Marc Levy - Et si s'etait vrai...
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- C'est dommage, je croyais que nous sympathisions vraiment, dit Arthur en se levant.
- Mais c'est le cas, ça n'a rien à voir ou au contraire ça a tout à voir. Je suis sûr que vous avez de vraies bonnes raisons et je vous propose de vous aider.
Il serait honnête avec lui jusqu'au bout des doigts et commença par lui confier qu'il n'aurait pas son mandat ce soir, il n'avait pas de preuves suffisantes.
Il faudrait qu'il aille voir le juge à San Francisco, qu'il négocie et le convainque, mais il y arriverait.
Cela lui prendrait trois ou quatre jours, assez de temps pour qu'Arthur déplace le corps, mais il l'assura qu'une telle entreprise serait une erreur. Il ne connaissait pas ses motifs, mais il allait gâcher sa vie. Il pouvait encore l'aider et le lui proposait, si Arthur acceptait de lui parler et de lui expliquer les clés de ce mystère. La repartie d'Arthur fut teintée d'une certaine ironie. Il était sensible à la démarche généreuse de l'inspecteur et à sa bienveillance, surpris toutefois d'être devenu si proche de lui en deux heures de conversation. Mais lui aussi plaida ne pas comprendre son invité. Il débarquait chez lui, Arthur l'accueillait, le restaurait, et lui s'entêtait à l'accuser sans preuve ni motif d'un forfait absurde.
- Non, c'est vous qui vous entêtez, rétorqua Pilguez.
- Alors quelles sont vos raisons de m'aider, si je suis votre coupable, à part de résoudre une énigme de plus ?
Le vieux flic fut sincère dans sa réponse, il avait brassé dans son métier pas mal d'affaires, avec des centaines de motifs absurdes, de crimes sordides, mais il y avait toujours eu un point commun entre tous les coupables, celui d'être des criminels, des tordus, des maniaques, des nuisibles, mais chez Arthur ça ne semblait pas être le cas. Alors après avoir passé toute sa vie à mettre des cinglés derrière des barreaux, s'il pouvait éviter à un type bien de s'y retrouver, parce qu'il s'était impliqué dans une situation impossible, «j'aurais au moins le sentiment d'avoir été une fois du bon côté des choses », conclut-il.
- C'est très gentil à vous, je le pense en le disant, j'ai apprécié ce déjeuner avec vous, mais je ne suis pas impliqué dans la situation que vous décrivez. Je ne vous congédie pas mais j'ai du travail, nous aurons peut-être l'occasion de nous revoir.
Pilguez acquiesça d'un hochement désolé de la tête et se leva en saisissant son imperméable. Lauren, qui durant toute la conversation des deux hommes s'était assise sur le buffet, sauta sur ses jambes et les suivit lorsqu'ils s'engouffrèrent dans le couloir qui menait à l'entrée de la maison.
Devant la porte du bureau Pilguez s'immobilisa, regardant la poignée.
- Alors vous l'avez ouverte, votre boîte à souvenirs ?
- Non, pas encore, répondit Arthur.
- C'est dur parfois de replonger dans le passé, il faut beaucoup de force, beaucoup de courage.
- Oui, je sais, c'est ce que j'essaie de trouver.
- Je sais que je ne me trompe pas, jeune homme, mon instinct ne m'a jamais abusé.
Alors qu'Arthur allait l'inviter à partir, la poignée de la porte se mit à tourner, comme si quelqu'un l'actionnait de l'intérieur, et la porte s'ouvrit. Arthur se retourna stupéfait. Il vit Lauren dans l'embrasure du chambranle, elle lui souriait avec tristesse.
- Pourquoi as-tu fait ça ? murmura-t-il, le souffle coupé.
- Parce que je t'aime.
De l'endroit où il était, Pilguez vit instantanément le corps qui reposait sur le lit, avec sa perfusion.
« Dieu merci, elle est en vie. » Il entra dans la pièce, laissant Arthur à l'entrée, s'approcha et s'agenouilla près du corps. Lauren prit Arthur dans ses bras. Elle l'embrassa sur sa joue, tendrement.
- Tu n'aurais pas pu, je ne veux pas que tu gâches le reste de ta vie pour moi, je veux que tu vives libre, je veux ton bonheur.
