Marc Levy - Et si s'etait vrai...
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Le policier se leva, Arthur et Lauren le suivirent.
Une violente bourrasque les accueillit lorsqu'ils ouvrirent la porte de la maison.
- À demain, dit-il.
- À demain, répondit Arthur, les mains dans les poches.
Pilguez disparut dans la tempête.
Arthur ne dormit pas, et au petit matin se rendit dans le bureau. Il prépara le corps de Lauren, puis monta dans sa chambre faire sa valise, ferma les volets de la maison, coupa le gaz et l'électricité. Il leur fallait à tous deux rejoindre l'appartement de San Francisco. Lauren ne pouvait rester loin de son corps longtemps sans ressentir une extrême fatigue.
Ils en avaient discuté durant la nuit et étaient conve-nus qu'il en serait ainsi. Lorsque Pilguez aurait embarqué le corps, ils prendraient aussi la route pour rentrer.
L'inspecteur se présenta à l'heure dite. En un quart d'heure Lauren fut emmitouflée dans des couvertures et installée sur la banquette arrière de la voiture du policier. À neuf heures, la maison était fermée, vide de tout occupant et les deux équipages rentraient vers la ville. Pilguez arriva à l'hôpital vers midi, Arthur et Lauren rejoignirent l'appartement à peu près à la même heure.
Pilguez tint sa promesse. Il déposa sa passagère inerte au service des urgences. En moins d'une heure le corps de Lauren fut rendu à la chambre d'où il avait été enlevé. L'inspecteur rentra au commissariat de police et se rendit directement dans le bureau du principal. Personne ne connut jamais le contenu de la conversation entre les deux hommes, elle dura deux longues heures, mais lorsqu'il ressortit de la pièce, l'inspecteur se dirigea, un gros dossier sous le bras, vers Nathalia. Il laissa tomber le classeur sur son bureau et la regardant droit dans les yeux lui ordonna de ranger ces documents dans le tiroir aux oubliettes, et sans délai.
Arthur et Lauren s'installèrent dans l'appartement de Green Street, ils passèrent l'après-midi à la Marina, marchant le long de la mer. Un espoir naquit du fait que rien n'indiquait que la procédure d'euthanasie suivrait son cours. Après tous ces évé-
nements, la mère de Lauren reviendrait peut-être sur ses intentions. Ils dînèrent chez Perry's et rentrèrent vers vingt-deux heures pour regarder un film à la télé.
La vie reprit son cours normalement, tant et si bien que chaque jour passant, ils en venaient à oublier de plus en plus souvent dans la journée la situation qui les préoccupait tant.
Arthur passait de temps à autre à son bureau, y faisant quelques apparitions pour signer des papiers.
Le reste de la journée, ils le passaient ensemble, allant au cinéma, marchant de longues heures dans les allées du Golden Gâte Park. Un week-end ils partirent à Tiburon, dans la maison qu'un ami lui prêtait lors de ses déplacements en Asie. Ils consacrèrent la première partie d'une autre semaine à faire du voilier dans la baie, cabotant de crique en crique.
Ils enchaînèrent les spectacles en ville, music-hall, ballets, concerts et théâtre. Les heures étaient semblables à de longues vacances paresseuses où rien ne se refusait. Vivre dans l'instant présent, au moins une fois sans projeter, en occultant demain.
Sans penser à rien d'autre qu'à ce qui se passe. La théorie des secondes, comme ils le disaient. Les gens qui les croisaient prenaient Arthur pour un fou, à le voir ainsi parler tout seul ou marcher le bras en l'air. Dans les restaurants qu'ils fréquentaient, les serveurs étaient habitués à cet homme qui seul à table se penchait tout à coup, mimant de saisir une main qu'il embrassait et qui était invisible aux yeux de tous, parlant seul d'une voix douce ou fei-gnant de se reculer au seuil d'une porte pour laisser passer une personne qui n'existait pas. Les uns pensaient qu'il avait perdu la raison, les autres l'imaginaient veuf, vivant dans l'ombre de sa femme disparue. Arthur n'y prenait plus garde, il goûtait chacun de ces instants qui tissaient les mailles de leur amour. En quelques semaines, ils étaient devenus complices, amants et compagnons de vie. Paul ne s'inquiétait plus, il s'était fait une raison de la crise que traversait son ami. Rassuré que l'enlèvement n'ait pas plus de suites, il assurait la gestion de l'agence, convaincu que son associé retrouverait un jour ses esprits, et que les choses reprendraient leur cours normal. Il n'était pas pressé. L'important étant que celui qu'il appelait son frère aille mieux ou aille bien tout court, quel que soit le monde dans lequel il vivait.
