Michel Zévaco - Don Juan

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Après la signature du traité de paix entre François 1er et Charles Quint, en 1538, la ville de Gand s'est rebellée. Afin de briser cette révolte, Charles Quint est obligé de passer avec ses troupes à travers la France. C'est pourquoi il envoie à la cour de François 1er, son ambassadeur secret, don Sanche d'Ulloa. Ce dernier réussit sa mission, mais pendant son absence, un affreux malheur s'est abattu sur sa famille. Sa fille, Reyna-Christa, n'a pu résister à don Juan Tenorio, gentilhomme qui, bien que marié à dona Silvia, l'a séduite. Pour éviter le déshonneur et la honte, elle s'est laissée mourir. Léonor, sa soeur, part alors à la recherche de son père, poursuivie à son tour par Don Juan, ébloui par sa beauté…

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… La table se ruait sur don Juan!…

Contre la porte, parmi des râles, des soupirs, des mots brefs, c’était l’horrible lutte des quatre qui unissaient leurs forces désespérées, qui, des épaules, des coudes, des genoux poussaient… Ah! de quelle poussée forcenée ils poussaient cette porte… cette porte qui n’était pas fermée! qu’ils n’avaient qu’à tirer en dedans! cette porte qu’à la fin, Seigneur! ils parvinrent à défoncer pour, d’un frénétique élan, se jeter hors le mystère infernal, hors la salle possédée, hors le palais maudit!… jusque dans la rue, jusque dans l’église du Refugium peccatorum, où on les trouva évanouis près de la grille du maître-autel…

Ce ne fut qu’un mois plus tard que, sauvés de la fièvre, guéris de l’énorme choc mental, ils purent raconter l’incroyable aventure. On dut les croire pourtant: interrogés séparément par l’Official de la Suprema Inquisicion , ils refirent le même récit et donnèrent les mêmes précisions, ainsi qu’il appert des procès-verbaux qui en furent dressés.

En conséquence de leurs déclarations, la table fut solennellement brûlée par la main du bourreau sur la place ordinaire des exécutions, en présence des confréries et du clergé, au milieu d’un immense concours de peuple. Le logis Canniedo fut démoli. Sur son emplacement, de par la sentence intervenue, les quatre, à frais communs, firent élever un monument expiatoire.

Don Juan Tenorio avait disparu.

Jamais plus on ne le revit dans Séville…

Et longtemps, bien longtemps encore, les gens se signèrent et frissonnèrent en passant devant l’inscription commémoratrice, et, de père en fils, se répétèrent:

– C’est ici le lieu où se trouvait la table sur laquelle don Juan signa son pacte avec le démon…

VII LA CHAPELLE DU COUVENT DES FRANCISCAINS

C’était le septième jour après l’événement – Canniedo, Zafra, Veladar et Girenna étaient encore en plein délire – c’était donc un matin, le septième jour après la mort de Christa d’Ulloa.

Dans une cour du palais, deux solides écuyers, fortement armés, montés sur de vigoureux chevaux, attendaient, entourés d’officiers dont chacun donnait une dernière instruction, apportait une suprême recommandation.

– Bon, bon, disaient les deux braves, nous en répondons sur notre vie, et nous avons fait l’Artois et l’Italie!

– Gare à qui s’approche! Bonsoir, camarade: la pointe de nos rapières à la disposicion de usted!

Un valet d’écurie tenait en bride un de ces fins et nerveux jinietes andalous que si fort, en France, on appréciait sous le nom de genêts. Ce cheval portait une selle munie d’une corne d’arçon et d’un unique étrier: c’était la selle de dame – usitée encore telle quelle par la moderne chasseresse – qui ne fut introduit chez nous que par Catherine de Médicis, mais qui, dès la fin du quinzième siècle, avait supplanté, en Espagne et en Italie, l’antique et peu gracieuse sambue. Un homme d’armes inspectait et vérifiait toutes les pièces de ce harnachement.

Toutes les têtes, soudain, se découvrirent: sur un perron apparut Léonor d’Ulloa, escortée de l’intendant du logis, de duègnes et d’officiers. Elle portait une robe de velours gris, jupe longue, corsage serré à la taille, en somme une amazone: à l’inverse de l’habillement masculin qui a été bouleversé, il est curieux de constater combien peu s’est modifié le costume féminin; on retrouverait dans les âges passés le type de chaque nouvelle mode, et les Angevines portent encore le hennin d’Isabeau de Bavière.

