Alexandre Dumas - LES COMPAGNONS DE JÉHU
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- Название:LES COMPAGNONS DE JÉHU
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– Ma foi, non.
– 1007 –
– Vous avez répondu : « Je la ferai en vers, ce sera plus tôt fait. »
– J'en suis bien capable.
– Eh bien !
– Après ?
– Après, c'était une insulte pour Corneille, monsieur Dumas ; voilà pourquoi les Rouennais vous en veulent et vous en voudront encore longtemps.
Textuel !
Ô dignes Rouennais ! j'espère bien que vous ne me ferez jamais le mauvais tour de me pardonner et de m'applaudir.
Le journal disait que M. Dumas n'était resté qu'une nuit à Lyon, sans doute parce qu'une ville si peu littéraire n'était pas digne de le garder plus longtemps.
M. Dumas n'avait pas songé le moins du monde à cela. Il n'était resté qu'une nuit à Lyon, parce qu'il était pressé d'arriver à Bourg ; aussi, à peine arrivé à Bourg, M. Dumas se fit-il conduire au journal du département.
Je savais qu'il était dirigé par un archéologue distingué, éditeur de l'ouvrage de mon ami Baux sur l'église de Brou.
Je demandai M. Milliet. M. Milliet, accourut.
– 1008 –
Nous échangeâmes une poignée de main, et je lui exposai le but de mon voyage.
– J'ai votre affaire, me dit-il ; je vais vous conduire chez un magistrat de notre pays qui écrit l'histoire de la province.
– Mais où en est-il de votre histoire ?
– Il en est à 1822.
– Tout va bien, alors. Comme les événements que j'ai à raconter datent de 1799, et que mes héros ont été exécutés en 1800, il aura passé l'époque et pourra me renseigner. Allons chez votre magistrat.
En route, M. Milliet m'apprit que ce même magistrat était en même temps un gourmet distingué.
Depuis Brillat-Savarin, c'est une mode que les magistrats soient gourmets. Par malheur, beaucoup se contentent d'être gourmands ; ce qui n'est pas du tout la même chose.
On nous introduisit dans le cabinet du magistrat.
Je trouvai un homme à la figure luisante et au sourire goguenard.
Il m'accueillit avec cet air protecteur que les historiens daignent avoir pour les poètes.
– 1009 –
– Eh bien, monsieur, me demanda-t-il, vous venez donc chercher des sujets de roman dans notre pauvre pays ?
Non, monsieur : mon sujet est tout trouvé ; je viens seulement consulter les pièces historiques.
– Bon ! je ne croyais pas que, pour faire des romans, il fût besoin de se donner tant de peine.
– Vous êtes dans l'erreur, monsieur, à mon endroit du moins. J'ai l'habitude de faire des recherches très sérieuses sur les sujets historiques que je traite.
– Vous auriez pu tout au moins envoyer quelqu'un.
– La personne que j'eusse envoyée, monsieur, n'étant point pénétrée de mon sujet, eût pu passer près de faits très importants sans les voir ; puis je m'aide beaucoup des localités, je ne sais pas décrire sans avoir vu.
– Alors, c'est un roman que vous comptez faire vous-même ?
– Eh ! oui, monsieur. J'avais fait faire le dernier par mon valet de chambre mais, comme il a eu un grand succès, le drôle m'a demandé des gages si exorbitants qu'à mon grand regret je n'ai pu le garder.
Le magistrat se mordit les lèvres. Puis, après un instant de silence :
– 1010 –
– Vous voudrez bien m'apprendre, monsieur, me dit-il, à quoi je puis vous être bon dans cet important travail.
– Vous pouvez me diriger dans mes recherches, monsieur.
Ayant fait une histoire du département, aucun des événements importants qui se sont passés dans le chef-lieu ne doit vous être inconnu.
– En effet, monsieur, je crois, sous ce rapport, être assez bien renseigné.
– Eh bien, monsieur, d'abord votre département a été le centre des opérations des compagnons de Jéhu.
– Monsieur, j'ai entendu parler des compagnons de Jésus, répondit le magistrat en retrouvant son sourire gouailleur.
– C'est-à-dire des jésuites, n'est-ce pas ? Ce n'est pas cela que je cherche, monsieur.
