Eco - Le pendule de Foucault

Здесь есть возможность читать онлайн «Eco - Le pendule de Foucault» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Современная проза, Историческая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Le pendule de Foucault: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le pendule de Foucault»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Le pendule de Foucault — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le pendule de Foucault», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Et puis soudain, cherchant ce que je ne m'attendais pas à trouver, sur l'archivolte du portail, je le vois.

Baphomet. Juste où les demi-arcs se rejoignent, tandis qu'au faîte du premier se trouve une colombe du Saint-Esprit dans la gloire de ses rayons de pierre, sur le second, assiégé par des anges orants, lui, le Baphomet, avec ses ailes terribles. A la façade d'une église. Sans pudeur.

Pourquoi là ? Parce que nous ne sommes pas très loin du Temple. Où se trouve le Temple, ou ce qu'il en reste ? Je reviens sur mes pas, remonte vers le nord-est, et me voilà au coin de la rue de Montmorency. Au numéro 51, la maison de Nicolas Flamel. Entre le Baphomet et le Temple. L'avisé spagiriste savait bien avec qui il devait compter. Poubelles pleines d'une saleté immonde, devant une maison d'époque imprécise, Taverne Nicolas Flamel. La maison est vieille, on l'a restaurée dans un but touristique, pour diaboliques d'infime rang, Hyliques. A côté, il y a un american bar avec une publicité Apple : « Secouez-vous les puces. » Soft-Hermes. Dir Temurah.

A présent, je suis dans la rue du Temple, je la parcours et j'arrive au coin de la rue de Bretagne où se trouve le square du Temple, un jardin livide comme un cimetière, la nécropole des chevaliers sacrifiés.

Rue de Bretagne jusqu'au croisement avec la rue Vieille-du-Temple. La rue Vieille-du-Temple, après le croisement avec la rue Barbette, a d'étranges magasins de lampes électriques de formes bizarres, en canard, en feuille de lierre. Trop ostensiblement modernes. Ils ne me la font pas.

Rue des Francs-Bourgeois : je suis dans le Marais, je le connais, d'ici peu apparaîtront les vieilles boucheries kasher, qu'est-ce qu'ils ont à voir les Juifs avec les Templiers, maintenant que nous avons établi que leur place dans le Plan revenait aux Assassins d'Alamut ? Pourquoi suis-je ici ? Je cherche une réponse ? Non, je ne veux sans doute que m'éloigner du Conservatoire. Ou bien je me dirige confusément vers un endroit, je sais qu'il ne peut être ici, mais je cherche seulement à me rappeler où il est, comme Belbo qui cherchait en rêve une adresse oubliée.

Je croise un groupe obscène. Ils rient mal, marchent dans un ordre dispersé, m'obligeant à descendre du trottoir. Un instant j'ai peur que ce ne soient les envoyés du Vieux de la Montagne, et qu'ils ne se trouvent ici pour moi. Ce n'est pas ce que je croyais, ils disparaissent dans la nuit, mais parlent une langue étrangère, qui siffle shiite, talmudique, copte comme un serpent du désert.

Viennent à ma rencontre des silhouettes androgynes avec de longues houppelandes. Houppelandes rose-croix. Elles me dépassent, tournent dans la rue de Sévigné. Désormais c'est la pleine nuit. Je me suis enfui du Conservatoire pour retrouver la ville de tout le monde, et je m'aperçois que la ville de tout le monde est conçue comme une nécropole aux parcours préférentiels pour les initiés.

Un ivrogne. Il fait semblant, peut-être. Se méfier, toujours se méfier. Je tombe sur un bar encore ouvert, les serveurs enveloppés dans leurs longs tabliers jusqu'aux chevilles rassemblent déjà les chaises et les tables. J'ai juste le temps d'entrer et ils me donnent une bière. Je la bois d'un trait et j'en demande une autre. « Fait soif, hein ? » dit l'un d'eux. Mais sans cordialité, avec soupçon. Bien sûr que j'ai soif, depuis cinq heures de l'après-midi que je n'ai pas bu, mais on peut avoir soif même sans avoir passé la nuit sous un pendule. Imbéciles. Je paie et m'en vais, avant qu'ils puissent graver mes traits dans leur mémoire.

Et me voilà au coin de la place des Vosges. Je parcours les arcades. Quel était ce vieux film qui résonnait des pas de Mathias, le poignardeur fou, la nuit, sur la place des Vosges ? Je m'arrête. J'entends des pas derrière moi ? Bien sûr que non, ils se sont arrêtés eux aussi. Il suffirait de quelques meubles vitrés, et ces arcades deviendraient des salles du Conservatoire.

