Henryk Sienkiewicz - Quo Vadis?

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Ce roman dépeint les persécutions que les chrétiens ont subies sous Néron au Ier siècle en racontant l'histoire de l'amour entre un patricien, Marcus Vinicius, et une jeune femme chrétienne, Lygie.
Le titre évoque la question qu'aurait posée Saint Pierre fuyant Rome et rencontrant Jésus-Christ portant sa croix: Quo vadis, Domine? (Où vas-tu, Seigneur?). Au travers de cette histoire attachante et romanesque, nous en apprenons beaucoup sur l'histoire et le quotidien des Romains de cette époque. Le lecteur pourra consulter avec profit le site – http://quovadis.oeuvre.free.fr/ – entièrement consacré à cette oeuvre.

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En passant à côté des temples, il dit: «Du Christ, vous serez les temples.» Regardant la multitude qui se déroulait devant ses yeux, il dit: «Du Christ vos enfants seront les serviteurs.» Et il allait, sûr de sa conquête, de son mérite, de sa puissance, conforté, paisible et grand. Par le Pont Triomphal, les soldats, ratifiant inconsciemment son triomphe, le conduisirent vers la Naumachie et le Cirque. Les fidèles du Transtévère vinrent grossir le cortège, si nombreux alors que, devinant enfin qu’il conduisait quelque archiprêtre entouré d’adeptes, le centurion s’inquiéta de la faiblesse de l’escorte. Mais nul cri d’indignation ou de fureur ne s’éleva de la foule. Les visages, solennels et attentifs, étaient pénétrés de la grandeur de l’heure. Nombre de fidèles se souvenaient qu’à la mort du Seigneur, la terre s’était ouverte d’épouvante et que les morts s’étaient levés de leurs sépulcres. Et ils pensaient que sur la terre et dans les cieux allaient apparaître des signes par lesquels la mort de l’Apôtre marquerait la face du monde d’un stigmate indélébile. D’autres songeaient: «Peut-être le Seigneur choisira-t-il le jour de Pierre pour descendre du ciel et juger le monde.» Et ils se recommandaient à la miséricorde du Sauveur.

Mais alentour, c’était partout le calme. Les collines semblaient se chauffer et se reposer dans le rayonnement solaire. Enfin, le cortège s’arrêta entre le Cirque et la Colline Vaticane. Quelques soldats se mirent à creuser la fosse. Les autres déposèrent la croix, les marteaux et les clous, attendant la fin des préparatifs. La foule, calme et toujours recueillie, s’agenouilla.

La tête nimbée d’or, l’Apôtre fit face à la ville. Au loin, dans le fond, scintillait le Tibre; sur l’autre rive, c’était le Champ-de-Mars, dominé par le mausolée d’Auguste; un peu plus bas, les thermes immenses construits par Néron; plus bas encore, le théâtre de Pompée. Dans le fond, découverts ou bien partiellement masqués par les édifices de Septa Julia, une multitude de péristyles, de temples, de colonnes, de maisons récemment construites, une immense fourmilière humaine grouillante de maisons et dont les limites se fondaient dans la brume azurée. Nid de crime, et aussi de puissance; de folie, et aussi d’ordre; tête et despote de l’Univers, et pourtant sa loi et sa paix, ville omnipotente, invincible, éternelle.

Pierre, entouré de soldats, contemplait la ville comme un Maître et un roi contemple son héritage. Et il disait: «Tu es rachetée et tu es mienne.»

Et, parmi ceux qui creusaient la fosse où allait s’ériger l’arbre du supplice, pas plus que parmi les fidèles qui étaient là, nul ne voyait que, debout devant eux, se dressait le véritable souverain de cette ville, que passeraient les empereurs, les flots de barbares et les âges, et que seul le règne de ce vieillard ne finirait jamais.

Le soleil, s’abaissant davantage vers Ostie, devint énorme et sanglant. Tout l’occident s’embrasa d’une immense clarté. Les soldats s’approchèrent de Pierre pour le dévêtir.

Lui, la prière aux lèvres, se redressa soudain et leva très haut sa main droite. Les bourreaux, intimidés, s’arrêtèrent. Les fidèles suspendirent leur souffle, attendant qu’il parlât. Le silence se fit, absolu.

Debout sur la hauteur, Pierre, de sa dextre étendue, fit le signe de la croix, et bénit à l’heure de la mort:

Urbi et Orbi.

