Marc Levy - Le voleur d'ombres
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Sophie me rejoignit à la cafétéria. Je m’étais assoupi, la tête posée sur mes bras, le nez contre la table. Elle me réveilla d’un coup de coude.
— Tu dors ?
— Plus maintenant, répondis-je.
— Mes fermiers ont trouvé la perle rare, un lapereau roux, exactement comme tu l’avais demandé.
— Où sont-ils ?
— Dans un hôtel du quartier, ils attendent mes instructions.
Je suis externe en pédiatrie, pas vétérinaire, si tu pouvais m’éclairer sur la suite de ton plan, ça m’aiderait beaucoup.
— Appelle-les, dis-leur de se présenter aux Urgences, j’irai les accueillir.
— À 3 heures du matin ?
— Tu as déjà vu le chef de clinique se promener dans les couloirs à 3 heures du matin ?
Sophie chercha le numéro de l’hôtel dans le petit carnet noir qu’elle gardait toujours dans la poche de sa blouse. Je filai vers le sas des Urgences.
Les parents de son jeune patient avaient l’air hagard. Qu’on leur demande de se réveiller au milieu de la nuit pour apporter un lapin à l’hôpital les étonnait autant que Sophie. Le petit mammifère était caché dans la poche du manteau de la mère, je les fis entrer et les présentai à l’intendante des admissions. Un oncle et une tante de province de passage en ville, venus me rendre visite. Elle ne s’étonna pas outre mesure de l’heure étrange de cette réunion familiale. Pour surprendre quelqu’un qui travaille aux Urgences d’un centre hospitalier, il en faut bien plus que cela.
Je conduisis les parents à travers les couloirs, veillant à éviter les infirmières de garde.
En chemin, j’expliquai à la mère du petit garçon ce que j’attendais d’elle. Nous arrivâmes au palier de l’aile de pédiatrie.
Sophie nous y attendait.
— J’ai envoyé l’infirmière de service me chercher un thé au distributeur de la cafétéria, je ne sais pas ce que tu as l’intention de faire, mais fais-le vite. Elle ne tardera pas à revenir. Je nous donne vingt minutes tout au plus, annonça Sophie.
La maman entra seule avec moi dans la chambre de son fils.
Elle s’assit sur le lit et lui caressa le front pour le réveiller. Le petit garçon ouvrit les yeux et vit sa mère, comme dans un rêve.
Je m’assis de l’autre côté.
— Je ne voulais pas te réveiller mais j’ai quelque chose à te montrer, lui dis-je.
Je lui promis qu’il n’avait pas mangé son lapin et que ce dernier n’était pas mort. Il avait eu un bébé, et ce salaud s’était aussitôt fait la belle pour aller convoler avec une autre lapine.
Certains pères font des choses comme ça.
— Le tien attend dans le couloir, tout seul derrière cette porte au beau milieu de la nuit, parce qu’il t’aime plus que tout au monde, comme il aime ta mère d’ailleurs. Maintenant, au cas où tu ne me croirais pas, regarde !
La mère sortit le lapereau de sa poche et le posa sur le lit de son fils, le retenant entre ses mains. L’enfant fixa l’animal. Il avança lentement la main et lui caressa la tête, la maman le lui confia, le contact était noué.
— Ce petit lapin n’a plus personne pour veiller sur lui, il a besoin de toi. Et si tu ne retrouves pas tes forces, il va dépérir. Il faut vraiment que tu recommences à t’alimenter, pour t’occuper de lui.
J’ai laissé l’enfant en compagnie de sa mère. Une fois dans le couloir, j’ai invité son père à les rejoindre, j’avais bon espoir que mon stratagème fonctionne. Cet homme, à l’apparence bourrue, me prit dans ses bras et me serra contre lui. Pendant un court instant, j’aurais voulu être ce petit garçon qui allait retrouver son père.
*
* *
En arrivant le surlendemain à l’hôpital, je découvris un message dans mon casier. Il émanait de la secrétaire de mon chef de service : j’étais prié de me présenter illico à son bureau.
