L'Homme, Erik - Car nos Coeurs sont hantés
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- Название:Car nos Coeurs sont hantés
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Nacelnik pose sa main sur mon épaule, dans un geste protecteur.
— J’ai appris ce qui lui est arrivé. Tout se sait très vite, en ville. Je suis désolé, Jasper. Ta sœur et moi, on était… C’est délicat à expliquer. Mais je ne cesse de penser à elle. Si un jour tu as besoin d’aide, tu peux compter sur moi. J’ai contracté une dette auprès d’Ombe. Alors n’hésite pas : tu me libéreras un peu.
Il s’apprête à partir.
— Attends ! je crie. Nacelnik, tu disais… tu disais qu’on avait la même odeur ! L’odeur de quoi ?
— Une odeur de soufre, Jasper. Légère mais prégnante. Profonde. Pas une simple fragrance : une véritable odeur, attachée à vos personnes.
Il me tapote gentiment le bras et s’éloigne à grandes enjambées, me laissant seul avec des pensées qui me dévorent et un couple d’Agents stagiaires qui a suivi notre échange sans vraiment le comprendre.
— Jasper ? Ça va ?
Je souris faiblement à Nina qui a pris ma main dans la sienne et la serre très fort. Je me laisse aller contre elle, pose la tête sur son épaule.
Elle me caresse doucement la joue.
— Le lycan a parlé d’Ombe. Il la connaissait, n’est-ce pas ? C’est ça qui te bouleverse ?
J’acquiesce, une grosse boule dans la gorge, incapable de prononcer un mot.
Je ne sais pas ce qui me secoue le plus : les révélations de Nacelnik, la gentillesse de Nina ou les sanglots d’Ombe qui résonnent dans ma tête…
Un ciel sans bougie
J’avais promis à ma mère de ne pas quitter l’appartement pour le Jour de l’an .
Je n’ai pas obéi.
Ombe ne me parlait plus. Elle avait disparu pour de bon. J’avais envie de hurler.
Et puis le ciel était trop bas ; la pluie coulait comme des larmes le long des nuages gris.
J’ai mis ma cornemuse dans un sac en plastique et, perdu dans mes pensées, j’ai marché un long moment dans la ville morte.
Je me suis arrêté sur les quais, avec comme seule compagnie celle des arbres trempés.
J’ai accordé l’instrument en ajustant les bourdons, je l’ai calé sous mon bras, j’ai soufflé pour remplir la poche. Et puis debout, face au fleuve, j’ai joué ce qui me passait par la tête, sur des paroles silencieuses : « Ne fait-il pas plus froid ? La nuit n’est-elle pas plus noire ? Pourquoi faut-il allumer les lanternes dès le lever du jour ? »
Le son, si puissant d’habitude, parvenait tout juste à percer la brume. Peut-être que c’était moi qui jouais moins fort, à cause du poids sur la poitrine.
Le poids des heures grises qui ressemblent à des deuils, sans bougie et sans joie.
Où s’en allaient mes notes et mes pensées ? Qu’importe. Cette pâle musique que je tirais de ma cornemuse, j’en suis sûr, dérangeait les ténèbres et c’est tout ce qui comptait…
À quoi servent les notes d’une musique, à quoi servent les mots d’une chanson, sinon à remplir la mer que d’autres ont vidée ? À repeindre des horizons qui ont été effacés ? À forger les maillons de la chaîne qui nous rattache au soleil ?
À ériger un lieu habitable sur les territoires du néant…
11
Porte de Vouivre – Quelque part dans les sous-sols de l’hôtel Héliott
— Doucement, Rose. Je viens d’être l’objet d’une possession et d’un exorcisme. C’est une expérience doublement traumatisante.
— Allons, Walter, ne faites pas le douillet. Appuyez-vous sur moi.
— Je n’ai plus l’âge de ces bêtises…
— Arrêtez de bougonner, vieil ours ! Il n’y a pas d’âge pour se battre et survivre. Vous croyez que la cotte de mailles ne pèse pas plus lourd qu’autrefois sur mes épaules ? Que je brandis le sabre avec la même habileté, que mes balles d’argent touchent toutes leur cible, que les énergies viennent facilement jusqu’à mon bâton de pouvoir ? Bien sûr que non ! Ça ne m’empêche pas d’être là et de faire mon devoir.
