Alexandre Dumas - LES COMPAGNONS DE JÉHU
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– Dix-huit pièces, reprit Marmont, c'est tout ce qu'il me faut.
Un aide de camp partit pour hâter l’arrivée des pièces de Desaix.
La réserve approchait toujours et n'était plus qu'à un demi-quart de lieue.
La position, du reste, semblait choisie à l'avance ; à la gauche de la route s'élevait une haie gigantesque, perpendiculaire au chemin et protégée par un talus.
On y fit filer l’infanterie au fur et à mesure qu'elle arrivait ; la cavalerie elle-même put se dissimuler derrière ce large rideau.
Pendant ce temps, Marmont avait réuni ses dix-huit pièces de canon et les avait mises en batterie sur le front droit de l’armée.
Tout à coup, elles éclatèrent et vomirent sur les étrangers un déluge de mitraille.
Il y eut dans les rangs ennemis un moment d'hésitation.
– 984 –
Bonaparte en profita pour passer sur toute la ligne fran-
çaise.
– Camarades, s'écria-t-il, c'est assez faire de pas en arrière, souvenez-vous que c'est mon habitude de coucher sur le champ de bataille.
En même temps, et comme pour répondre à la canonnade de Marmont, des feux de peloton éclatent à gauche, prenant les Autrichiens en flanc.
C'est Desaix et sa division qui les foudroient à bout portant et en plein travers.
Toute l’armée comprend que c'est la réserve qui donne et qu'il faut l’aider d'un effort suprême.
Le mot « En avant ! » retentit de l'extrême gauche à l’extrême droite.
Les tambours battent la charge.
Les Autrichiens, qui n'ont pas vu les renforts qui viennent d'arriver et qui, croyant la journée à eux, marchaient le fusil sur l'épaule comme à une promenade, sentent qu'il vient de se passer dans nos rangs quelque chose d'étrange, et veulent retenir la victoire qu'ils sentent glisser entre leurs mains.
Mais partout les Français ont repris l'offensive, partout le terrible pas de charge et la victorieuse Marseillaise se font entendre ; la batterie de Marmont vomit le feu ; Kellermann s'élance avec ses cuirassiers et traverse les deux lignes ennemies.
– 985 –
Desaix saute les fossés, franchit les haies, arrive sur une petite éminence et tombe au moment où il se retourne pour voir si sa division le suit ; mais sa mort, au lieu de diminuer l'ardeur de ses soldats, la redouble : ils s'élancent à la baïonnette sur la colonne du général Zach.
En ce moment, Kellermann, qui a traversé les deux lignes ennemies, voit la division Desaix aux prises avec une masse compacte et immobile, il charge en flanc, pénètre dans un intervalle, l'ouvre, la brise, l'écartèle ; en moins d'un quart d'heure, les cinq mille grenadiers autrichiens qui composent cette masse sont enfoncés, culbutés, dispersés, foudroyés, anéantis, ils disparaissent comme une fumée ; le général Zach et son état-major sont faits prisonniers ; c'est tout ce qu'il en reste.
Alors, à son tour, l'ennemi veut faire donner son immense cavalerie ; mais le feu continuel de la mousqueterie, la mitraille dévorante et la terrible baïonnette l'arrêtent court.
Murat manœuvre sur les flancs avec deux pièces d'artillerie légère et un obusier qui envoient la mort en courant.
Un instant il s'arrête pour dégager Roland et ses neuf cents hommes ; un de ses obus tombe dans les rangs des Autrichiens et éclate ; une ouverture se fait pareille à un gouffre de flammes : Roland s'y élance, un pistolet d'une main, son sabre de l'autre ; toute la garde consulaire le suit, ouvrant les rangs autrichiens comme un coin de fer ouvre un tronc de chêne ; il pénè-
tre jusqu'à un caisson brisé qu'entoure la masse ennemie ; il introduit son bras armé du pistolet dans l'ouverture du caisson et fait feu.
– 986 –
Une détonation effroyable se fait entendre, un volcan s'est ouvert et a dévoré tout ce qui l'entourait.
Le corps d'armée du général Elsnitz est en pleine déroute.
