Alexandre Dumas - LES COMPAGNONS DE JÉHU

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– 1014 –

– Oui, monsieur, oui, monsieur, oui, et vous me rendrez un très grand service.

– Pas plus grand que celui que je venais vous demander ; je vous apprendrai une chose que vous ne saviez pas, voilà tout.

***

Vous devinez qu'en sortant de chez mon magistrat j'étais piqué d'honneur, je voulais, coûte que coûte, avoir mes renseignements sur les compagnons de Jéhu.

Je m'en pris à Milliet et le mis au pied du mur.

– Écoutez, me dit-il, j'ai un beau-frère avocat.

– Voilà mon homme ! Allons chez le beau-frère.

– C'est qu'à cette heure, il est au Palais.

– Allons au Palais.

– Votre apparition fera rumeur, je vous en préviens.

– Alors, allez-y tout seul ; dites-lui de quoi il est question ; qu'il fasse ses recherches. Moi, je vais aller voir les environs de la ville pour établir mon travail sur les localités ; nous nous re-trouverons à quatre heures sur la place du Bastion, si vous le voulez bien.

– Parfaitement.

– 1015 –

– Il me semble que j'ai vu une forêt en venant.

– La forêt de Seillon.

– Bravo !

– Vous avez besoin d'une forêt ?

– Elle m'est indispensable.

– Alors permettez…

– Quoi ?

– Je vais vous conduire chez un de mes amis, M. Leduc, un poète, qui, dans ses moments perdus, est inspecteur.

– Inspecteur de quoi ?

– De la forêt.

– Il n'y a pas quelques ruines dans la forêt ?

– Il y a la Chartreuse, qui n'est pas dans la forêt, mais qui en est à cent pas.

– Et dans la forêt ?

– 1016 –

– Il y a une espèce de fabrique que l'on appelle la Correrie, qui dépend de la Chartreuse, et qui communique avec elle par un passage souterrain.

– Bon ! Maintenant, si vous pouvez m'offrir une grotte, vous m'aurez comblé.

– Nous avons la grotte de Ceyzeriat, mais de l’autre côté de la Reyssouse.

– Peu m'importe. Si la grotte ne vient pas à moi, je ferai comme Mahomet, j'irai à la grotte. En attendant, allons chez M. Leduc.

Cinq minutes après, nous étions chez M. Leduc, qui, sachant de quoi il était question, se mettait, lui, son cheval et sa voiture, à ma disposition.

J'acceptai le tout. Il y a des hommes qui s'offrent d'une certaine façon qui vous met du premier coup tout à l'aise.

Nous visitâmes d'abord la Chartreuse. Je l’eusse fait bâtir exprès, qu'elle n'eût pas été plus à ma convenance. Cloître dé-

sert, jardin dévasté, habitants presque sauvages. Merci, hasard !

De là, nous passâmes à la Correrie ; c'était le complément de la Chartreuse. Je ne savais pas encore ce que j'en ferais ; mais il était évident que cela pouvait m'être utile.

– Maintenant, monsieur, dis-je à mon obligeant conducteur, j'ai besoin d'un joli site, un peu sombre, sous des grands arbres, près d'une rivière. Tenez-vous cela dans le pays ?

– 1017 –

– Pour quoi faire ?

– Pour y bâtir un château.

– Quel château ?

– Un château de cartes, parbleu ! J'ai une famille à loger, une mère modèle, une jeune fille mélancolique ; un frère espiè-

gle, un jardinier braconnier.

– Nous avons un endroit appelé les Noires-Fontaines.

– Voilà d'abord un nom charmant.

– Mais il n'y a pas de château.

– Tant mieux, car j'aurais été obligé de l’abattre.

– Allons aux Noires-Fontaines.

Nous partîmes ; un quart d'heure après, nous descendions à la maison des gardes.

– Prenons ce petit sentier, me dit M. Leduc, il nous conduira où vous voulez aller.

Il nous conduisit, en effet, à un endroit planté de grands arbres, lesquels ombrageaient trois ou quatre sources.

– Voilà ce qu'on appelle les Noires-Fontaines, me dit M. Leduc.

