Levy Marc - Un sentiment plus fort que la peur
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Leur équipement était insuffisant, Andrew avait froid, si le temps devait s'aggraver, poursuivre serait une folie.
Il songea à rebrousser chemin. Suzie le dépassa sans s'arrêter et, croisant son regard, le força à continuer.
Soudain, les baraquements d'une ancienne station météorologique apparurent au milieu d'une étendue glacée, trois bâtiments en tôle se découpant dans une brume fantomatique, telles des coques de navires chavirés sur un océan de glace. En leur centre se dressait un mât où ne flottait aucun drapeau. Un peu plus loin, une remise dont le toit s'était effondré. Le plus imposant des édifices avait la forme d'un grand igloo en métal, son diamètre avoisinait les trente mètres, son dôme percé de deux petites cheminées coiffées d'un tourne-vent et d'une mitre faisait le tiers de sa taille.
La porte en fer n'avait pas de serrure. À quoi aurait servi de fermer une porte à clé, au milieu de nulle part. La poignée était emprisonnée sous la glace. Suzie essaya en vain de la faire tourner. Andrew cogna dessus à coups de pied jusqu'à ce qu'elle cède.
L'intérieur était meublé de façon spartiate. Des tables et des bancs en bois, une dizaine de casiers métalliques à double porte, des caisses vides. Le bâtiment principal où ils se trouvaient avait dû abriter les installations scientifiques tandis que les deux autres baraquements servaient de dortoirs et de cantine. Sur des établis recouverts de poussière, Andrew aperçut divers équipements pour mesurer tout ce qui pouvait être mesurable. Des balances, et aussi des éprouvettes, un anémomètre, plusieurs étuves, deux appareils de filtration, quelques vieilles pompes corrodées et des tubes de carottage. Un matériel qui témoignait que l'activité sur cette base ne s'était pas limitée à l'étude de phénomènes météorologiques. Contre un mur, un rack à fusils avait dû accueillir une bonne vingtaine d'armes, et l'armoire grillagée, où pendait un cadenas, probablement leurs munitions. Il était impossible d'envisager le temps qui s'était écoulé depuis que ces lieux avaient été abandonnés. Suzie et Andrew ouvrirent les armoires une à une, les tiroirs de chaque bureau, soulevèrent les couvercles des caisses, tout était vide.
– C'est forcément quelque part ici, dit-elle d'une voix rageuse.
– Je ne veux pas être pessimiste, mais l'heure tourne. Vous entendez le vent ? Il faudrait peut-être songer à retourner à l'avion.
– Alors ne le soyez pas et aidez-moi à chercher.
– Mais chercher où, bon sang ? Regardez autour de vous, il n'y a que de vieux trucs qui ne servent à rien.
Ils visitèrent les deux autres baraquements.
Quelques minutes leur suffirent pour inspecter le dortoir. Hormis une vingtaine de lits de camp couverts de givre et autant de casiers vides, il n'y avait rien à voir. La cantine était sinistre. On avait l'impression que ceux qui avaient vécu là étaient partis en sachant qu'ils ne reviendraient pas, laissant à la nature le soin de faire le ménage. Sur les tables, on pouvait compter les gamelles et les couverts sales. Sur un ancien réchaud était posée une vieille bouilloire. Le matériel de cuisine était peu alléchant, on ne devait pas se régaler tous les soirs.
Andrew et Suzie affrontèrent la tempête qui se levait pour rejoindre le laboratoire.
– Il faut qu'on parte, répéta Andrew. Je ne sais même pas comment nous pourrons rejoindre l'avion.
– Allez-y si vous voulez.
Suzie avança vers la rangée d'armoires métalliques et poussa de toutes ses forces sur la première qui vacilla et finit par basculer au sol. Vint le tour de la deuxième, puis la troisième s'effondra. Andrew ne pensait qu'à retourner à l'avion. Sachant que Suzie ne s'en irait pas sans aller jusqu'au bout, il décida de l'aider à renverser les autres casiers. Lorsque le dernier s'écroula, ils découvrirent la façade d'un petit coffre, encastré dans le mur. La porte était fermée par une serrure.
