Henryk Sienkiewicz - Quo Vadis?

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Ce roman dépeint les persécutions que les chrétiens ont subies sous Néron au Ier siècle en racontant l'histoire de l'amour entre un patricien, Marcus Vinicius, et une jeune femme chrétienne, Lygie.
Le titre évoque la question qu'aurait posée Saint Pierre fuyant Rome et rencontrant Jésus-Christ portant sa croix: Quo vadis, Domine? (Où vas-tu, Seigneur?). Au travers de cette histoire attachante et romanesque, nous en apprenons beaucoup sur l'histoire et le quotidien des Romains de cette époque. Le lecteur pourra consulter avec profit le site – http://quovadis.oeuvre.free.fr/ – entièrement consacré à cette oeuvre.

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Pétrone reçut la lettre de Vinicius à Cumes où, avec les autres augustans, il s’était rendu à la suite de César. La lutte prolongée entre Pétrone et Tigellin touchait à son terme. Pétrone se rendait compte qu’il devrait y succomber et il en discernait très bien la raison. À mesure que César tombait chaque jour plus bas, jusqu’au rôle de cabotin, de pitre et de cocher, à mesure qu’il sombrait davantage dans une débauche maladive, abjecte et grossière, l’arbitre des élégances ne lui était plus qu’un fardeau. Quand Pétrone se taisait, Néron voyait un blâme dans son silence; quand il approuvait, c’était pour lui de l’ironie. Le superbe patricien irritait son amour-propre et excitait son envie. Ses richesses et ses magnifiques œuvres d’art étaient l’objet des convoitises du souverain et du ministre tout-puissant. Jusqu’ici, on l’avait ménagé en raison du voyage en Achaïe, où son goût et son expérience des choses de la Grèce pouvaient être utiles. Mais Tigellin s’était évertué à persuader César que Carinas surpassait encore Pétrone pour le goût et la compétence et saurait, mieux que ce dernier, organiser en Grèce des jeux, des réceptions et des triomphes. Dès lors, Pétrone était perdu. Toutefois, on n’avait point osé lui envoyer sa sentence à Rome. César et Tigellin se souvenaient que cet homme soi-disant efféminé, qui faisait «de la nuit le jour» et qui semblait uniquement soucieux de volupté, d’art et de bonne chère, avait, comme proconsul en Bithynie, et plus tard, comme consul à Rome, fait preuve d’une surprenante aptitude au travail et d’une grande énergie. On le croyait capable de tout, et l’on savait qu’à Rome il était aimé non seulement du peuple, mais même des prétoriens. Parmi les intimes de César, nul ne pouvait prévoir la façon dont, le cas échéant, il déciderait d’agir. Il semblait donc plus sage de l’éloigner de la ville par quelque subterfuge, et de le frapper en province.

Dans ce but, Pétrone fut invité à se rendre à Cumes avec les autres augustans. Il partit, bien qu’il soupçonnât quelque arrière-pensée. Peut-être voulait-il éviter d’opposer une résistance ouverte, peut-être désirait-il montrer une fois encore à César et aux augustans un visage joyeux et libre de tous soucis, et remporter sa dernière victoire sur Tigellin.

Cependant, celui-ci l’accusa aussitôt d’avoir été le complice du sénateur Scævinus, l’âme de la conspiration avortée. Ses gens restés à Rome furent emprisonnés, sa maison fut cernée. Pétrone, loin de s’en effrayer, ne montra aucun embarras et ce fut en souriant qu’il dit aux augustans reçus par lui dans sa somptueuse villa de Cumes:

– Barbe d’Airain n’aime pas les questions à brûle-pourpoint, et vous allez voir sa mine quand je lui demanderai si c’est lui qui a fait mettre en prison ma familia.

Et il leur annonça qu’avant de se mettre en voyage, il leur offrirait un festin. C’est tandis qu’on en faisait les préparatifs qu’il reçut la lettre de Vinicius.

Elle le laissa rêveur un moment. Mais bientôt son visage se rasséréna, et il répondit le soir même:

«Je me réjouis de votre bonheur et j’admire votre grand cœur, carissime: je ne me figurais pas que deux amoureux pussent se souvenir de qui que ce fût, et surtout d’un ami lointain. Non seulement vous ne m’oubliez pas, mais vous voulez encore m’entraîner en Sicile, afin de m’offrir une part de votre pain quotidien et de votre Christ qui, si généreusement, ainsi que tu le dis, vous comble de bonheur.