– 1018 –

– C'est ici que demeureront madame de Montrevel, Amélie et le petit Édouard. Maintenant quels sont les villages que je vois en face de moi ?

– Ici, tout près, Montagnac ; là-bas, dans la montagne, Ceyzeriat.

– Est-ce qu'il y a une grotte ?

– Oui. Comment savez-vous qu'il y a une grotte à Ceyzeriat ?

– Allez toujours. Le nom de ces autres villages, s'il vous plaît.

– Saint-Just, Tréconnasse, Ramasse, Villereversure.

– Très bien.

– Vous en avez assez !

– Oui.

Je pris mon calepin, je fis le plan de la localité et j'inscrivis à peu près à leur place le nom des villages que M. Leduc venait de me faire passer en revue.

– C'est fait, lui dis-je.

– Où allons-nous ?

– 1019 –

– L'église de Brou doit être sur notre chemin ?

– Justement.

– Visitons l'église de Brou.

– En avez-vous aussi besoin dans votre roman ?

– Sans doute ; vous vous imaginez bien que je ne vais pas faire passer mon action dans un pays qui possède le chef-d'œuvre de l'architecture du XVIe siècle sans utiliser ce chef-d'œuvre.

– Allons à l'église de Brou.

Un quart d'heure après, le sacristain nous introduisait dans cet écrin de granit où sont renfermés les trois joyaux de marbre que l'on appelle les tombeaux de Marguerite d'Autriche, de Marguerite de Bourbon et de Philibert le Beau.

– Comment, demandai-je au sacristain, tous ces chefs-d'œuvre n'ont-ils pas été mis en poussière à l'époque de la Révolution ?

– Ah ! monsieur, la municipalité avait eu une idée.

– Laquelle ?

– C'était de faire de l'église un magasin à fourrage.

– 1020 –

– Oui, et le foin a sauvé le marbre ; vous avez raison, mon ami, c'est une idée.

– L'idée de la municipalité vous en donne-t-elle une ? me demanda M. Leduc.

– Ma foi, oui, et j'aurai bien du malheur si je n'en fais pas quelque chose.

Je tirai ma montre.

– Trois heures ! allons à la prison ; j'ai rendez-vous à quatre heures place du Bastion, avec M. Milliet.

– Attendez… une dernière chose.

– Laquelle ?

– Avez-vous vu la devise de Marguerite d'Autriche ?

– Non ; où cela ?

– Tenez, partout ; d'abord au-dessus de son tombeau.

Fortune, infortune, fortune.

– Justement.

– Eh bien, que veut dire ce jeu de mots ?

– 1021 –

– Les savants l'expliquent ainsi : Le sort persécute beaucoup une femme .

– Voyons un peu.

– Il faut d'abord supposer la devise latine à sa source.

– Supposons, c'est probable.

– Eh bien : F ortuna infortunat

– Oh ! oh ! infortunat .

– Dame…

– Cela ressemble fort à un barbarisme.

– Que voulez-vous !

– Je veux une explication.

– Donnez-la !

– La voici : Fortuna, infortuna forti unaFortune et infortune sont égales pour le fort .

– Savez-vous que cela pourrait bien être la vraie traduction ?

– 1022 –

– Parbleu ! voilà ce que c'est que de ne pas être savant, mon cher monsieur ; on est sensé, et, avec du sens, on voit plus juste qu'avec de la science. Vous n'avez pas autre chose à me dire ?

– Non.

– Allons à la prison, alors.

Nous remontâmes en voiture, rentrâmes dans la ville et ne nous arrêtâmes que devant la porte de la prison.

Je passai la tête par la portière.

– Oh ! fis je, on me l'a gâtée.

– Comment ! on vous l’a gâtée ?

– Certainement, elle n'était pas comme cela du temps de mes prisonniers, à moi. Pouvons-nous parler au geôlier ?

– Sans doute.

– Parlons-lui.

Nous frappâmes à la porte. Un homme d'une quarantaine d'années vint nous ouvrir.

Il reconnut M. Leduc.

– Mon cher, lui dit M. Leduc, voici un savant de mes amis.

– 1023 –

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