Alexandre Dumas - LES COMPAGNONS DE JÉHU
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– 1001 –
leurs mouvements, pour affecter peut-être une sécurité plus menaçante encore que la renommée de force et d'intrépidité qui s'attachait à leur nom, peut-être même pour dissimuler l'épanchement du sang qui se manifeste si vite sous une toile blanche, et qui trahit les derniers efforts d'un homme blessé à mort, ils avaient le buste nu. Leurs bretelles croisées sur la poitrine, leurs larges ceintures rouges hérissées d'armes, leur cri d'attaque et de rage, tout cela devait avoir quelque chose de fantastique. Arrivés au préau ils virent la gendarmerie déployée, immobile, impossible à rompre et à traverser. Ils s'arrêtèrent un moment et parurent conférer entre eux. Leprêtre, qui était, comme je l’ai dit, leur aîné et leur chef, salua de la main le piquet, en disant avec cette noble grâce qui lui était particulière :
« – Très bien, messieurs de la gendarmerie !
« Ensuite il passa devant ses camarades, en leur adressant un vif et dernier adieu, et se brûla la cervelle. Guyon, Amiet et Hyvert se mirent en état de défense, le canon de leurs doubles pistolets tourné sur la force armée. Ils ne tirèrent point ; mais elle regarda cette démonstration comme une hostilité déclarée : elle tira. Guyon tomba roide mort sur le corps de Leprêtre, qui n'avait pas bougé. Amiet eut la cuisse cassée près de l'aine. La Biographie des Contemporains dit qu'il fut exécuté. J'ai entendu raconter bien des fois qu'il avait rendu le dernier soupir au pied de l'échafaud. Hyvert restait seul : sa contenance assurée, son œil terrible, ses pistolets agités par deux mains vives et exercées qui promenaient la mort sur tous les spectateurs, je ne sais quelle admiration peut-être qui s'attache au désespoir d'un beau jeune homme aux cheveux flottants, connu pour n'avoir jamais versé le sang, et auquel la justice demande une expiation de sang, l'aspect de ces trois cadavres sur lesquels il bondissait comme un loup excédé par des chasseurs, l'effroyable nouveauté de ce spectacle, suspendirent un moment la fureur de la troupe.
Il s'en aperçut et transigea.
– 1002 –
« – Messieurs, dit-il, à la mort ! J'y vais ! j'y vais de tout mon cœur ! mais que personne ne m'approche, ou celui qui m'approche, je le brûle , si ce n'est monsieur, continua-t-il en montrant le bourreau. Cela, c'est une affaire que nous avons ensemble, et qui ne demande de part et d'autre que des procé-
dés.
« La concession était facile, car il n'y avait là personne qui ne souffrît de la durée de cette horrible tragédie, et qui ne fût pressé de la voir finir. Quand il vit que cette concession était faite, il prit un de ses pistolets aux dents, tira de sa ceinture un poignard, et se le plongea dans la poitrine jusqu'au manche. Il resta debout et en parût étonné. On voulut se précipiter sur lui.
« – Tout beau, messieurs ! cria-t-il en dirigeant de nouveau sur les hommes qui se disposaient à l'envelopper les pistolets dont il s'était ressaisi pendant que le sang jaillissait à grands flots de la blessure où le poignard était resté. Vous savez nos conventions : je mourrai seul, ou nous mourrons trois. Marchons !
« On le laissa marcher. Il alla droit à la guillotine en tournant le couteau dans son sein.
« – Il faut, ma foi, dit-il, que j'aie l'âme chevillée dans le ventre ! je ne peux pas mourir. Tâchez de vous tirer de là.
« Il adressait ceci aux exécuteurs.
« Un instant après, sa tête tomba. Soit par hasard, soit quelque phénomène particulier de la vitalité, elle bondit, elle roula hors de tout l'appareil du supplice, et on vous dirait encore à Bourg que la tête d'Hyvert a parlé. »
– 1003 –
La lecture n'était pas achevée, que j'étais décidé à laisser de côté René d’Argonne pour les Compagnons de Jéhu.
Le lendemain, je descendais, mon sac de nuit sous le bras.
– Tu pars ? me dit Alexandre.
– Oui.
– Où vas-tu ?
– À Bourg en Bresse.
