Maxence Meersch - La Maison DansLa Dune

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Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent…
Les hommes et leurs chiens se livrent des combats souvent mortels.
Une maison isolée dans la dune… C'est là que Sylvain rencontrera Jacqueline. La jeune fille saura-t-elle détourner le contrebandier de ses coupables expéditions?
Violent, direct, vrai, profondément humain, La Maison dans la dune, premier roman de Maxence Van der Meersch, eut un succès immédiat qui ne s'est jamais démenti depuis.

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«Jim, Jim, veux-tu!» cria la jeune fille. Et elle courut autour de Jim, elle essaya vainement de l’attraper.

«C’est qu’il est méchant, disait-elle, effrayée. Il va vous mordre.

– Laissez-moi faire, dit Sylvain. J’ai l’habitude.»

Il ne bougeait pas, se laissait flairer par le petit animal, qui, le poil hérissé, s’approchait de lui avec méfiance, dérouté par cette immobilité. Sylvain, lentement, porta la main à sa poche, en tira un morceau de sucre, l’éleva jusqu’à sa bouche, fit semblant de le mâcher longuement. Jim leva la tête, pointa les oreilles d’un air intéressé. Le poil de son dos se rabaissait lentement. Sylvain cassa le sucre en deux, en offrit la moitié à la petite bête. Jim l’accepta, la croqua avec satisfaction, agita la queue. Alors Sylvain lui donna le reste du sucre. Et Jim parut avoir fait la paix, et vouloir accepter l’intrus!

«C’est extraordinaire, dit la jeune fille. Il est si méchant. Vous n’avez pas peur des chiens, je vois.

– Non, dit Sylvain, amusé, je m’entends un peu à les dresser, au contraire.

– Avec Jim, personne n’a jamais su rien faire. Il est trop méchant.

– Si j’en avais le temps, je lui apprendrais bien quelques petits tours, tout de même.

– Sans lui faire de mal?

– Au contraire, avec beaucoup de sucre.

– C’est dommage que vous ne veniez pas souvent par ici, vous lui apprendriez à donner la patte et à faire le beau. J’ai une amie, son chien sait faire tout cela… C’est gentil…

– À l’occasion, quand je repasserai par ici, j’essaierai.»

Sylvain alla au comptoir, se servit un verre de vin blanc, l’emporta au-dehors, et le posa sur la vieille table, à l’ombre. La jeune fille l’y suivit, s’appuya au mur de la vieille maison, et regarda le jeune homme avec une curiosité si naïve qu’elle n’en était pas blessante. On la sentait intéressée par cet homme qui arrivait à l’improviste, qui se servait lui-même, qui domptait la fureur de Jim et parlait de lui enseigner des tours.

«Alors, vous n’êtes pas venu pour pêcher? redemanda-t-elle.

– Mais non, pour me promener, simplement. Je me repose un peu, voyez-vous.

– Vous ne travaillez pas?

– Ah! si, quelquefois, tout de même.

– Vous n’êtes pas cabaretier?

– Moi? Pourquoi ça? Parce que j’ai su déboucher une bouteille et me servir un verre? Non. Je fais de… l’exportation. Et vous, vous ne faites rien, ici?

– Non, pas grand-chose. J’aide ma tante à tenir son ménage, je me promène, j’arrange le jardin. Il n’y a que cinq mois que je suis ici. Avant, j’étais à Nieuport, avec ma mère. Mais elle est morte, et mon oncle m’a prise avec lui.»

Sylvain la regardait tandis qu’elle parlait. Elle était toute jeune, pouvait avoir quinze ou seize ans, tout au plus. On le devinait au dessin enfantin de ses lèvres, qui riaient très vite, pour la moindre chose, à la hardiesse encore candide de son regard bleu, qui vous fixait profondément, sans insolence, avec une sorte de naïf étonnement. Elle avait des cheveux d’un or roux, qu’on sentait destinés à brunir, à se transformer en un châtain ardent, mais qui, pour l’instant, gardaient encore de chauds reflets cuivrés. Elle les tirait de chaque côté de son visage, les empêchait impitoyablement de se boucler, de s’envoler en mèches folles, les nouait en une grosse pelote, très bas dans le cou. On devinait là les conseils sévères d’une maman rigide. Mais cela ne l’enlaidissait pas, dégageait au contraire son front pâle et droit, lui donnait quelque chose de franc et de pur. L’âge, plus tard, accentuerait sans doute le dessin de ses narines, mais pour l’instant, elles avaient encore cette petitesse, cette mobilité de l’enfance.