— Vous êtes toujours aussi belle quand vous vous énervez, Rose. Et j’adore votre tenue de Walkyrie.
— La fatigue vous fait délirer, Walter.
— De vous voir ainsi équipée me ramène quelques années en arrière. Bon sang, Rose, vous vous rappelez ? Toutes ces missions pour ramener l’ordre dans la communauté des Anormaux ? Vous alliez au feu avec le Sphinx et moi je couvrais vos arrières… Et les bouteilles qu’on vidait au retour pour fêter nos succès ? Nos rires et discussions jusqu’au petit matin ?
— C’était il y a longtemps.
— Que sommes-nous devenus, Rose ? Des bureaucrates tristes. Nous avons vieilli. Nous nous sommes racornis, moi au milieu de mes papiers, le Sphinx dans sa cave et vous… Vous êtes celle qui a le moins changé, Rose.
— C’est gentil, Walter. Mais assez bavardé, il faut sortir d’ici. L’Agent auxiliaire Bêta ouvre la marche et Gamma nous couvre. On ne risque rien.
— Rose, je voulais vous dire… merci d’être venue.
— Il le fallait bien ! Il ne restait plus que moi.
— J’espérais voir le Sphinx avec vous. Toujours aucune nouvelle ?
— Avant de parler du Sphinx, Walter… j’aimerais que vous me racontiez ce qui s’est passé. Où aviez-vous disparu ? Que vous est-il arrivé ?
— C’est une longue histoire, Rose. Longue et courte à la fois.
— Alors, arrêtez de soupirer et lancez-vous, je vous écoute. À la vitesse à laquelle vous marchez, on ne sera pas sortis de cet endroit avant une heure ! Ça nous laisse du temps.
— D’accord, d’accord. Vous vous souvenez que je me suis absenté toute la journée du premier de l’an, pour enquêter sur la disparition du Sphinx ? Bien. Je suis arrivé, après la tombée de la nuit, sur un quai désert de la gare où je devais retrouver un informateur. Je ne me suis pas méfié et je me suis retrouvé prisonnier d’un vaste pentacle tracé sur le goudron. Un magicien entièrement vêtu de noir – le fameux Siyah, j’imagine – a pratiqué une invocation. Un démon est apparu dans le pentacle.
— Walter !… Vous n’aviez rien pour vous défendre ?
— Le démon était puissant, Rose, et le sortilège pentaclite du magicien m’avait affaibli. Je n’ai pas pu l’empêcher de prendre possession de mon corps. Mais j’ai préservé mes ultimes forces et c’est ce qui m’a sauvé.
— Comment ça ?
— Après s’être assuré que j’avais été transformé en gebbet , en possédé, le magicien m’a libéré. Revenu rue du Horla, j’ai, pendant quelques minutes, réussi à reprendre le contrôle de mon esprit.
— Par quel miracle, Walter ?
— Le démon était perturbé. Il devait s’accoutumer à mon corps, faire siens mes pensées et mes souvenirs, afin que personne ne se doute de rien. Je l’ai eu par surprise. Il ne s’attendait pas à être bousculé par ma volonté.
— Vous étiez enfermé en vous-même… Vous avez assisté, impuissant, aux actes que le démon commettait à votre place ! Quelle horreur !
— Oui et non. La plupart du temps, j’étais plongé dans un sommeil épais, duquel j’émergeais pour voir une réalité incertaine et déformée. En fait, je pense que j’aurais disparu complètement, dans le tréfonds de ma propre inconscience, si ce cauchemar avait duré.
— N’y pensez pas, Walter. L’essentiel, c’est que vous soyez redevenu vous-même durant de précieuses minutes. Qu’est-il arrivé ensuite ?
— J’ai réussi à passer un coup de téléphone. Un seul. À un contact en Sibérie. Pour lui transmettre un message codé. Ce message laissait clairement entendre à un ami chamane, Otchi, que j’étais sous l’emprise d’un démon.
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