– Ce n'est pas de cela que je parle non plus ; je parle des voleurs de diligences qui infestèrent les routes de 1797 à 1800.
– Eh bien, monsieur, permettez-moi de vous dire que ceux-là justement sur lesquels je viens chercher des renseignements à Bourg s'appelaient les compagnons de Jéhu et non les compagnons de Jésus.
– Mais qu'aurait voulu dire ce titre de Compagnons de Jé-
hu ? J'aime à me rendre compte de tout.
– 1011 –
– Moi aussi, monsieur ; voilà pourquoi je n'ai pas voulu confondre des voleurs de grand chemin avec les apôtres.
– En effet, ce ne serait pas très orthodoxe.
– C'est ce que vous faisiez cependant, monsieur, si je ne fusse pas venu tout exprès pour rectifier, moi, poète, votre jugement, à vous, historien.
– J'attends l'explication, monsieur, reprit le magistrat en se pinçant les lèvres.
– Elle sera courte et simple. Jéhu était un roi d'Israël sacré par Élisée pour l'extermination de la maison d'Achab. Élisée , c'était Louis XVIII ; Jéhu , c'était Cadoudal ; la maison d'Achab , c'était la Révolution. Voilà pourquoi les détrousseurs de diligences qui pillaient l'argent du gouvernement pour entretenir la guerre de la Vendée s'appelaient les compagnons de Jéhu.
– Monsieur, je suis heureux d'apprendre quelque chose à mon âge.
– Oh ! monsieur, on apprend toujours, en tout temps, à tout âge : pendant la vie, on apprend l'homme ; pendant la mort, on apprend Dieu.
– Mais, enfin, me dit mon interlocuteur avec un mouvement d'impatience, puis-je savoir à quoi je puis vous être bon ?
– Voici, monsieur. Quatre de ces jeunes gens, les principaux parmi les compagnons de Jéhu, ont été exécutés à Bourg, sur la place du Bastion.
– 1012 –
– D'abord, monsieur, à Bourg, on n'exécute pas sur la place du Bastion ; on exécute au champ de foire.
– Maintenant, monsieur… depuis quinze ou vingt ans, c'est vrai… depuis Peytel. Mais, auparavant, et du temps de la Révolution surtout, on exécutait sur la place du Bastion.
– C'est possible.
– C'est ainsi… Ces quatre jeunes gens se nommaient Guyon, Leprêtre, Amiet et Hyvert.
– C'est la première fois que j'entends prononcer ces noms-là.
– Ils ont pourtant eu un certain retentissement, à Bourg surtout.
– Et vous êtes sûr, monsieur, que ces gens-là ont été exécu-tés ici ?
– J'en suis sûr.
– De qui tenez-vous le renseignement ?
– D'un homme dont l'oncle, commandant de gendarmerie, assistait à l'exécution.
– Vous nommez cet homme ?
– Charles Nodier.
– 1013 –
– Charles Nodier, le romancier, le poète ?
– Si c'était un historien, je n'hésiterais pas monsieur. J'ai appris dernièrement, dans un voyage à Varennes, le cas qu'il faut faire des historiens. Mais, justement parce que c'est un poète, un romancier, j'insiste.
– Libre à vous, mais je ne sais rien de ce que vous désirez savoir, et j'ose même dire que, si vous n'êtes venu dire à Bourg que pour avoir des renseignements sur l'exécution de MM…
Comment les appelez-vous ?
– Guyon, Leprêtre, Amiet et Hyvert.
– Vous avez fait un voyage inutile. Il y a vingt ans, monsieur, que je compulse les archives de la ville, et je n'ai rien vu de pareil à ce que vous me dites là.
– Les archives de la ville ne sont pas celles du greffe, monsieur ; peut-être, dans celles du greffe, trouverai-je ce que je cherche.
– Ah ! monsieur, si vous trouvez quelque chose dans les archives du greffe, vous serez bien malin ! c'est un chaos, monsieur, que les archives du greffe, un vrai chaos ; il vous faudrait rester ici un mois, et encore… encore…
– Je compte n'y rester qu'un jour, monsieur ; mais, si, dans ce jour, je trouve ce que je cherche, me permettez-vous de vous en faire part ?…
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