Michel Zévaco - Don Juan

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Après la signature du traité de paix entre François 1er et Charles Quint, en 1538, la ville de Gand s'est rebellée. Afin de briser cette révolte, Charles Quint est obligé de passer avec ses troupes à travers la France. C'est pourquoi il envoie à la cour de François 1er, son ambassadeur secret, don Sanche d'Ulloa. Ce dernier réussit sa mission, mais pendant son absence, un affreux malheur s'est abattu sur sa famille. Sa fille, Reyna-Christa, n'a pu résister à don Juan Tenorio, gentilhomme qui, bien que marié à dona Silvia, l'a séduite. Pour éviter le déshonneur et la honte, elle s'est laissée mourir. Léonor, sa soeur, part alors à la recherche de son père, poursuivie à son tour par Don Juan, ébloui par sa beauté…

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Ces mots le firent sourire: il les reconnaissait au passage, il les connaissait trop, tant de fois ils avaient servi déjà! Mais son léger haussement d’épaules signifia qu’il n’était pas besoin d’en chercher d’autres et que ce sont ces mêmes mots qu’éternellement elles veulent toutes…

En hâte, il prit le chemin de son logis.

Il se glissait dans la foule, jetant une œillade au balcon dont une main fine soulevait le vélum pourpre, offrant l’admiration de son regard aussi bien à l’Espagnole aux yeux de feu, vêtue d’éclatantes couleurs qu’à la Moresque au pas craintif, timide, gazelle, se retournant pour la bourgeoise richement attifée, ou pour la suivante au pied mutin, portant le missel de sa maîtresse, dans lequel, peut-être, elle vient de glisser le billet d’un galant; et Séville lui semblait tout entière vibrante sous le soleil, c’était Séville. Séville éveillée, rieuse, pimpante, la prestigieuse Séville alors dans sa gloire, c’était la joie de vivre et d’aimer, c’était la vie qui enveloppait, portait, soulevait don Juan charmé, enivré.

Dans cette paroisse de Santiago el Mayor où devait naître Bartholoméo Esteban Murillo, il habitait une maison célèbre pour son élégance raffinée.

Dans sa chambre, il ouvrit une cassette d’acier ciselé qu’il sortit d’un coffre.

Il la vida sur une table et compta soigneusement les pièces d’or qu’elle contenait.

– Oh! fit-il, le viatique me semble un peu maigre… mais je n’ai pas le temps de le renforcer… Bast! pour une expédition d’un mois ou deux, ceci pourra suffire… Jacquemin! Holà, Jacquemin Corentin!…

Un grand efflanqué de valet se montra aussitôt et tendit à son maître un billet cacheté, en disant:

– C’est d’une senora qui est venue voici dix minutes. Encore une! ajouta-t-il en aparté. Si j’avais seulement autant de ducats que j’ai tenu dans les mains de ces lettres! Quelle rage d’écritoire possède donc les femmes?

Don Juan avait coupé le fil du cachet. Ses sourcils se froncèrent. Sa main trembla légèrement.

L’écriture était de Silvia. Voici ce que disait le papier:

« Arrête, Juan! Ne pars pas! Renonce à Léonor! Si tu passes outre à ce suprême avis, souviens-toi qu’elle-même t’a dit: DÉSESPÈRE, MAUDIT, C’EST SOUS LA MAIN D ’ULLOA QUE VOUS SUCCOMBEREZ, SOUS LA MAIN GLACÉE DU PÈRE DE CHRISTA, SOUS L’ÉTREINTE DU COMMANDEUR…»

Une minute, don Juan demeura songeur, les traits contractés. Puis il releva la tête, éclata de rire, et un éclair de défi jaillit de ses yeux.

– Donne-moi une cire allumée, dit-il, un peu pâle. Jacquemin Corentin se hâta d’obéir. Don Juan, à la flamme, présenta la lettre qui, bientôt, ne fut plus qu’une mince feuille de cendre sur laquelle, un instant, serpentèrent des scintillements.

– Jacquemin, dit-il alors, mes habits de voyage. Mon manteau. Ma longue rapière. Les chevaux. Et vite!

– Nous partons? fit le valet avec une familiarité naïve mais non exempte de respect. Et où allons-nous, cette fois?

– Au diable!…

– Monsieur, je vous crois. Mais par quel chemin?

– Ne t’en inquiète pas, dit don Juan. Nous serons conduits par un ange!

VIII D’ULLOA MARCHE À SON DESTIN

Nous avons laissé se développer normalement l’action qui se déroulait à Séville, afin de l’amener en conjonction avec d’autres actions convergentes, qui nous conduiront au carrefour où diverses destinées vont se heurter.

