Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Ne les provoquez surtout pas ! recommanda-t-il. Ne leur donnez aucune excuse pour déclencher une émeute.

Se tournant vers Clodius, il déclara :

— Tu aurais mieux fait de suivre mon conseil et de partir en exil. Le chemin que tu as choisi ne peut mener qu’à un seul endroit.

— Et où donc ? demanda Clodius sur un ton sarcastique.

— Là-haut, répondit Cicéron en désignant le carcer , au bout d’une corde.

— Certainement pas, répliqua Clodius qui montra les rostres dans l’autre sens, avec ses rangées de statues grandeur nature. Un jour, je serai là-haut, parmi les héros du peuple romain.

— Vraiment ? Alors, dis-moi, te représentera-t-on vêtu en femme et une lyre à la main ?

Un éclat de rire parcourut notre assemblée.

— P. Clodius Pulcher : premier héros de l’ordre des travestis ? J’en doute. Ôte-toi de mon chemin.

— Avec plaisir, dit Clodius avec un sourire.

Quand il s’écarta pour laisser passer Cicéron, je fus frappé de voir à quel point il avait changé. Ce n’était pas seulement qu’il semblait physiquement plus grand et plus fort : il avait à présent dans le regard une lueur résolue qui ne s’y trouvait pas auparavant. Je pris conscience qu’il se nourrissait de sa notoriété — qu’il tirait son énergie de la foule qui le soutenait.

— La femme de César est l’une des meilleures que j’ai jamais eue, souffla-t-il à Cicéron au passage. Elle est presque aussi bonne que Clodia.

Puis il lui prit le coude et ajouta à voix haute :

— Je voulais être ton ami. Tu aurais pu être le mien.

— Les Claudii ne sont pas des amis très fiables, répliqua Cicéron en se libérant.

— Certes, mais nous sommes des ennemis très sûrs.

Et il ne se désavoua jamais. À partir de ce jour, chaque fois qu’il prit la parole dans le forum, il montra systématiquement la nouvelle maison de Cicéron sur le Palatin, bien au-dessus de la tête de la foule, comme le symbole même de la dictature.

— Voyez quel profit le tyran qui a massacré des citoyens sans même un procès a tiré de ses agissements — pas étonnant qu’il soit encore aussi assoiffé de sang frais !

Cicéron répondait sur le même ton. Les insultes se firent de plus en plus violentes. Il nous arrivait, à Cicéron et à moi, de nous installer sur la terrasse pour observer l’apprenti démagogue au travail et, bien que nous fussions trop loin pour entendre exactement ses propos, les applaudissements de la foule nous parvenaient assez pour nous indiquer ce à quoi nous assistions : le monstre que Cicéron pensait avoir tué avait commencé à revenir à la vie.

XIV

Vers la mi-mars, Hortensius vint voir Cicéron. Il traînait Catulus avec lui, et quand le vieux patricien entra à pas lents, il évoquait plus que jamais une tortue qui aurait perdu sa carapace. Catulus avait dû récemment se faire arracher ses dernières dents, et le traumatisme de l’extraction, les longs mois d’agonie qui l’avaient précédée, ainsi que la distorsion de la bouche qui en résultait, tout cela se combinait et son apparence trahissait chacune de ses soixante années. Il semblait incapable de s’arrêter de baver et tenait à la main un grand mouchoir trempé et jaunâtre. Il me rappela quelqu’un : je ne trouvai pas tout de suite qui, mais cela finit par me revenir — Rabirius. Cicéron bondit pour l’aider à s’asseoir, mais Catulus l’écarta d’un geste, marmonnant qu’il allait très bien.

— Nous ne pouvons pas laisser s’éterniser plus longtemps cette sale affaire avec Clodius, commença Hortensius.

— Je suis d’accord avec toi, dit Cicéron qui, je le savais, commençait à se trouver dans une position très inconfortable du fait de cette préjudiciable joute oratoire dans laquelle il s’était engagé contre Clodius. Notre gouvernement est dans une impasse. Nos ennemis nous rient au nez.

