[120]Bal public du boulevard de Montparnasse.
[121]Le 20 janvier 1821, Hugo écrit à Adèle (éd. J. Massin, t. I, p. 1158): «[…] le 16 juillet dernier, je te rencontrai au bal de Sceaux. J'avais à plusieurs reprises opiniâtrement refusé d'y aller; enfin je cédais à l'importunité ou plutôt au conseil de mon bon ange qui me conduisit ainsi à mon insu vers celle que je cherchais partout. Tu parus contrariée de me voir, et moi, j'eus toute la soirée le cruel bonheur de te voir danser avec d'autres. […] Nous partîmes du bal avant toi. J'étais bien fatigué, cependant je voulus revenir a pied, espérant que la voiture où tu reviendrais nous atteindrait; en effet, une demi-heure après, je vis passer un fiacre où je crus te reconnaître, croyance qui me dédommagea de la poussière et de la fatigue de la route.»
[122]Astrologue, peut-être chanoine de Liège au début du XVIIe siècle, père supposé du premier «Almanach liégeois» (1635): prophéties et météorologie.
[123]Jean Maurel a proposé de reconnaître dans plusieurs éléments du roman des traces de la mythologie populaire de l'ours que les enfants Hugo avaient découverte dans le conte de Jean l'ours , aux Feuillantines, à la veille de la condamnation de Lahorie – voir Victor Hugo raconté …, ouv. cit., p. 143. Le monologue prononcé quelques lignes plus loin «Qu'est-ce qui est bon marché à présent? […]», avait été noté mot pour mot, sans doute après avoir été entendu dans la rue, dans les carnets de 1848. (éd. J. Massin, t. VII, p. 1155.)
[124]«Qui a quatre visages», comme le dieu latin Janus.
[125]On sait que Hugo détestait le tabac. Ces trois premières lettres reproduisent à peu près textuellement des lettres de quémandeurs reçues par Hugo ou sa femme; la première était signée «Alban José, Capitaine espagnol de caballerie», la seconde, datée du 11 février 1847, «femme Thévenot», la troisième «Desclergue».
[126]Souvenir de Léopoldine:
Elle entrait […]
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
( Les Contemplations , IV, 5.)
[127]L'ouvrage, dont le vrai titre est L'Hermitage Saint-Jacques ou Dieu, le Roi et la Patrie , publié en 1815, appartient au fonds de lecture commun à Mme Thénardier et à Hugo enfant – voir I, 4, 2 et note 7.
[128]Parodie de l'Ecclésiaste (I, 2): «Vanité des vanités et tout est vanité.»
[129]On peut y lire, répété, le jour de la mort de Léopoldine (4 septembre).
[130]«Seul à seul dans un lieu écarté, n'allons pas croire qu'ils disent leur Notre-Père.» Hugo utilise souvent cette formule avec cette variation: « Solus cum sola …»: «Seul à seule…».
[131]Le lecteur lui, comme Javert, a identifié Montparnasse, Gueulemer, Babet et Claquesous.
[132]Nom donné à l'Hôpital de la Maternité, rue de la Bourbe, aujourd'hui hôpital Baudelocque.
[133]On appela «bousingots» après 1830 les jeunes romantiques républicains. Réputés tapageurs, ils portaient le gilet à la Marat et le chapeau en cuir bouilli des marins, appelé «bousingot». Ce nom fut vite synonyme d'anarchiste et de démagogue. Pétrus Borel en était. Bahorel aurait pu en être. L'autre branche, moins extrémiste politiquement, formait les «jeune France», souvent confondus avec les Bousingots.
[134]Bottier chic du Palais-Royal, à nouveau cité dans Mille Francs de récompense .
[135]C'était en I, 4, 1.
[136]Dans l'édition originale: «Le petit qui criait au tome III»; l'édition comprenant deux volumes par partie, le tome III était le premier de la seconde partie. C'est en II, 3, 1 que l'on entend «le cri d'un très jeune enfant» au fond de l'auberge Thénardier. Mais on perd quelque chose à changer le numéro du tome: Gavroche est le troisième enfant du couple Thénardier, Victor Hugo aussi était le «tome III» de Sophie et Léopold.
[137]«Chose vue» par V. Hugo le 17 décembre 1846: «5 h du soir. Tout à l'heure, je venais par la rue du Palais-Royal. Une vieille courbée fouillait dans un tas d'ordures à la lueur d'un réverbère. Un gamin passe et se heurte à la vieille.
«- Tiens, moi qui avais pris ça pour un énorme, un énorme chien! (Il renfle sa voix sur le second énorme .)
– Sacré moutard! Si j'avais pas été penchée, je t'aurais joliment foutu mon pied au cul!
– Csss! Csss! Après ça, je ne me suis peut-être pas trompé.» ( Choses vues , ouv. cit., 1830-1846, p. 465.)