Nous pouvons maintenant, nous devons laisser Léonor d’Ulloa, serrée de près par Juan Tenorio, s’élancer vers la France, où, bientôt, nous allons la retrouver.

Nous devons, d’un trait rapide, indiquer la marche du Commandeur d’Ulloa vers le destin qui, de loin, le guettait, l’appelait, l’attirait.

Le 10 novembre 1539, Charles-Quint franchit la Bidassoa pour entreprendre cette extraordinaire traversée du royaume, qui sous les yeux du peuple ruiné par les guerres, ne fut qu’une suite d’étincelantes parades et de fêtes que les chroniqueurs du temps nous décrivent avec admiration.

De ce voyage, nous ne retiendrons que ce qui est relatif au Commandeur d’Ulloa, et c’est à ses notes que nous demandons les précisions nécessaires à notre récit.

Trois brefs extraits vont y suffire.

Nous leur laissons leur simplicité qui, lorsqu’on sait de quel drame l’hôtel d’Arronces devait être le théâtre, ce qu’avait été Agnès de Sennecour et quel était le personnage sauvé par d’Ulloa, près de Brantôme, s’illumine de reflets tragiques.

Voici ces extraits:

DE LA 29 eNOTE:

Au 24 ede novembre. -… Je doute qu’il y ait au monde pays plus riche et plus somptueux en son hospitalité. Ce jour, M. le connétable m’est venu voir et m’a remis des lettres patentes apportées par un messager du roi et par lesquelles ce généreux monarque me fait don et abandon perpétuel d’un logis et ses dépendances faisant partie du domaine royal privé, lequel logis, dénommé hôtel d’Arronces, est sis à Paris, proche le château du Temple.

Voyant combien j’étais touché par cette marque de la royale bienveillance, M. le duc de Montmorency m’a supplié d’user de mon crédit pour faire entendre raison à Sa Majesté l’empereur en ce qui concerne le duché de Milan. Je le lui ai promis, car la demande du roi de France est juste, et l’empereur se doit à lui-même de tenir son engagement au sujet du Milanais.

Sur quoi le connétable m’a serré dans ses bras et s’est mis à me dépeindre l’hôtel d’Arronces, qui est un riche logis autrefois bâti par Louis le douzième. Et il m’a conté que le roi François, voici vingt ans passés, avait donné ce domaine à la demoiselle Agnès de Sennecour qu’il aimait grandement. Mais cette noble dame étant morte sans postérité ni parenté aucune, l’hôtel d’Arronces a ainsi fait retour au roi, qui en dispose maintenant en ma faveur.

Peut-être la vieillesse me fait-elle l’esprit soupçonneux et morose. Mais dans le récit du connétable au sujet des relations du roi et de la demoiselle de Sennecour, j’ai cru deviner des choses qui m’ont donné comme un frisson d’effroi. Et dans les quelques mots embarrassés qu’il m’a dits, touchant la mort de cette infortunée qui, paraît-il, succomba en la fleur de son âge à une désespérance inconnue, il m’a semblé voir je ne sais quoi de sombre et de terrible…

DE LA 37 eNOTE:

Au I erde décembre. – L’empereur est parti hier de Brantôme, à midi, pour se rendre à Angoulême, où de nobles fêtes lui sont préparées. J’ai dû rester pour visiter en son nom les principaux notables de cette petite cité, qui, sans tant de faste, lui avaient fait le plus touchant accueil. Et Sa Majesté a voulu que je leur laisse à chacun un présent, en souvenir de son passage. En sorte que le jour du 30 ede novembre finissait quand j’ai pu, avec mes quatre suivants, quitter Brantôme pour rejoindre l’escorte. Et bientôt la nuit nous a surpris.

Parvenu à environ trois lieues de pays au delà de Brantôme et ayant devant moi, à cinquante pas, sise au bord de la route, une grande maison carrée dont deux fenêtres du bas étaient éclairées, un grand cri en est sorti…

J’ai su ensuite qu’on l’appelle l’auberge de la « Grâce de Dieu» , mais qu’en vérité c’est un logis désert, un coupe-gorge où viennent se concerter ces pillards, écorcheurs, anciens arquebusiers licenciés, qui, depuis la paix, infestent ce beau royaume.

Ayant mis pied à terre et étant entrés, nous avons vu deux grands diables de routiers se sauver par l’une des fenêtres; sur quoi mes gens les ont poursuivis, mais sont bientôt revenus sans les avoir rejoints.

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