Levy Marc - Un sentiment plus fort que la peur
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Knopf se dirigea vers l'une des meurtrières. Il arracha la toile en plastique qui la recouvrait et contempla la vue. Depuis sa position, il pouvait voir l'embouchure du port et les modestes reliefs des fjords qui émergeaient de la mer du Nord. Il se demanda combien d'années s'écouleraient avant qu'ils disparaissent sous les flots. Vingt, trente, quarante, peut-être un peu plus ? Verrait-on alors, depuis les remparts du fort de la cité antique, s'élever dans la nuit polaire les immenses flammes des stations de forage, quand elles pousseraient sur l'océan Arctique telles des escadres de brûlots allumés par la folie des hommes ?
– Il est là-bas, n'est-ce pas ? dit Knopf, songeur. Vous l'avez caché dans sa robe. Snegourotchka détient le secret qui la condamne. C'était malin, qui aurait pensé à cela ?
– Moi, dit Ashton, en s'approchant de Knopf.
Le couteau pénétra dans son dos à la hauteur des reins. Ashton enfonça la lame jusqu'à la garde.
Knopf fut foudroyé par la douleur et grimaça en s'affaissant.
– Et elle le gardera jusqu'à sa mort, lui souffla Ashton au creux de l'oreille. Le dossier disparaîtra avec elle.
– Pourquoi ? gémit Knopf en se laissant glisser sur le sol.
Avec des gestes presque tendres, Ashton l'aida à s'adosser au mur. Il s'agenouilla près de lui et soupira.
– Je n'ai jamais pris de plaisir à tuer. Chaque fois que j'ai dû le faire, ce fut pour moi une terrible épreuve. Il n'y a rien de réjouissant à voir mourir un vieil allié. Votre mission était de protéger la fille du sénateur Walker et sa petite-fille, la mienne de protéger sa femme. Votre entêtement nous opposait, je n'avais pas d'autre choix.
Knopf sourit, son visage se crispa. Ashton lui prit la main.
– Vous souffrez beaucoup ?
– Moins que vous ne le supposez.
– Je vais rester avec vous jusqu'à la fin, je vous dois au moins ça.
– Non, murmura Knopf, je préfère être seul.
Ashton lui tapota la main. Il se leva, se dirigea chancelant vers la porte de la salle des gardes et se retourna avant de sortir pour regarder Knopf. La tristesse dans ses yeux n'était pas feinte.
– Je suis désolé.
– Je le sais, répondit Knopf. Partez maintenant.
Ashton leva la main vers son front, et fit un salut militaire. Une sorte d'adieu à un vieux camarade.
*
– Nous arrivons bientôt, cria le pilote en montrant les petites maisons en bois de Bryggen que l'on apercevait au loin. La mer est agitée, je me poserai à l'entrée du chenal. Attachez vos ceintures, en hydravion, on court toujours un risque en se posant, et quand ça cabre, c'est violent.
– Qui est ce Bergenhus que nous devons appeler en arrivant ? demanda Andrew en se retournant vers Suzie.
– Je n'en ai aucune idée, nous verrons bien sur place, c'est peut-être un restaurant qui sert des harengs. Si c'est le cas, Knopf nous aura laissé un message dans une cabine téléphonique à proximité.
– Bergenhus n'est pas un restaurant, rectifia le capitaine en riant. C'est une vieille forteresse. Elle est juste au-dessous, sur votre droite, précisa-t-il en inclinant l'appareil. Les plus vieux bâtiments encore debout datent de 1240. Durant la guerre, un cargo hollandais bourré d'explosifs s'est écrasé contre la forteresse. Un sacré carnage ! La déflagration fut si forte que le feu ravagea presque tout. Assez parlé maintenant, on se pose !
*
Elias Littlefield verrouilla la porte de son bureau, alla s'installer dans son fauteuil et décrocha son téléphone.
– C'est moi, monsieur le vice-président.
– Mon cher Elias, vous êtes bien le seul à me servir encore du « monsieur le vice-président ». Où en sommes-nous ?
– Ils nous ont distancés sur le port d'Oslo, mais nous savons où ils se rendent, une de nos équipes les aura très vite rejoints.
– Je croyais que vous leur aviez tendu un piège ?