– Quoi faire ?
– Visiter les localités et consulter les souvenirs des gens qui ont vu exécuter Leprêtre, Amiet, Guyon et Hyvert.
***
Deux chemins conduisent à Bourg, quand on vient de Paris, bien entendu : on peut quitter le chemin de fer à Mâcon, et prendre une diligence qui conduit de Mâcon à Bourg ; on peut continuer jusqu'à Lyon, et prendre le chemin de fer de Bourg à Lyon.
J'hésitais entre ces deux voies, lorsque je fus déterminé par un des voyageurs qui habitaient momentanément le même wa-gon que moi. Il allait à Bourg, où il avait, me dit-il, de fréquentes relations ; il y allait par Lyon ; donc, la route de Lyon était la meilleure.
– 1004 –
Je résolus d'aller par la même route que lui.
Je couchai à Lyon, et, le lendemain, à dix heures du matin, j'étais à Bourg.
Un journal de la seconde capitale du royaume m'y rejoignit.
Il contenait un article aigre-doux sur moi.
Lyon n'a pas pu me pardonner depuis 1833, je crois, il y a de cela vingt-quatre ans, d'avoir dit qu'il n'était pas littéraire.
Hélas ! j'ai encore sur Lyon, en 1857, la même opinion que j'avais sur lui en 1833. Je ne change pas facilement d'opinion.
Il y a en France une seconde ville qui m'en veut presque autant que Lyon : c'est Rouen.
Rouen a sifflé toutes mes pièces, y compris le Compte Hermann .
Un jour, un Napolitain se vantait à moi d'avoir sifflé Rossini et la Malibran, le Barbier et la Desdemona.
– Cela doit être vrai, lui répondis-je, car Rossini et la Malibran, de leur côté, se vantent d'avoir été sifflés par les Napolitains.
Je me vante donc d'avoir été sifflé par les Rouennais.
Cependant, un jour que j'avais un Rouennais pur sang sous la main, je résolus de savoir pourquoi on me sifflait à Rouen.
– 1005 –
Que voulez-vous ! j'aime à me rendre compte des plus petites choses.
Le Rouennais me répondit :
– Nous vous sifflons, parce que nous vous en voulons.
Pourquoi pas ? Rouen en avait bien voulu à Jeanne d'Arc.
Cependant, ce ne pouvait pas être pour le même motif.
Je demandai au Rouennais pourquoi lui et ses compatriotes m'en voulaient : je n'avais jamais dit de mal du sucre de pomme ; j'avais respecté M. Barbet tout le temps qu'il avait été maire, et, délégué par la Société des gens de lettres à l'inaugura-tion de la statue du grand Corneille, j'étais le seul qui eût pensé à saluer avant de prononcer son discours.
Il n'y avait rien dans tout cela qui dût raisonnablement me mériter la haine des Rouennais.
Aussi, à cette fière réponse : « Nous vous sifflons parce que nous vous en voulons » fis-je humblement cette demande :
– Et pourquoi m'en voulez-vous, mon Dieu ?
– Oh ! vous le savez bien, répondit le Rouennais.
– Moi ? fis je.
– Oui, vous.
– 1006 –
– N'importe, faites comme si je ne le savais pas.
– Vous vous rappelez le dîner que vous a donné la ville, à propos de la statue de Corneille ?
– Parfaitement. M'en voudrait-elle de ne pas le lui avoir rendu ?
– Non, ce n'est pas cela.
– Qu'est-ce ?
– Eh bien, à ce dîner, on vous a dit « Monsieur Dumas, vous devriez bien faire une pièce pour la ville de Rouen, sur un sujet tiré de son histoire. »
– Ce à quoi j'ai répondu : Rien de plus facile ; je viendrai, à votre première sommation, passer quinze jours à Rouen. On me donnera un sujet, et, pendant ces quinze jours, je ferai la pièce, dont les droits d'auteur seront pour les pauvres.
– C'est vrai, vous avez dit cela.
– Je ne vois rien de si blessant là dedans pour les Rouennais, que j'aie encouru leur haine.
– Oui ; mais l'on a ajouté : « La ferez-vous en prose ? » ce à quoi vous avez répondu… Vous rappelez-vous ce que vous avez répondu ?
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