Maxence Meersch - La Maison DansLa Dune

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Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent…
Les hommes et leurs chiens se livrent des combats souvent mortels.
Une maison isolée dans la dune… C'est là que Sylvain rencontrera Jacqueline. La jeune fille saura-t-elle détourner le contrebandier de ses coupables expéditions?
Violent, direct, vrai, profondément humain, La Maison dans la dune, premier roman de Maxence Van der Meersch, eut un succès immédiat qui ne s'est jamais démenti depuis.

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II

Quand Sylvain, le lendemain à midi, arriva chez son ami, il trouva César en maillot blanc, occupé à boxer, dans sa cuisine, avec le grand Jules, l’agent de police.

Un gentil garçon, ce Jules. Il demeurait trois maisons plus loin. Et bien qu’il connût le trafic suspect de César et de Sylvain, il était cependant demeuré leur ami. César et lui s’étaient liés d’amitié par un commun amour de la boxe et des sports. Jules avait pratiqué le «noble art», dans sa jeunesse, en amateur. Et César, quand il était repris par une de ses crises d’entraînement, allait régulièrement le chercher pour quelques rounds.

Grand, massif, raide de torse et de membres, totalement dépourvu de souplesse et d’agilité, le grand Jules, grâce à son poids et à sa résistance, finissait toujours cependant par mettre hors de combat son camarade César, plus vieux, et fatigué surtout par une vie déréglée. César en rageait, trouvait chaque fois des excuses à sa défaite, affirmait qu’il prendrait sa revanche la fois d’après. Si grande était son humiliation, qu’il lui arrivait, après ces rudes leçons, de se remettre à l’entraînement, de vouloir à toute force retrouver «sa forme». Et, pendant quelques jours, on le voyait, tôt le matin, courir sur la route, tenter des quatre cents et des huit cents mètres, soulever des poids de fonte, sauter à la corde, et lancer de longs bâtons en guise de javelots. Il ne buvait plus que de l’eau, il ne fumait plus. Sa femme en était émerveillée et ravie.

Mais cela ne durait jamais. César, malgré son entêtement, sentait vite qu’il était trop tard, qu’on ne ressuscite pas une machine encrassée, rouillée par les noces et le dérèglement. Il n’avait plus de souffle. Son cœur palpitait désespérément dans sa poitrine après cent mètres de course à pied. Des crampes et des courbatures lui faisaient craquer les membres et les jointures. Il en pleurait de rage, il s’injuriait, raillait sa propre carcasse, se traitait en dérision. Et, vaincu, il retournait à son laisser-aller veule, il faisait la noce pendant trois ou quatre jours de suite. Le César cynique et désabusé reparaissait.

Le match s’achevait. Sylvain, indifférent, regardait, assis sur une chaise, les adversaires qui s’arrêtaient, se serraient gravement la main, suivant les rites. Puis César vint vers lui, lui tendit ses poings gantés, pour que Sylvain desserrât les lacets. Il haletait, il était à bout de souffle.

«Tu ne m’as pas eu, hein, tout de même, dit-il à Jules.

– Ce sera pour la prochaine fois», répondit Jules sans s’émouvoir.

Il était placide, lui, à peine moite. Car il se donnait moins de mal que César. Tandis que le fraudeur, se rappelant les combats de sa jeunesse, essayait de retrouver ses esquives, ses feintes, son jeu de jambes, toute sa souplesse d’autrefois, Jules estimait bien inutile de se donner tant de mal à danser comme ça autour de l’adversaire, et se contentait d’attendre, solidement planté sur ses jambes, l’approche de César, pour lui allonger un bon coup de poing.

Sylvain, lui, ne boxait jamais. D’abord, Germaine n’aimait pas. Et puis, lui aussi ne voulait plus. Il avait jadis été très fort, vers vingt ans. Tout le monde, autour de lui, lui prédisait une belle carrière. Il avait de beaux combats à son actif. Il était champion du Nord, quand il avait tout lâché. Et maintenant qu’il était trop tard, il aurait eu mal au cœur de constater sa déchéance, de se rappeler l’avenir qu’il avait gâché pour suivre Germaine.

C’était elle qui l’avait détourné de sa voie. Il l’avait connue à vingt ans. Et il l’avait aimée avec passion. Il lui avait sacrifié sa force, ses espérances de célébrité, malgré les conseils et les avertissements de ses amis. Il avait pour elle renoncé à tout.

