans le magnétoscope et rembobina avant d’appuyer sur « play ». Sur le téléviseur, la bande se mit à cracher ses images en plan fixe. Stéphane accéléra par à-coups, jusqu’à ce que l’heure au bas de l’écran s’approche de 21 h 55. À 22 h 00 précises, on vit soudain l’assassin se faufiler par le trou dans le grillage en direction de l’usine, puis sortir du champ visuel.

— Je la connais par cœur, c’est exactement le même scénario, dit Vic en se redressant. D’ici quelques minutes, il va pleuvoir des cordes, puis notre homme va ressortir et disparaître. Ni vu, ni connu.

Il s’empara d’une nouvelle bière que Stéphane avait rapportée et en descendit une bonne moitié.

— Tu vois ? Rien n’évolue vraiment. Ce qui est passé ne peut être modifié.

Il pompa longuement sur sa cigarette avant de l’écraser dans une capsule avec un geste de dégoût. Puis il fixa Stéphane avec un air triste.

— Je vais repartir pour Avignon. Je vais reprendre des études de psychologie, un ou deux ans, puis je travaillerai dans le cabinet du frère de Céline. Je vais arrêter de boire, de fumer, de me transformer en cadavre. Je… Je ne peux plus bosser dans la police après ce qu’il s’est passé chez Siriel, avec… ce que je cache… Sans oublier cette douleur dans mon bras, qui me bouffe la vie à chaque fois que je tiens une arme. Je dois quitter cette ville. On va revendre notre appartement hors de prix et habiter une petite location dans le Sud. Avec l’argent qui nous restera, on pourra tenir, le temps que tout aille mieux.

Stéphane ne répondit pas, mais son regard signifiait qu’il comprenait. Le jeune lieutenant termina sa bière et, d’un mouvement du menton, désigna le téléviseur.

— Ça va arriver…

Lorsque l’horloge incrustée au bas de l’image indiqua 22 h 10, une silhouette franchit le trou, direction la sortie. En cours de route, elle se retourna vers l’usine, comme essoufflée. Et quand elle poursuivit sa course, elle ne prit pas garde aux tiges métalliques qui sortaient de vieux blocs de bétons entassés à proximité du grillage. L’homme chuta lourdement. Il disparut alors du champ. Impossible de savoir s’il s’était relevé ou pas.

Vic se pencha en avant, les sourcils froncés.

— Attends ! Ce passage est complètement différent de ce que j’ai vu la première fois ! Rembobine !

Mais Stéphane ne quittait plus l’écran des yeux. Car son double passé – même si on ne reconnaissait absolument pas Stéphane à cause de sa casquette et parce qu’il ne levait pas les yeux vers la caméra – venait d’apparaître dans l’angle de l’image. Il s’approchait à son tour du grillage et passait lui aussi par le trou avant de disparaître en marchant, les mains sur les côtes.

Stéphane se leva d’un bond.

— Ça a marché ! Il est allé à l’usine d’équarrissage ! Même s’il a laissé l’assassin se tirer, il a compris le message ! Il sait que tout ceci est vrai !

Vic se redressa également, abasourdi, tandis que Stéphane s’emparait d’une troisième bière et la levait devant lui, s’adressant au plafond.

— Bien joué, mec ! Tu as réussi ! A ta santé !

Il considéra Vic avec une pointe d’espoir au fond des yeux.

— On a réussi à changer quelque chose !

Le lieutenant restait perplexe.

— Peut-être oui, répliqua-t-il, perturbé par ce qu’il venait de voir. Mais les meurtres ont quand même eu lieu. Il faut qu’on se résigne, une bonne fois pour toutes. Ce qui est mort est mort. Pour toi, comme pour moi… Je vais remettre la cassette à mon commandant, peut-être qu’elle les aidera à s’en sortir. Si le tueur s’est blessé, il a sans doute perdu du sang, ils pourront alors faire des analyses ADN. Mais je veux vérifier quelque chose avant…

Il s’empara de la télécommande et fit dérouler la cassette en retour accéléré. À « 21 h 32 », on voyait un homme avec une casquette pénétrer dans l’usine.

— On ne te reconnaît pas là-dessus, ni quand tu entres, ni quand tu sors. Tu ne seras pas ennuyé par les collègues.

Stéphane perdit son enthousiasme. Vic avait raison. Une partie du message était sans doute passée, mais en définitive, rien n’avait changé.

— J’y vais, dit le flic en éjectant la cassette. J’ai encore un peu de route, je tombe de fatigue et j’ai une barre horrible dans la tête. Il faut que je dorme.

— Tu peux rester ici, tu sais ?

— Non, c’est gentil, mais je préfère rentrer chez moi.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «L'anneau de moebius»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «L'anneau de moebius» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Franck Thilliez - L'anneau de Moebius
Franck Thilliez
Franck Thilliez - Un dernier tour
Franck Thilliez
Franck Thilliez - Ouroboros
Franck Thilliez
Franck Thilliez - AtomKa
Franck Thilliez
Franck Thilliez - Angor
Franck Thilliez
libcat.ru: книга без обложки
Thilliez Franck
Thilliez, Franck - Deuils de miel
Thilliez, Franck
Thilliez, Franck - Ouroboros
Thilliez, Franck
Thilliez,Franck - La chambre des morts
Thilliez,Franck
Thilliez, Franck - Gataca
Thilliez, Franck
Franck Thilliez - El síndrome E
Franck Thilliez
Отзывы о книге «L'anneau de moebius»

Обсуждение, отзывы о книге «L'anneau de moebius» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x