— Il faut constituer un tribunal dès que possible. Je propose que nous renoncions au fait de vouloir absolument que les membres du jury soient choisis par le préteur urbain.

— Comment seraient-ils sélectionnés, alors ?

— Comme d’habitude. Par tirage au sort.

— Ne risque-t-on pas de se retrouver avec quelques indécis dans le jury ? Il ne faudrait pas que ce vaurien soit acquitté. Ce serait un vrai désastre.

— L’acquittement est absolument impossible. Devant le poids des preuves qui l’accablent, n’importe quel jury le condamnera. Nous n’avons besoin que d’une simple majorité. Nous devons avoir foi dans le bon sens du peuple romain.

— Il faut que les faits l’accablent, intervint Catulus en portant son mouchoir maculé à sa bouche, et le plus tôt sera le mieux.

— Fufius acceptera-t-il de renoncer à son veto si nous abandonnons la clause concernant le jury ?

— Il assure que oui, à la condition que nous réduisions la peine encourue de la mort à l’exil.

— Qu’en dit Lucullus ?

— Tout ce qu’il veut, c’est un procès, quels qu’en soient les termes. Tu sais qu’il se prépare à ce jour depuis des années. Il a rassemblé tous les témoins possibles prêts à jurer de l’immoralité de Clodius — y compris les petites esclaves qui changeaient les draps de son lit à Misène, quand Clodius avait eu des rapports avec ses sœurs.

— Par tous les dieux ! Est-il bien sage de faire étalage de ce genre de détails en public ?

— Je n’ai jamais entendu parler d’une conduite aussi répugnante, bava Catulus. Il faut carrément faire le grand nettoyage, ou ce sera notre perte à tous.

— Tout de même…

Cicéron fronça les sourcils et laissa sa phrase en suspens. Je voyais bien qu’il n’était pas convaincu et, pour la première fois, je crois qu’il sentit le danger que cela représentait pour lui. Il n’aurait su dire lequel exactement, mais simplement qu’il émanait de toute cette affaire comme une sourde menace. Il souleva encore quelques objections — » Ne vaudrait-il pas mieux tout laisser tomber ? Nous avons fait connaître notre position, non ? Ne risquons-nous pas de faire de ce jeune imbécile un martyr ? » — avant de finir par donner à contrecœur son accord à Hortensius.

— Eh bien, je suppose que tu devras faire ce qui te semble juste. C’est toi qui as pris la direction de cette affaire depuis le début. Il faut néanmoins qu’une chose soit bien claire : je ne veux aucune participation dans cette histoire.

Je fus profondément soulagé de l’entendre prononcer ces mots : il me semblait presque que c’était la première décision censée qu’il prenait depuis qu’il avait quitté le consulat. Ayant sans doute espéré que Cicéron mènerait l’accusation, Hortensius parut déçu. Il n’essaya cependant pas de discuter et s’en fut conclure l’arrangement avec Fufius. La constitution d’un tribunal fut donc votée et le peuple de Rome se lécha les babines en se préparant à ce qui promettait d’être le procès le plus scandaleux de l’histoire de la république.

Le gouvernement de la république put donc reprendre son cours normal, à commencer par le tirage au sort des provinces par les préteurs. Quelques jours avant la cérémonie, Cicéron alla voir Pompée dans les monts Albains pour lui demander comme une faveur de ne pas réclamer le retour d’Hybrida.

— Cet homme est une honte pour notre empire, objecta Pompée. Je n’ai jamais entendu parler d’autant de malhonnêteté et d’incompétence réunies.

— Je suis sûr que ce ne doit pas être aussi terrible.

— Douterais-tu de ma parole ?

— Non. Mais je te serais reconnaissant de me rendre ce service. Je lui ai promis que je le soutiendrais.

— Ah, et j’imagine qu’il te reverse une part ? fit Pompée avec un clin d’œil tout en frottant son pouce contre son index.

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