Plafonds bas du XVI esiècle, arcs plein cintre, galeries de gravures et objets d'antiquité, mobilier. Place des Vosges, si basse avec ses vieilles portes cochères rayées et déformées et lépreuses, il y vit des gens qui n'ont pas bougé depuis des centaines d'années. Des hommes avec une houppelande jaune. Une place habitée seulement par des taxidermistes. Ils ne sortent que la nuit. Ils connaissent la plaque, le regard, par où pénétrer dans le Mundus Subterraneus. Sous les yeux de tout le monde.

L'Union de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales de la Patellerie numéro 75, u 1. Porte neuve, sans doute des riches y habitent-ils, mais sitôt après il y a une vieille porte écaillée comme une maison de la via Sincero Renato ; puis, au 3, une porte refaite récemment. Alternance d'Hyliques et de Pneumatiques. Les Seigneurs et leurs esclaves. Ici, où il y a des planches clouées sur ce qui devait être un arc. C'est évident, ici il y avait une librairie d'occultisme et à présent elle n'y est plus. Un bloc entier a été vidé. Evacué en une nuit. Comme Agliè. A présent, ils savent que quelqu'un sait, ils commencent à entrer dans la clandestinité.

Je suis au coin de la rue de Birague. Je vois la théorie infinie des portiques, sans âme qui vive, je préférerais qu'il fasse noir, mais la lumière jaune des lampes s'y répand. Je pourrais crier et personne ne m'écouterait. Silencieux derrière ces fenêtres closes par où ne filtre pas la moindre lumière, les taxidermistes ricaneraient dans leurs houppelandes jaunes.

Et pourtant non, entre les arcades et le jardin central des voitures sont garées et il passe quelques rares ombres. Mais ceci ne rend pas plus affables les rapports. Un grand berger allemand traverse la rue devant moi. Un chien noir seul la nuit. Où est Faust ? Peut-être envoie-t-il le fidèle Wagner faire pisser le chien ?

Wagner. Voilà l'idée qui me trottait par la tête sans affleurer. Le docteur Wagner, c'est lui qu'il me faut. Lui pourra me dire que rien de tout cela n'est vrai, que Belbo est vivant et que le Très n'existe pas. Quel soulagement si j'étais malade.

J'abandonne la place presque en courant. Je suis suivi par une voiture. Non, sans doute veut-elle seulement se garer. Je trébuche sur des sacs de poubelle. La voiture se gare. Ce n'est pas moi qu'on cherchait. Je débouche rue Saint-Antoine. Je cherche un taxi. Comme par évocation, il en passe un.

Je lui dis : « 7, avenue Élisée-Reclus. »

– 116 –

Je voudrais être la tour, pendre à la Tour Eiffel.

Blaise CENDRARS.

Je ne savais pas où c'était, je n'osais pas le demander au chauffeur parce que celui qui prend un taxi à cette heure il le fait pour rentrer chez lui, sinon c'est au minimum un assassin; d'ailleurs, le taxi ronchonnait: le centre était encore plein de ces maudits étudiants, des autocars garés n'importe où, la merde quoi, si ça dépendait de lui, tous au mur, et mieux valait prendre par le plus long. Il avait pratiquement fait le tour de Paris, me laissant enfin au numéro 7 d'une rue solitaire.

Aucun docteur Wagner n'y figurait. Alors, c'était le 17 ? Ou le 27? Je fis deux ou trois tentatives, puis je repris mes esprits. Même si j'avais trouvé la porte de l'immeuble, je ne pensais tout de même pas tirer le docteur Wagner du lit à une heure pareille pour lui raconter mon histoire ? J'avais fini là pour les mêmes raisons qui m'avaient fait errer de la porte Saint-Martin à la place des Vosges. Je fuyais. Et à présent j'avais fui de l'endroit où j'avais fui en m'enfuyant du Conservatoire. Je n'avais pas besoin d'un psychanalyste, mais d'une camisole de force. Ou d'une cure de sommeil. Ou de Lia. Qu'elle me prenne la tête, me la serre fort entre son sein et son aisselle en me murmurant sois sage.

J'avais cherché le docteur Wagner ou l'avenue Élisée-Reclus? Parce que maintenant je me le rappelais, ce nom que j'avais rencontré au cours de mes lectures pour le Plan, c'était quelqu'un du siècle passé qui avait écrit je ne me souviens pas quel livre sur la terre, sur le sous-sol, sur les volcans, quelqu'un qui, sous prétexte de faire de la géographie académique, fourrait le nez dans le Mundus Subterraneus. Un des leurs. Je les fuyais, et je me les retrouvais toujours dans les pattes. Petit à petit, en l'espace de quelques siècles, ils avaient occupé tout Paris. Et le reste du monde.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Le pendule de Foucault»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le pendule de Foucault» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Le pendule de Foucault»

Обсуждение, отзывы о книге «Le pendule de Foucault» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.