Marc Levy - Le voleur d'ombres
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Elle me parlait de la dégradation de l’état de l’enfant lorsque mon attention fut distraite par une petite fille qui jouait à la marelle dans l’allée du jardin. Je l’observai attentivement et compris soudain qu’elle ne sautait pas de case en case, selon la règle. Son jeu était d’une tout autre nature. La petite fille bondissait à pieds joints sur son ombre, espérant ainsi la prendre de vitesse.
Je demandai à Sophie si son petit patient était encore en état de se déplacer en chaise roulante et lui proposai de l’amener jusqu’ici. Sophie aurait préféré que je monte le voir dans sa chambre mais j’insistai, la priant de ne pas perdre de temps. Le soleil disparaîtrait bientôt derrière la toiture du bâtiment principal et j’avais besoin de lui. Elle rechigna mais finit par céder.
Dès qu’elle fut partie, je m’approchai de la petite fille et lui fis promettre de garder secret ce que je m’apprêtais à lui confier.
Elle m’écouta attentivement et accepta ma proposition.
Sophie revint un quart d’heure plus tard, poussant la chaise où son petit malade était sanglé. La pâleur de sa peau et ses joues émaciées témoignaient de l’état de faiblesse dans lequel il se trouvait. Je comprenais mieux, en le voyant ainsi, combien Sophie devait être préoccupée. Elle s’arrêta à quelques mètres de moi, et je lus dans ses yeux qu’elle m’interrogeait ; une façon silencieuse de me demander « Et maintenant ? » Je lui suggérai de pousser la chaise roulante jusqu’à la petite fille. Sophie s’exécuta et me rejoignit sur le banc.
— Tu penses qu’une gamine de onze ans va le soigner, c’est ça ton remède miracle ?
— Laisse-lui le temps de s’intéresser à elle.
— Elle joue à la marelle, en quoi veux-tu qu’il s’intéresse à elle ? Bon, ça suffit comme ça, je le remonte dans sa chambre.
J’attrapai Sophie par le bras et l’empêchai de partir.
— Quelques minutes au grand air ne peuvent pas lui faire de mal. Je suis certain que tu dois avoir d’autres patients à visiter, laisse-les-moi tous les deux, je peux les surveiller pendant ma pause. Ne t’inquiète pas, je veille au grain.
Sophie rejoignit l’aile de pédiatrie. Je m’approchai des enfants, ôtai les sangles qui retenaient le petit garçon à son fauteuil et le portai dans mes bras jusqu’au carré de pelouse. Je m’y installai, l’asseyant sur mes genoux, dos tourné aux derniers rayons du soleil. La petite fille retourna à son jeu, ainsi que nous en étions convenus.
— Qu’est-ce qui te fait si peur, mon bonhomme, pourquoi te laisses-tu dépérir ?
Il releva les yeux sans rien dire. Son ombre si frêle se fondait à la mienne. L’enfant s’abandonna au creux de mes bras et posa sa tête sur mon torse. J’ai prié pour que revienne l’ombre de mon enfance, cela faisait si longtemps.
Aucun enfant au monde n’aurait pu inventer ce que j’allais entendre. Je ne sais pas qui de lui ou de son ombre me le murmura, j’avais perdu l’habitude de ce genre de confidences.
Je portai le petit garçon jusqu’à son fauteuil et rappelai la petite fille pour qu’elle revienne à ses côtés avant le retour de Sophie, puis je retournai m’installer sur le banc.
Lorsque Sophie me rejoignit, je lui racontai que la championne de saut à la marelle et son jeune patient avaient sympathisé. Elle avait même réussi à lui faire dire ce qui le traumatisait et accepté de me le révéler. Sophie me regarda, interloquée.
Le petit garçon s’était entiché d’un lapin, un animal devenu son confident, son meilleur ami. Seulement voilà, deux semaines plus tôt, le lapin s’était fait la belle et le soir de sa disparition, à la fin du dîner, la mère de l’enfant avait demandé à sa famille si l’on avait apprécié le civet qu’elle avait cuisiné.