Trois mois s'écoulèrent ainsi sans que rien ne vienne troubler leur intimité. Cela se produisit un mardi soir. Ils s'étaient couchés tous deux après une soirée paisible passée dans l'appartement. Après leurs étreintes complices, ils avaient partagé les dernières lignes d'un roman qu'ils lisaient ensemble, puisqu'il devait lui tourner les pages. Ils s'étaient endormis tard dans la nuit, dans les bras l'un de l'autre.
Vers six heures du matin Lauren se dressa d'un bond dans le lit et cria le nom d'Arthur. Il se réveilla en sursautant et ouvrit grands les yeux. Elle était assise en tailleur, son visage était pâle et cristallin.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il d'une voix pleine d'inquiétude.
- Prends-moi vite dans tes bras, je t'en supplie.
Il s'exécuta sur-le-champ et sans qu'il eut à renouveler sa question elle posa sa main sur sa joue ombrée par la barbe naissante, elle le caressa, glis-sant vers son menton, entourant sa nuque avec une infinie tendresse. Ses yeux se gonflèrent de larmes et elle lui parla.
- C'est le moment, mon amour, ils m'enlèvent, je suis en train de disparaître.
- Non ! dit-il en la serrant encore plus fort.
- Bon Dieu, comme je ne veux pas te quitter, j'aurais voulu que cette vie avec toi ne cesse jamais, avant même qu'elle ne commence.
- Tu ne peux pas partir, il ne faut pas, résiste-leur, je t'en supplie !
- Ne dis rien, écoute-moi, je sens que j'ai peu de temps. Tu m'as donné ce que je ne soupçonnais pas ; je n'imaginais pas avant de vivre par toi que l'amour puisse apporter tant de choses aussi simples. Rien de ce que j'ai vécu avant toi ne valait une seule des secondes que nous avons passées ensemble. Je veux que tu saches pour toujours à quel point je t'aurai aimé ; je ne sais pas vers quelles rives je pars, mais s'il existe un ailleurs, je conti-nuerai à t'y aimer avec toute cette force et toute cette joie dont tu as rempli ma vie.
- Je ne veux pas que tu partes !
- Chut, ne dis rien, écoute-moi.
Et tandis qu'elle parlait son apparence se faisait transparente. Sa peau devenait claire comme de l'eau. Déjà au creux de ses bras, son étreinte se resserrait sur un vide qui s'installait petit à petit. Il lui semblait qu'elle devenait évanescente.
- J'ai la couleur de tes sourires dans mes yeux, reprit-elle. Merci de tous ces rires, de toute cette tendresse. Je veux que tu vives, que tu reprennes le cours de ta vie quand je ne serai plus là.
- Je ne pourrai plus sans toi.
- Non, ce que tu portes en toi, ne le garde pas pour toi, tu devras le donner à une autre, ce serait trop de gâchis.
- Ne pars pas, je t'en supplie. Lutte.
- Je ne peux pas, c'est plus fort que moi. Je n'ai pas mal, tu sais, j'ai juste l'impression que tu t'éloignes, je t'entends comme dans du coton, je commence à te voir trouble. J'ai si peur, Arthur. J'ai si peur sans toi. Retiens-moi encore un peu.
- Je te serre, tu ne me sens plus ?
- Plus très bien, mon Arthur.
Ainsi pleuraient-ils tous les deux, pudiquement, silencieusement ; ils comprenaient mieux encore le sens d'une seconde de vie, la valeur d'un instant, l'importance d'un seul mot. Ils s'étreignirent. En quelques minutes d'un baiser inachevé, elle finit de disparaître. Les bras d'Arthur se refermèrent sur eux-mêmes ; il se recroquevilla de douleur et se mit à pleurer en hurlant.
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