Mais à la ceinture de Léonor luisait le fourreau d’une dague courte et acérée, vraie arme de bataille.

Elle descendait le perron, achevant de passer à ses mains des gants en peau de chamois qui lui montaient aux coudes. Et sa démarche était empreinte d’une si jolie résolution. Il y avait une si naturelle fierté en ses souples attitudes, sa pâleur mettait à son cher visage un peu maigri une si touchante expression que les larmes en venaient aux yeux des serviteurs assemblés, et que les gens d’armes en grommelaient tout bas des jurons par quoi ils tâchaient d’exprimer leur vénération admirative.

– Je vous prie tous, tremblait l’intendant, je vous supplie de vous souvenir que c’est malgré moi, malgré même la volonté de monseigneur le sénéchal.

– Calmez-vous, dit Léonor avec douceur. Ce n’est ni par lettre ni par messager que le Commandeur d’Ulloa doit être informé. Il faut que moi-même… Dieu puisse me dicter les paroles capables, sans le tuer, d’apprendre à mon père…

Son sein se gonfla. La voix lui manqua…

– Mais au moins, aunom du ciel! qu’une suffisante escorte…

– Je dois aller vite. Soyez rassurés, tous. La bravoure de ces deux compagnons m’est connue – et j’ai mon vaillant Moreno, dit-elle en flattant le front du genêt. Ah! Reno, ce n’est plus d’une galopade aux bords du Guadalquivir qu’il s’agit!… Allons, maintenant, attendez-moi ici; venez, Elvira…

Elle se dirigea vers une issue donnant sur le chemin de los Anjeles, qui séparait le palais du couvent des franciscains. Les têtes se courbèrent. Les cœurs murmurèrent: Sembla una reyna hermosa…

Il n’y avait qu’à traverser ce chemin presque toujours désert, et on pénétrait dans la chapelle de Saint-François.

La symbolique ogivale y régnait, mais se paraît de l’étincelante robe arabesque. Le gothique était bien son inspiration, mais s’y drapait d’une capricieuse décoration qu’on eût dite empruntée à l’Alhambra: elle était d’un temps où l’art chrétien consentait encore à fraterniser avec l’art arabe, ayant été bâtie vers 1406. C’est en suite d’un vœu que don Ruy Melchior d’Ulloa l’avait édifiée – sous condition que lui et ses descendants y auraient leur tombeau.

Elle se dressait au flanc oriental de l’enceinte, et son portail regardait une avenue intérieure du monastère; mais par une entrée de côté qui restait ouverte de six heures du matin à midi, elle permettait à tout venant d’y entendre la messe ou d’y faire ses dévotions: les pères possédaient dans le cloître une deuxième chapelle plus humble, pour y remplir les devoirs que leur imposait la règle de leur ordre.

Elvira s’arrêta devant le chœur et se prosterna.

Léonor franchit la balustrade et contourna l’autel.

Là, sous l’abside, s’étendait le souterrain où reposaient les Ulloa. L’entrée en était couverte par une grandiose dalle de granit au chevet de laquelle veillait un chevalier de marbre, la tête nue, son casque à ses pieds, les deux gantelets appuyés à la croix de son épée. Sur cette pierre, l’un au-dessous de l’autre, avec la date, l’âge, une brève formule résumant chaque existence, funèbres annales, se suivaient les noms de ceux qui dormaient dans ce caveau, depuis don Ruy Melchior jusqu’à Maria-Elisabeth, épouse du Commandeur don Sanche. On avait commencé à graver une inscription dernière… mais elle n’était pas terminée, et les ciseaux restés là attendaient que l’ouvrier vînt finir de signifier qu’encore un être était descendu dans la nuit… On lisait:

L’an 1539, le 19 ejour de novembre

en sa vingtième année

très pure et très pieuse

Reyna-Chris

Et ce fut la vue de ces outils épars sur la dalle, cette inscription inachevée, ce nom tronqué comme une vie qui se brise, ce fut cela qui provoqua la crise de douleur. Léonor tomba à genoux et, la tête enfouie dans ses bras, éperdument, se mit à sangloter.

Debout à quelques pas derrière elle, don Juan Tenorio la contemplait…

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