Suzie s'en approcha pour l'étudier et se retourna, faisant face à Andrew avec un sourire qui lui donnait un charme presque démoniaque.
Elle ouvrit la fermeture éclair de son blouson, passa sa main sous le col de son pull, la plongea entre ses seins et sortit une petite chaîne où pendait une clé. Une clé rouge que la montagne lui avait rendue, quelques mois plus tôt.
Elle attrapa un petit réchaud à alcool près des éprouvettes et alluma la mèche. Une fois la serrure dégelée, la clé y pénétra, comme si celle-ci l'attendait depuis longtemps.
Le coffre contenait un grand cahier emballé dans un sac plastique. Suzie s'en saisit avec la ferveur d'un croyant qui tiendrait entre ses mains une relique sacrée. Elle le posa sur la table, s'assit sur un banc et commença à en tourner les pages.
Tous les détails de l'opération Snegourotchka s'y trouvaient, les noms des hommes politiques qui l'avaient approuvée, ceux qui l'avaient financée. Le dossier comprenait de nombreuses photographies de courriers. Correspondances entre membres du gouvernement, sénateurs des deux camps, hauts gradés, directeurs d'agences gouvernementales, grands argentiers, dirigeants de compagnies pétrolières ou d'extraction minière. La liste des personnes compromises comptait plus de cent noms et Andrew n'arrivait pas à croire ce qu'il était en train de lire.
L'opération Snegourotchka avait commencé au début de l'année 1966. Des sous-marins avaient procédé à des tirs répétés sur les couches profondes de la banquise, tandis que les scientifiques qui occupaient jadis cette station en mesuraient les effets.
Andrew attrapa son portable dans sa poche.
– Je ne pense pas que l'on capte par ici, dit-il en répondant à Suzie qui le tançait du regard.
Et il commença à photographier chaque document.
Lorsqu'il eut fini, ils entendirent le vrombissement d'un moteur qui ne tarda pas à se noyer dans les sifflements du vent qui secouait le baraquement.
– J'espère qu'il tiendra sa promesse et nous enverra des secours, dit Suzie en regardant par la fenêtre un ciel étendu de gris.
– Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle pour nous, répondit Andrew. À votre avis, qui viendra nous chercher ?
– Moi, annonça un homme qui venait d'entrer, un revolver à la main.
*
L'homme abaissa sa capuche. Son visage émacié témoignait de son âge et, s'il n'avait eu cette arme avec laquelle il les mettait en joue, Andrew n'aurait eu aucun mal à le maîtriser.
– Asseyez-vous, dit-il d'une voix calme en refermant la porte.
Suzie et Andrew obéirent. L'homme s'installa à une table voisine. Trop loin pour pouvoir tenter quoi que ce soit.
– N'y pensez même pas, poursuivit-il, alors que la main d'Andrew avançait lentement vers le réchaud. Je ne suis pas venu seul. Dehors, il y a mon pilote et un homme armé beaucoup plus costaud que moi. De toute façon, je ne suis pas là pour vous tuer, sinon vous seriez déjà morts. Ce serait même plutôt le contraire.
– Qu'est-ce que vous voulez ? demanda Andrew.
– Que vous remettiez ce dossier en place et que vous me donniez la clé du coffre où vous l'avez trouvé.
– Et ensuite ? questionna Suzie.
– Ensuite, nous redécollons ensemble. Je vous abandonne à Reykjavik, vous y prendrez un avion pour la destination de votre choix.
– Et l'opération Snegourotchka restera secrète ?
– Exactement.
– Vous travaillez pour eux ? interrogea Suzie.
– Je vous croyais aussi intelligente que votre grand-mère, je suis déçu. Si je travaillais pour eux, je récupérerais ce dossier sans vous le demander poliment et la messe serait dite.
– Qui êtes-vous ? interrogea Andrew.
– George Ashton, répliqua l'homme. J'étais un ami de Liliane.
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