– Knopf s'est douté de quelque chose, il a dû trouver un moyen de les avertir. Ils ne sont pas allés au rendez-vous.
– Où sont-ils ?
– À Bryggen, nos équipes n'avaient d'autre moyen que de les suivre en voiture. Walker et son journaliste ont quatre heures d'avance, mais je ne suis pas inquiet, nous les coincerons.
– Vous avez une idée de ce qu'ils vont faire là-bas ?
– Retrouver Knopf, je suppose.
– Parce que lui aussi vous a échappé ?
– C'est un adversaire qui connaît bien les ficelles de la maison. Une proie difficile à...
– Épargnez-moi vos excuses. Est-il en possession du dossier, oui ou non ?
– Je l'espère ; si c'est le cas, il voudra le négocier contre la vie de sa protégée. C'est pour cela que je vous appelais, que souhaitez-vous que nous fassions ?
Le vice-président ordonna au majordome, qui venait d'entrer dans sa chambre lui porter ses médicaments, de ressortir sur-le-champ.
– Récupérez les documents et faites-les disparaître avec eux, Knopf compris. Le clan Walker m'aura pourri l'existence. Qu'elle aille donc rejoindre son grand-père en enfer. Oh, je sais ce que vous pensez, Littlefield, que je ne tarderai pas à les y retrouver, à chacun sa damnation. Le dossier Snegourotchka doit être détruit, c'est une question de sécurité nationale.
– Je le sais, monsieur le vice-président. Vous pouvez compter sur moi.
Le vice-président se pencha pour ouvrir le tiroir de sa table de nuit. Il saisit sa bible et regarda la photo qui lui servait de marque-page. Une photo qu'il avait prise lui-même, quarante-six ans plus tôt, par une belle journée d'été sur l'île de Clarks.
– Rappelez-moi quand ce sera fait. Je vous laisse, j'ai un appel en attente.
Le vice-président raccrocha d'avec Elias Littlefield et appuya sur le bouton de sa seconde ligne.
– Knopf est mort, annonça la voix.
– Vous en êtes sûr ? Cet homme a plus d'un tour dans son sac.
Ashton resta silencieux.
– Qu'est-ce qu'il y a, vous avez l'air étrange ? questionna le vice-président. Il avait le dossier ?
– Personne ne récupérera ce dossier, les termes de notre accord sont inchangés.
– Alors pourquoi avoir tué Knopf ?
– Parce qu'il s'en rapprochait et qu'il voulait s'en servir comme monnaie d'échange contre la vie de la petite-fille de Liliane.
– Ashton, réfléchissez, nous sommes vieux, notre accord ne nous survivra pas. Il y aura d'autres Knopf, d'autres Suzie Walker, d'autres journalistes fouineurs, il est impératif de détruire les preuves de ce que nous avons fait avant que...
– De ce que vous avez fait, rectifia Ashton. J'ai assassiné Knopf parce qu'il était devenu faible. Il vous l'aurait probablement remis, et je ne vous ai jamais fait confiance. Laissez la petite Walker en paix, sans Knopf, elle est inoffensive.
– Elle, peut-être, le journaliste, c'est autre chose, et ils font équipe. Rapportez-moi le dossier et je donnerai des ordres pour qu'elle soit épargnée, si c'est cela qui vous chagrine.
– Je vous l'ai dit, notre accord reste inchangé, s'il arrivait quelque chose à la petite Walker, vous en paieriez les conséquences.
– Ne me menacez pas une nouvelle fois, Ashton, cela n'a jamais réussi à ceux qui ont voulu jouer à ce genre de petit jeu avec moi.
– Je m'en suis plutôt bien sorti depuis quarante-six ans.
Ashton raccrocha. Furieux, l'ex-vice-président rappela Elias Littlefield.
*
Suzie et Andrew découvraient la forteresse de Bergenhus, mêlés à quelques touristes anglais auxquels un guide en racontait l'histoire.
– Je ne vois pas votre ami, dit Andrew.
Suzie demanda au guide s'il y avait près d'ici un endroit où manger des harengs.
Le guide s'amusa de la question. Il répondit qu'on en servait en ville. Les cuisines de la forteresse avaient disparu depuis longtemps.
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