- Mais c'est toi, mon bonheur.
Elle posa un doigt sur ses lèvres.
- Non, pas comme ça, pas dans de telles circonstances.
- À qui parlez-vous ? demanda le vieux policier d'une voix très amicale.
- À elle.
- Il faut que vous m'expliquiez, maintenant, si vous voulez que je vous aide.
Arthur regarda Lauren, les yeux pleins de désespoir.
- Il faut que tu lui racontes toute la vérité, il te croira ou pas, mais restes-en à la vérité.
- Venez, dit-il s'adressant à Pilguez, allons dans le salon, je vais tout vous expliquer.
Les deux hommes s'assirent sur le grand canapé et Arthur raconta toute l'histoire, depuis ce premier soir où dans son appartement une femme inconnue, cachée dans le placard de sa salle de bains, lui avait dit : « Ce que je vais vous dire n'est pas facile à entendre, impossible à admettre, mais si vous voulez bien écouter mon histoire, si vous voulez bien me faire confiance alors peut-être que vous finirez par me croire et c'est très important car vous êtes, sans le savoir, la seule personne au monde avec qui je puisse partager ce secret. »
Et Pilguez l'écouta, sans jamais l'interrompre.
Beaucoup plus tard dans la soirée, lorsque Arthur eut fini son récit, il se leva du fauteuil et toisa son interlocuteur.
- Vous voyez, avec une telle histoire, cela fait un fou de plus dans votre collection, inspecteur !
- Elle est là, près de nous ? demanda Pilguez.
- Assise sur le fauteuil qui vous fait face, et elle vous regarde.
Pilguez frotta sa barbe courte en hochant la tête.
- Bien sûr, dit-il, bien sûr.
- Qu'allez-vous faire maintenant ? demanda Arthur.
Il allait le croire ! Et si Arthur se demandait pourquoi, c'était simple. Parce que pour inventer une histoire pareille au point de prendre les risques qu'il avait pris, il ne fallait pas être fou, il fallait être complètement dément. Et l'homme qui lui avait parlé à table de l'histoire de la ville qu'il servait depuis plus de trente ans n'avait rien d'un dément.
« Il faut que votre histoire soit rudement vraie pour que vous ayez entrepris tout cela. Je ne crois pas beaucoup en Dieu, mais je crois à l'âme humaine, et puis, je suis en fin de carrière et j'ai surtout envie de vous croire. »
- Alors qu'allez-vous faire ?
- Puis-je la ramener à l'hôpital dans ma voiture, sans danger pour elle ?
- Oui, vous le pouvez, dit Arthur, la voix pleine de détresse.
Alors, comme il l'avait promis, il tiendrait son engagement. Il allait le sortir de ce mauvais pas.
- Mais je ne veux pas être séparé d'elle, je ne veux pas qu'ils l'euthanasient !
Ça, c'était une autre bataille, «je ne peux pas tout faire, mon vieux ! ». Il allait déjà prendre le risque de ramener ce corps et n'avait que la nuit et trois heures de route pour trouver une bonne raison d'avoir retrouvé la victime sans avoir identifié son ravisseur. Comme elle était en vie et n'avait subi aucun sévice, il pensait pouvoir faire en sorte que le dossier passe dans le tiroir des affaires classées.
Pour le reste, il ne pouvait rien faire de plus, « mais c'est déjà beaucoup non ? ».
- Je sais ! remercia Arthur.
- Je vais vous laisser la nuit à tous les deux, je passerai demain matin vers huit heures, faites en sorte que tout soit prêt pour le départ.
- Pourquoi faites-vous ça ?
- Je vous l'ai dit, parce que vous m'êtes sym-pathique, j'ai de l'estime pour vous. Je ne saurai jamais si votre histoire est réelle ou si vous l'avez rêvée. Mais dans tous les cas, dans la logique de votre raisonnement, vous avez agi dans son intérêt, on pourrait presque se laisser convaincre que c'était de la légitime défense, d'autres diront assistance à personne en danger, moi je m'en fiche. Le courage appartient à ceux qui agissent pour le bien ou pour le mieux, et au moment où il faut agir, sans calcul des conséquences qu'ils encourent. Allez, assez bavardé, profitez du temps qui vous reste.
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