Ce genre de convocation était une première pour moi, j’en touchai deux mots à Sophie. L’infirmière de garde avait trouvé des poils de lapin sur la literie du petit patient de la chambre 302, l’enfant avait vendu la mèche contre un jus de fruits et des céréales.
Sophie avait tout expliqué à l’infirmière et, au vu du résultat obtenu, l’avait suppliée de garder le silence sur la nature du remède. Hélas, certaines personnes sont plus attachées au respect des règlements qu’à l’intelligence de s’y dérober parfois.
C’est fou comme les réglementations rassurent ceux qui manquent d’imagination.
Après tout, j’avais survécu aux colles à répétition de Mme Schaeffer, soixante-deux en six années de scolarité, soit un samedi sur quatre, je travaillais dans cet hôpital quatre-vingt-seize heures par semaine, que pouvait-il m’arriver de plus ?
Je n’eus pas besoin de me rendre dans le bureau du professeur Fernstein, le grand patron assurait lui-même la visite matinale accompagné de ses deux adjoints. Je me joignis au groupe d’étudiants qui les suivait. Sophie n’en menait pas large lorsque nous entrâmes dans la chambre 302.
Fernstein consulta la feuille accrochée au pied du lit, silence de plomb pendant qu’il en faisait la lecture.
— Voilà donc un garçon qui a recouvré l’appétit ce matin, heureuse nouvelle, n’est-ce pas ? lança-t-il à l’assemblée.
Le psychiatre s’empressa de vanter les bienfaits de la thérapie qu’il avait choisi d’appliquer depuis plusieurs jours.
— Et vous, dit Fernstein, en se tournant vers moi, vous n’avez aucune autre explication pour justifier ce rétablissement soudain ?
— Pas la moindre, professeur, répondis-je en baissant la tête.
— Vous en êtes certain ? insista-t-il.
— Je n’ai pas eu le temps d’étudier le dossier de ce patient, je passe la moitié de mon temps aux Urgences...
— Alors nous devons tous en conclure que l’équipe de psys en charge a excellé dans son travail et lui attribuer tout le mérite de ce succès ? me demanda-t-il en m’interrompant.
— Je ne vois pas ce qui nous permettrait de penser autrement.
Fernstein reposa la feuille au pied du lit et s’approcha du petit garçon. Sophie et moi échangeâmes un regard, elle enrageait.
Le vieux professeur caressa les cheveux de l’enfant.
— Je suis ravi que tu ailles mieux, mon garçon, nous allons progressivement te réalimenter et, si tout va bien, d’ici quelques jours nous pourrons enlever ces aiguilles de ton bras et te rendre à ta famille.
La visite se poursuivit de chambre en chambre. Lorsqu’elle s’acheva au bout du palier, le groupe d’étudiants se dispersa, chacun retournant à ses occupations.
Fernstein me rappela alors que je m’éclipsais.
— Deux mots, jeune homme ! me dit-il.
Sophie vint vers nous et s’interposa.
— Je partage l’entière responsabilité de ce qui s’est passé, monsieur, c’est ma faute, dit-elle.
— J’ignore de quelle faute vous me parlez, mademoiselle, aussi, je ne saurais trop vous conseiller de vous taire. Vous devez avoir du travail, fichez-moi le camp !
Sophie ne se le fit pas répéter et me laissa seul en compagnie du professeur.
— Les règlements, jeune homme, me dit-il, sont faits pour vous permettre d’acquérir de l’expérience sans tuer trop de patients, et l’expérience acquise vous permet d’y déroger.
J’ignore comment vous avez accompli ce petit miracle, ou ce qui vous a mis sur la piste, et je serais ravi qu’un jour vous ayez l’extrême bonté de m’en toucher un mot, je n’ai eu droit qu’aux grandes lignes. Mais pas aujourd’hui, sans quoi je serais dans l’obligation de vous sanctionner et je suis de ceux qui pensent que dans nos métiers, seul le résultat compte. En attendant, vous devriez considérer la pédiatrie pour votre internat.
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