Eco - Le pendule de Foucault
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J'avais une seule image dans les yeux, le hiéroglyphe tracé dans le choeur par le corps mort de Belbo. Je n'arrivais pas à trouver à quel dessin ce dessin correspondait. Maintenant je sais que c'est une loi physique, mais la façon dont je l'ai su rend encore plus emblématique le phénomène. Ici, dans la maison de campagne de Jacopo, parmi toutes ses notes, j'ai trouvé une lettre de quelqu'un qui, en réponse à sa question, lui racontait comment marche le pendule, et comment il se comporterait si le long du fil était suspendu un autre poids. Donc, qui sait depuis combien de temps, en pensant au Pendule, Belbo l'imaginait et comme un Sinaï et comme un Calvaire. Il n'était pas mort victime d'un Plan de facture récente, il avait préparé en imagination sa mort depuis longtemps, en ignorant que, persuadé de n'avoir aucun don pour la création, son ressassement projetait la réalité. Ou peut-être pas, il avait choisi de mourir ainsi pour se prouver à lui-même et aux autres que, même à défaut du génie, l'imagination est toujours créatrice.
En un certain sens, perdant il avait gagné. Ou est-ce qu'il a tout perdu, celui qui se vouerait à cette unique façon de gagner ? Il a tout perdu celui qui n'a pas compris qu'il s'est agi d'une autre victoire. Mais moi, samedi soir, je ne l'avais pas encore découvert.
J'allais par le conduit, amens comme Postel, peut-être perdu dans les mêmes ténèbres, et soudain j'eus le signal. Une lampe plus forte, fixée au mur, me montrait un autre escalier, de nature provisoire, qui donnait sur une trappe de bois. Je tentai le coup et me retrouvai dans une sorte de cave encombrée de bouteilles vides qui s'ouvrait sur un couloir avec deux chiottes, sur les portes le petit bonhomme et la petite bonne femme. J'étais dans le monde des vivants.
Je m'arrêtai, haletant. C'est alors seulement que je pensai à Lorenza. A présent, c'est moi qui pleurais. Mais elle était en train de glisser loin de mes veines, comme si elle n'avait jamais existé. Je ne parvenais même plus à me rappeler son visage. De ce monde des morts, c'était la plus morte.
Au bout du couloir, je trouvai un nouvel escalier, une porte. J'entrai dans une atmosphère enfumée et malodorante, une gargote, un bistrot, un bar oriental, des serveurs de couleur, des clients en sueur, des brochettes grasses et des bocks de bière. Je repoussai la porte comme quelqu'un qui était déjà là et serait allé uriner. Personne ne me remarqua, ou peut-être l'homme de la caisse qui, me voyant émerger du fond, me fit un signe imperceptible, de ses yeux mi-clos, un okay, comme pour dire j'ai compris, passe, moi je n'ai rien vu.
– 115 –
Si l'œil pouvait voir les démons qui peuplent l'univers, l'existence serait impossible.
Talmud, Berakhoth, 6.
J'étais sorti du bar et je m'étais trouvé au milieu des lumières de la porte Saint-Martin. Orientale était la gargote d'où j'étais sorti, orientales les autres boutiques tout autour, encore éclairées. Odeur de couscous et de falafel, et la foule. Des jeunes en bandes, affamés, beaucoup avec un sac de couchage, des groupes. Je ne pouvais pas entrer dans un café boire quelque chose. J'avais demandé à un jeune ce qui se passait. La manif, le jour suivant il y avait la grande manifestation contre la loi Savary. Ils arrivaient en autocar.
Un Turc – un druse, un ismaïlien déguisé m'invitait en mauvais français à entrer dans certains lieux. Jamais, fuir Alamut. Je ne sais pas qui est au service de qui. Se méfier.
Je traverse le carrefour. Maintenant je n'entends que le bruit de mes pas. L'avantage des grandes villes, vous vous déplacez de quelques mètres et vous retrouvez la solitude.
Mais soudain, après quelques pâtés de maisons, à ma gauche, le Conservatoire, pâle dans la nuit. De l'extérieur, parfait. Un monument qui dort du sommeil du juste. Je continue vers le sud, en direction de la Seine. J'avais bien une intention, mais elle ne m'était pas claire. Je voulais demander à quelqu'un ce qui était arrivé.