En cette même soirée féerique, un autre détachement de prétoriens conduisait, par la route d’Ostie, l’Apôtre Paul de Tarse vers une localité nommée Aquæ Salviæ. Derrière lui s’avançait un groupe de fidèles qu’il avait convertis. Reconnaissant des visages familiers, Paul arrêtait sa marche et leur parlait, car, à titre de citoyen romain, il avait droit à la déférence de l’escorte. Derrière la Porte Tergemina, il rencontra la fille du préfet Flavius Sabin et, voyant son jeune visage inondé de larmes, il lui dit: «Plautilla, fille du salut éternel, retourne en paix. Mais donne-moi ton voile, afin qu’on m’en couvre les yeux au moment où j’irai vers le Seigneur.» Et, prenant le voile, il poursuivit sa route avec le visage joyeux du tâcheron qui a bien peiné tout le jour et qui s’en revient vers sa demeure. Ses pensées, comme celles de Pierre, étaient paisibles et sereines, tel le ciel de ce soir. Ses yeux songeurs regardaient la plaine déroulée devant lui et les Monts Albains baignés de clarté solaire. Il se remémorait ses voyages, ses travaux, ses fatigues, ses luttes victorieuses, et les églises édifiées par lui sur tous les continents, par-delà de toutes les mers. Et il jugeait avoir gagné le repos. Lui aussi avait accompli son œuvre: la semence ne serait plus balayée par le vent de la fureur. Et il s’en allait, conscient que dans la guerre déclarée au monde par la vérité, la vérité serait victorieuse. Une infinie sérénité était épandue en lui.

La route était longue et le soir commença à tomber. Les monts s’empourprèrent, tandis qu’à leurs pieds l’ombre s’épaississait peu à peu. Les troupeaux rentraient au bercail. Des groupes d’esclaves revenaient, leurs outils sur l’épaule. Devant les maisons en bordure de la route s’ébattaient des enfants, intrigués au passage de l’escorte. Et de cette soirée, de la transparence dorée de cette atmosphère, se dégageait une paix sereine, une harmonie qui, de la terre, semblait prendre son essor vers les cieux. Paul le sentait, et son cœur était pénétré de joie que la musique de l’univers fût, grâce à lui, complétée d’un son nouveau, d’un son vierge, faute duquel, jadis, le monde était «ainsi que l’airain sonnant et les retentissantes cymbales».

Il se souvint comment il avait enseigné l’amour, comment il avait dit aux hommes que, quand même ils distribueraient tous leurs biens aux pauvres, quand même ils connaîtraient toutes les langues, pénétreraient tous les mystères et toutes les sciences, ils ne seraient rien sans l’amour. L’amour qui était doux, résigné, bienfaisant, supportait tout, croyait tout, espérait tout, souffrait tout, et ne cherchait point de récompense!…

Voici que l’âge de sa vie s’était écoulé dans l’enseignement de cette vérité. Et il se disait: «Quelle force pourra la détruire et la vaincre? Comment César l’étoufferait-il, dût-il posséder deux fois plus de légions, deux fois plus de villes, et de mers, et de terres, et de nations?…»

Et, victorieux, il allait recevoir son salaire.

Le cortège quitta la grande route et tourna à l’est, par un étroit sentier, vers les Eaux Salviennes. Sur les bruyères tombait le soleil rougeâtre. Près de la source, le centurion arrêta ses hommes. Le moment était venu.

Paul posa sur son épaule le voile de Plautilla, afin de s’en bander les yeux. Une dernière fois il leva ses regards pleins d’un calme sublime vers l’éternelle clarté des soirs et se mit en prière. Oui, l’instant était venu. Devant lui, il voyait l’immense chemin des couchants qui menait droit au ciel, lumineux comme l’aurore. Et son âme redisait les paroles que, conscient de la tâche accomplie et de la fin prochaine, il avait écrites:

«J’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la foi, j’ai achevé ma course; et voici que m’est réservée l’immortelle couronne du juste.»

Chapitre LXXII.

Et Rome délirait toujours. Il semblait que cette ville qui avait conquis l’univers commençait à se désagréger par suite du manque de chefs. Avant que l’heure fût venue pour les Apôtres, avait éclaté la conspiration de Pison, suivie d’un châtiment si implacable et atteignant les plus hauts personnages, que ceux-là mêmes qui tenaient Néron pour un dieu pensèrent voir en lui un dieu de mort. Le deuil régna sur la ville, l’épouvante pénétra dans les maisons et dans les cœurs. Mais les portiques continuaient à s’orner de lierre et de fleurs, car il était interdit de s’affliger. Le matin, au réveil, on se demandait de qui ce serait le tour. Chaque jour s’augmentait le cortège de fantômes que César traînait derrière lui.

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