Sylvain, devant elle, se sentait gauche. Il ne savait de quoi parler. Tous ses mots, tout son vocabulaire à lui, lui paraissaient avoir quelque chose de brutal, de grossier, qui devait choquer cette enfant. Lui qui disait avoir l’expérience des femmes, qui n’en rencontrait pas une sans penser tout de suite à l’amour, et sans tâcher de lui plaire, quelquefois même inconsciemment, il se sentait ici désarmé, désemparé. La simplicité, la candeur de cette fillette le déroutaient. Chez les autres femmes, d’ordinaire, il sentait des pensées qui correspondaient aux siennes, intérêt, curiosité, sympathie ou hostilité amoureuse. Ici, rien de tout cela. Et cette fraîcheur, cette jeunesse l’émouvaient. Il n’osait pas soutenir longtemps son regard. Il lui semblait injurieux de la dévisager, de lui laisser voir les pensées qu’elle lui inspirait. Il regardait son corsage, à peine dessiné encore, comme la poitrine d’une adolescente. Elle portait une petite robe d’indienne, dont le décolleté croisé dégageait seulement la naissance de la gorge, et remplissait Sylvain d’un trouble chaste, où rien d’impur ne se mêlait. Elle symbolisait pour lui la jeunesse. Éprouver en la voyant une pensée malsaine lui eût semblé honteux. En imagination, il la comparait à quelque chose de pur, d’immaculé, comme une neige blanche où il aurait hésité à imprimer la souillure de son pas.

«Et votre oncle, et votre tante, il y a longtemps qu’ils habitent ici, bien sûr, reprit-il.

– Depuis toujours. Ils sont vieux tous les deux, presque aussi vieux que la maison, je pense. Ils se disputent du matin au soir, et ils ne peuvent se passer l’un de l’autre. C’est drôle, dites?»

De nouveau, elle eut son beau rire jeune, que Sylvain eût aimé entendre longtemps.

«Ils ne doivent pas faire beaucoup d’affaires, dans ce coin, dit-il pour parler, pour la faire répondre, et voir encore, sur son frais visage, le reflet changeant et charmant des émotions intérieures.

– Oh! non. Il y a très longtemps, la route passait par ici, à ce qu’il paraît, du moins. Mais on a démoli le pont pendant la guerre, et on l’a rebâti plus loin. Moi, je ne le regrette pas. On est plus tranquille. Et mon oncle dit comme moi. Il n’y a que ma tante qui s’ennuie quelquefois, parce qu’elle aime bien parler, je dois le dire…

– Vous ne lui ressemblez pas un peu, de ce côté-là?

– Vous l’avez deviné? Oui, c’est vrai, je suis une grande bavarde, mon oncle le dit toujours. Et vous, vous n’aimez pas parler?

– Avec vous, j’aime beaucoup…»

Et tout de suite, il se repentit d’avoir lâché cette galanterie fade, qui allait effaroucher, froisser peut-être la jeune fille.

Mais il fut rassuré. Elle n’avait pas deviné l’intention, et elle continuait:

«Alors, vous allez bien vous entendre avec ma tante. Mon oncle, lui, ne parle jamais. Les hommes, en général, sont comme ça. C’est drôle. Vous partez?»

Sylvain tirait sa montre.

«Oui. Il est temps. J’ai une longue route à faire.

– Vous allez loin?

– En France. Près de Dunkerque.

– Vous ne venez pas souvent par ici, alors?

– Je viens très souvent, au contraire.

– Alors, si une fois vous repassiez par notre maison, vous pourriez peut-être venir apprendre quelque chose à Jim?

– C’est entendu. Je n’oublierai pas. Au revoir!»

Sylvain reprit son chapeau, fit encore une caresse à Jim, définitivement conquis, et, lentement, il quitta le frais asile, il retrouva son chemin et prit à nouveau la direction de la France.

Il n’avait pas fait cinq cents mètres qu’il se souvint brusquement: il avait oublié de payer.

«Je reviendrai», pensa-t-il.

Et il continua sa route vers Dunkerque.

IV

Pour Tom, cependant, se déroula une fois de plus une aventure dont les raisons profondes lui étaient indiscernables, mais que sa répétition, fréquente déjà dans le passé, avait fini par rendre familière.

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