«S’il en est ainsi, vénérez-Le. Toutefois je ne te cacherai pas, très cher, qu’à mon avis Ursus a joué un certain rôle dans le sauvetage de Lygie, et que le peuple romain n’y a pas été étranger. Mais, du moment que tu l’attribues au Christ, je ne te contredirai point. Ne Lui ménagez point les offrandes. Prométhée, lui aussi, s’était sacrifié pour les hommes. Mais Prométhée, paraît-il, ne serait qu’une invention des poètes, tandis que des gens dignes de foi m’ont affirmé avoir vu le Christ de leurs yeux. Comme vous, je pense que, de tous les dieux, c’est encore lui le plus honnête.

«Je me rappelle fort bien la question de Paul de Tarse et je conviens que si Ahénobarbe vivait selon la doctrine du Christ, j’aurais peut-être le temps de me rendre auprès de vous en Sicile. Alors, au bord des sources, sous les ombrages, nous aurions de longs entretiens, – renouvelés des Grecs, – sur tous les dieux et sur toutes les vérités. Mais aujourd’hui, je dois me borner. Je ne veux connaître que deux philosophes de quelque valeur: l’un qui se nomme Pyrrhon, et l’autre Anacréon. Je t’offre tout le reste au rabais, y compris toute l’école des stoïciens grecs et romains. La vérité hante des régions tellement inaccessibles que les dieux mêmes ne parviennent pas à l’apercevoir du sommet de l’Olympe. Il te semble, à toi, carissime, que votre Olympe est plus élevé encore; debout sur la cime, tu me cries: «Monte, et tu verras des aspects insoupçonnés de toi!» C’est possible! Pourtant je te réponds: «Ami, je n’ai plus de jambes!» Et, quand tu auras lu jusqu’au bout, je pense que tu me donneras raison.

«Non! bienheureux époux de la princesse Aurore, votre doctrine n’est point faite pour moi. Ainsi, il me faudrait aimer mes porteurs bithyniens, mes étuvistes égyptiens, il me faudrait aimer Ahénobarbe et Tigellin? Par les Charites aux blancs genoux, je te jure bien que, le voudrais-je, j’en serais incapable. Il existe dans Rome au moins cent mille individus aux omoplates de travers, aux genoux cagneux, aux mollets desséchés, aux yeux saillants ou à la tête trop grosse. Me commandes-tu de les aimer également? Où donc trouverai-je cet amour qui n’est point dans mon cœur? Et si votre dieu prétend me les faire aimer tous, que ne les a-t-il, en sa toute-puissance, gratifiés d’un extérieur plus avantageux, les créant, par exemple, à l’image des Niobides que tu as vus au Palatin? Celui qui aime la beauté ne saurait aimer la laideur. On peut ne pas croire à nos dieux: ceci est une autre affaire; mais on peut les aimer à la façon de Phidias, de Praxitèle, de Miron, de Scopas, de Lysias.

«Et quand même j’aurais le désir de te suivre là où tu veux me conduire, cela m’est impossible. Non pas que je ne le veuille pas: je te le répète, je ne le puis pas. Tu crois, comme Paul de Tarse, qu’un jour, par-delà le Styx, dans de vagues Champs Élyséens, vous verrez votre Christ. Fort bien! Qu’il te dise lui-même, ton Christ, s’il m’eût reçu, moi, avec mes gemmes, mon vase de Myrrhène, mes éditions des Sosius, et ma belle aux cheveux d’or. Cette seule pensée, mon cher, me donne envie de rire. Votre Paul de Tarse m’a expliqué que, pour le Christ, on devait renoncer même aux couronnes de roses, aux festins et à la volupté. Il me promettait, il est vrai, un autre bonheur en échange, mais je lui ai répondu que pour cet autre bonheur j’étais trop vieux, que mes yeux se délecteraient toujours à la vue des roses, et que l’odeur des violettes me serait toujours infiniment plus agréable que celle de mon malpropre «prochain» de Suburre.

«Voilà les raisons pour lesquelles votre bonheur n’est point fait pour moi. Et puis, je t’ai gardé pour la fin la raison décisive: Thanatos me réclame! Pour vous, l’aube de la vie commence à peine. Pour moi, le soleil s’est couché, et déjà le crépuscule m’environne. Autrement dit, carissime: il faut que je meure.

«Inutile d’insister là-dessus. C’est ainsi que cela devait finir. Tu connais Ahénobarbe et tu comprendras aisément. Tigellin m’a vaincu. Ou plutôt non! Ce sont simplement mes victoires qui touchent à leur fin. Ayant vécu comme j’ai voulu, je mourrai comme il me plaira.

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