Alors tout plie, tout recule, tout se débande ; les généraux autrichiens, veulent en vain soutenir la retraite, l'armée fran-
çaise franchit en une demi-heure la plaine qu'elle a défendue pied à pied pendant huit heures.
L'ennemi ne s'arrête qu'à Marengo, où il tente en vain de se reformer sous le feu des artilleurs de Carra-Saint-Cyr, oubliés à Castel-Ceriolo, et qu'on retrouve au dénouement de la journée ; mais arrivent au pas de course les divisions Desaix, Gardanne et Chamberlhac, qui poursuivent les Autrichiens de rue en rue.
Marengo est emporté ; l'ennemi se retire sur la position de Petra-Bana, qui est emportée comme Marengo.
Les Autrichiens se précipitent vers les ponts de la Bormida, mais Carra-Saint-Cyr y est arrivé avant eux : alors la multitude des fuyards cherche les gués, et s'élance dans la Bormida sous le feu de toute notre ligne, qui ne s'éteint qu'à dix heures du soir…
Les débris de l'armée autrichienne regagnèrent leur camp d'Alexandrie ; l'armée française bivouaqua devant les têtes de pont.
La journée avait coûté aux Autrichiens quatre mille cinq cents morts, six mille blessés, cinq mille prisonniers, douze drapeaux, trente pièces de canon.
Jamais la fortune ne s'était montrée sous deux faces si opposées.
– 987 –
À deux heures de l'après-midi, c'était pour Bonaparte une défaite et ses désastreuses conséquences ; à cinq heures, c'était l'Italie reconquise d'un seul coup et le trône de France en perspective.
Le soir même, le premier consul écrivait cette lettre à madame de Montrevel :
« Madame,
« J'ai remporté aujourd'hui ma plus belle victoire ; mais cette victoire me coûte les deux moitiés de mon cœur, Desaix et Roland.
« Ne pleurez point, madame : depuis longtemps, votre fils voulait mourir et il ne pouvait mourir plus glorieusement.
« BONAPARTE. »
On fit des recherches inutiles pour retrouver le cadavre du jeune aide de camp : comme Romulus, il avait disparu dans une tempête.
Nul ne sut jamais quelle cause lui avait fait poursuivre, avec tant d'acharnement, une mort qu'il avait eu tant de peine à rencontrer.
– 988 –
UN MOT AU LECTEUR
Il y a à peu près un an que mon vieil ami Jules Simon, l'auteur du Devoir, vint me demander de lui faire un roman pour le Journal pour Tous.
Je lui racontai un sujet de roman que j'avais dans la tête. Le sujet lui convenait. Nous signâmes le traité séance tenante.
L'action se passait de 1791 à 1793, et le premier chapitre s'ouvrait à Varennes, le soir de l'arrestation du roi.
Seulement, si pressé que fût le Journal pour Tous , je demandai à Jules Simon une quinzaine de jours avant de me mettre à son roman.
Je voulais aller à Varennes ; je ne connaissais pas Varennes.
Il y a une chose que je ne sais pas faire : c'est un livre ou un drame sur des localités que je n'ai pas vues.
Pour faire Christine, j'ai été à Fontainebleau ; pour faire Henri III , j'ai été à Blois ; pour faire les Mousquetaires , j'ai été à Boulogne et à Béthune ; pour faire Monte-Cristo, je suis retourné aux Catalans et au château d'If ; pour faire Isaac Laquedem , je suis retourné à Rome ; et j'ai, certes, perdu plus de temps à étudier Jérusalem et Corinthe à distance que si j'y fusse allé.
Cela donne un tel caractère de vérité à ce que je fais, que les personnages que je plante poussent parfois aux endroits où je
– 989 –
les ai plantés, de telle façon que quelques-uns finissent par croire qu'ils ont existé.
Il y a même des gens qui les ont connus.
Ainsi je vais vous dire une chose en confidence, chers lecteurs ; seulement, ne la répétez point. Je ne veux pas faire tort à d'honnêtes pères de famille qui vivent de cette petite industrie, mais, si vous allez à Marseille, on vous montrera la maison de Morel sur le Cours, la maison de Mercédès aux Catalans, et les cachots de Dantès et de Faria au château d'If.
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