Elle s’était d’ailleurs bien conduite. Il n’avait rien à lui reprocher. Sitôt qu’entre eux les choses étaient devenues sérieuses, elle avait quitté la maison louche où elle racolait des clients. Elle avait oublié son ancienne vie, ses camarades, toute son existence de vice. Et elle s’était rangée, elle était devenue une bonne femme de ménage. Sylvain, depuis leur mariage, n’avait plus un blâme à lui adresser. Mais tout de même, quelquefois, il avait des regrets, en songeant à ce qu’il serait peut-être devenu, sans elle. Et cela le faisait souffrir, il préférait, à l’inverse de César, enterrer tous ses souvenirs.

«Alors, tu t’habilles? demanda-t-il à César.

– Oui.

– Vous allez promener? interrogea le grand Jules.

– Non, on va «monter» Tom en Belgique. Tu viens pas avec nous?» dit César, ironique.

César n’aimait pas la police. Et, bien que Jules fût son ami, le fraudeur ne perdait pas une occasion de lui faire sentir clairement son opinion sur toute la maréchaussée.

Jules, qui en avait l’habitude, ne releva pas.

«C’est un beau revenu, dit-il seulement, un chien comme ça.

– Oui, répliqua César, mais tu penses que ça ne coûte rien à acheter et à nourrir? Il mange un pain tous les jours, ce gaillard-là.»

Il ouvrit la porte de la cour, il appela:

«Tom!»

Et, avec un bâillement, un chien sortit de sa niche, arriva en s’étirant dans la cuisine. C’était un grand berger de Tervueren, aussi haut que la table, avec un long pelage roux, et une tête fine aux beaux yeux bruns. Il alla flairer Sylvain, qu’il connaissait, et il se coucha en rond à ses pieds.

«Celui-là, c’est un as, dit César avec orgueil.

– T’as pas peur de le perdre, une fois ou l’autre? questionna Jules.

– C’est le métier», répondit César.

Mais il se tut. On voyait qu’il aimait son chien plus qu’il ne le disait, et que les paroles de l’agent de police le laissaient songeur, malgré lui.

«T’en as déjà perdu? demanda encore Jules.

– Ça, dit César, naturellement. Une fois ou l’autre, ils se font tuer d’un coup de fusil Ou bien, ils trouvent leur maître, un chien plus fort, qui les étrangle. Les douaniers ont aussi leurs chiens, pour ça.»

Tom, toujours couché, levait les yeux sur son maître, comme s’il écoutait.

«Et qu’est-ce que tu fais, alors? poursuivit Jules.

– J’en achète un autre, et je le dresse.

– Toi-même?

– Bien sûr. T’as jamais vu? C’est toute une affaire. On commence par acheter de la viande, on en donne au chien tant qu’il en veut. On lui fabrique une bonne niche, on lui fait manger du sucre, des os, tout ce qu’il aime. Le chien, tu penses bien, il s’habitue, il trouve que c’est une bonne maison. S’il arrive quelqu’un, un camarade, n’importe qui, on lui demande de frapper le chien, de lui envoyer un coup de pied, s’il approche. Pourquoi? Pour rendre la bête méfiante. Il faut qu’elle n’ait qu’un maître, tu comprends?

– Et Tom? Tu le laisses caresser, cependant.

– Celui-là est vieux, il est dressé. Il connaît la maison, maintenant.

– Et à ce moment-là tu le portes en Belgique?

– Pas si vite. Je commence par le donner à un camarade, qui l’emmène avec lui. À cinq cents mètres de ma maison, il lui flanque une raclée, il court derrière un bâton, il lui jette des briques. Le chien, il décanille, il se dépêche de rentrer chez lui. Et moi, je l’attends. À peine revenu, il a une bonne platée, de quoi s’emplir le ventre. On recommence toujours comme ça, en augmentant les distances.

– Comme on fait pour entraîner des pigeons, quoi, commenta Sylvain.

– Et à la fin il comprend. On peut l’emmener aussi loin qu’on veut. Sitôt lâché, il se dépêche de rappliquer.

– C’est drôle, dit Jules.

– Oui, reprit Sylvain. Ils ne l’ont pas toujours belle non plus, quand ils doivent courir avec deux ou trois cents paquets de cigarettes sur le dos. Au début, on doit aussi les dresser pour ça.

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