Mort, Belbo ? Le ciel est serein. Je croise un groupe d'étudiants. Silencieux, pris par le genius loci. A gauche, la silhouette de Saint-Nicolas-des-Champs.
Je continue par la rue Saint-Martin, traverse la rue aux Ours, large, on dirait un boulevard, je crains de perdre ma direction, que, par ailleurs, je ne connais pas. Je regarde autour de moi et à ma droite, au coin, je vois les deux vitrines des Éditions Rosicruciennes. Elles sont éteintes, mais en partie avec la lumière des réverbères, en partie avec ma lampe de poche, je réussis à en déchiffrer le contenu. Des livres et des objets. Histoire des juifs, comte de Saint-Germain, alchimie, monde caché, les maisons secrètes de la Rose-Croix, le message des constructeurs de cathédrales, cathares, Nouvelle Atlantide, médecine égyptienne, le temple de Karnak, Bhagavad-Gîta, réincarnation, croix et chandeliers rosicruciens, bustes d'Isis et Osiris, encens en boîte et en tablettes, tarots. Un poignard, un coupe-papier en étain au manche rond qui porte le sceau des Rose-Croix. Qu'est-ce qu'ils font, ils se moquent de moi ?
A présent, je passe devant Beaubourg. Dans la journée, c'est une fête villageoise, à cette heure la place est presque déserte, des groupes épars, silencieux et endormis, de rares lumières venues des brasseries d'en face. C'est vrai. De grandes ventouses qui absorbent de l'énergie terrestre. Peut-être les foules qui le remplissent le jour servent-elles à fournir des vibrations, la machine hermétique se nourrit de chair fraîche.
Eglise Saint-Merri. En face, la Librairie la Vouivre, aux trois quarts occultiste. Il ne faut pas que je me laisse prendre par l'hystérie. Je tourne rue des Lombards, sans doute pour éviter une troupe de filles scandinaves qui sortent en riant d'un troquet encore ouvert. Taisez-vous, vous ne savez pas que Lorenza aussi est morte ?
Mais est-elle morte ? Et si moi j'étais mort ? Rue des Lombards : s'y innerve, perpendiculaire, la rue Flamel, et au fond de la rue Flamel on aperçoit, blanche, la Tour Saint-Jacques. Au croisement, la librairie Arcane 22, tarots et pendules. Nicolas Flamel, l'alchimiste, une librairie alchimique, et la Tour Saint-Jacques : avec ses grands lions blancs à sa base, cette inutile tour du gothique finissant à quelques pas de la Seine, qui avait même donné son nom à une revue ésotérique, la tour où Pascal avait fait ses expérimentations sur le poids de l'air et il paraît qu'aujourd'hui encore, à 52 mètres de hauteur, il y a une station de recherches climatologiques. Sans doute avaient-ils commencé ici, avant d'ériger la Tour Eiffel. Il existe des zones privilégiées. Et personne ne s'en aperçoit.
Je retourne vers Saint-Merri. D'autres rires éclatants de jeunes filles. Je ne veux pas voir les gens, je contourne l'église par la rue du Cloître-Saint-Merri – une porte du transept, vieille, en bois brut. Sur la gauche s'ouvre une place, aux confins de Beaubourg, éclairée a giorno. Une esplanade où les machines de Tinguely et d'autres créations multicolores flottent sur l'eau d'un bassin ou petit lac artificiel, en une sournoise dislocation de roues dentées, et, en arrière-plan, je retrouve les échafaudages de tubes et les grandes bouches béantes de Beaubourg – comme un Titanic abandonné contre un mur mangé de lierre, échoué dans un cratère de la lune. Là où les cathédrales n'ont pas réussi, les grandes écoutilles transocéaniques chuchotent, en contact avec les Vierges Noires. Ne les découvrent que ceux qui savent faire la circumnavigation de Saint-Merri. Et donc il faut continuer, j'ai une piste, je suis en train de mettre à nu une de leurs trames à Eux, au centre même de la Ville Lumière, le complot des Obscurs.
Je me replie sur la rue des Juges-Consuls, me retrouve devant la façade de Saint-Merri. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me pousse à allumer ma lampe de poche et à la diriger vers le portail. Gothique fleuri, arcs en accolade.
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