L’enfant en conclut aussitôt que son lapin était mort et qu’il l’avait bouffé. Dès lors, il n’avait plus qu’une idée en tête, expier sa faute et rejoindre son meilleur ami là où il devait se trouver.
On devrait peut-être réfléchir à deux fois avant de dire aux enfants que ceux qui meurent s’en vont vivre, sans eux, au ciel.
Je me levai et laissai Sophie, pantoise, sur son banc.
Maintenant que j’avais découvert le problème, l’important était de réfléchir à la façon de le résoudre.
À la fin de ma garde, je trouvai un mot dans mon casier, Sophie m’ordonnait de la rejoindre chez elle, quelle que soit l’heure de la nuit.
*
* *
J’ai sonné à sa porte à 6 heures du matin. Sophie m’accueillit, les yeux gonflés de sommeil ; elle portait pour seul vêtement une chemise d’homme. Je la trouvais plutôt séduisante dans cette tenue, même si cette chemise n’était pas à moi.
Elle me servit une tasse de café dans sa cuisine et me demanda comment j’avais réussi là où trois psychologues avaient échoué.
Je lui rappelai que les enfants ont un langage que nous avons oublié, une façon bien à eux de communiquer.
— Et tu avais imaginé qu’il se confierait à cette gamine !
— J’espérais que la chance nous sourirait, une chance, même infime, cela vaut le coup de la tenter, non ?
Sophie m’interrompit pour me confondre dans mon mensonge. La petite fille lui avait avoué qu’elle jouait à la marelle pendant que j’étais resté avec son patient.
— C’est sa parole contre la mienne, répondis-je en souriant à Sophie.
— C’est drôle, répliqua-t-elle aussi sec, je lui ferais plutôt confiance à elle qu’à toi.
— Je peux savoir qui t’a offert cette chemise ?
— Je l’ai achetée dans une friperie.
— Tu vois, tu mens aussi mal que moi.
Sophie se leva et se rendit à la fenêtre.
— J’ai appelé ses parents hier à midi, ce sont des gens de la campagne, ils ne soupçonnaient pas que leur fils s’était autant attaché à ce lapin et voyaient encore moins pourquoi à celui-là en particulier. Ils ne comprennent pas. Pour eux, on élève les lapins pour les manger.
— Demande-leur dans quel état ils seraient si on les avait obligés à manger leur chien.
— Ça ne sert à rien de les blâmer, ils sont dévastés. La mère ne cesse de pleurer et le père n’en mène pas large. Tu as une idée pour sortir leur enfant de cette impasse ?
— Peut-être. Qu’ils trouvent un très jeune lapin, aussi roux que l’original, et qu’ils nous l’amènent au plus vite.
— Tu veux faire entrer un lapin à l’hôpital ? Si le chef de clinique l’apprend, c’est ton idée, moi je ne te connais pas.
— Je ne t’aurais pas dénoncée. Tu peux enlever cette chemise maintenant ? Je la trouve assez moche.
*
**
Tandis que Sophie prenait sa douche, je somnolais sur son lit, j’étais bien trop épuisé pour rentrer chez moi. Elle commençait son service une heure plus tard et j’en avais dix devant moi pour récupérer un peu de sommeil. Nous nous verrions à l’hôpital, cette nuit je travaillais aux Urgences, elle à l’étage de pédiatrie, nous serions tous deux de garde mais dans deux bâtiments différents.
À mon réveil, je trouvai une assiette de fromages sur la table de la cuisine et un petit mot. Sophie m’invitait à passer la voir dans son service si j’en avais le temps. En lavant mon assiette, j’aperçus dans la poubelle la chemise qu’elle portait en m’accueillant.
J’arrivai aux Urgences à minuit, l’intendante des admissions m’annonça que la soirée était calme, j’aurais presque pu rester chez moi, me dit-elle en inscrivant mon nom au tableau des externes de service.
Personne ne peut expliquer pourquoi certaines nuits, les Urgences débordent de monde en souffrance tandis que d’autres, rien ou presque ne se passe. Vu mon état de fatigue, je n’allais pas m’en plaindre.
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