Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Prenez garde, mes amis ! criait-il. Si cela peut m’arriver à moi, qui suis patricien, cela peut arriver à n’importe lequel d’entre vous !

Il organisa bientôt des réunions publiques quotidiennes où le service d’ordre était assuré par ses amis des tavernes et des maisons de jeu qui avaient été pour la plupart des partisans de Catilina.

Clodius s’en prenait nommément à Lucullus, Hortensius et Catulus, mais dès qu’il s’agissait de Cicéron, il se limitait à répéter la vieille plaisanterie selon laquelle l’ancien consul se tenait « bien informé ». Cicéron fut souvent tenté de répondre, comme Terentia l’en pressait ; il tint pourtant la promesse faite à Clodia et parvint à se retenir. Néanmoins, la controverse ne cessa d’enfler en dépit de son silence. Je me trouvais avec lui le jour où la décision du sénat d’organiser un tribunal spécial fut déposée devant le peuple en assemblée populaire. La bande de brutes de Clodius prit le contrôle du rassemblement, occupa les allées et s’empara des urnes. Leurs cris perturbèrent tant le consul, Pupius, qu’il finit par voter contre son propre texte, en particulier la clause qui permettait au préteur urbain de choisir le jury. De nombreux sénateurs se tournèrent vers Cicéron en espérant qu’il prendrait le contrôle de la situation, mais il resta à sa place, rouge de fureur et de confusion, et ce fut à Caton de prononcer une attaque cinglante contre le consul. On renonça au rassemblement. Les sénateurs regagnèrent promptement leur curie et votèrent à quatre cents contre quinze la poursuite du projet de loi malgré les dangers de troubles civils. Un tribun, Fufius, qui partageait les vues de Clodius, annonça qu’il s’opposerait à la législation. L’affaire commençait à échapper aux sénateurs pour de bon, et Cicéron quitta la chambre en hâte pour rentrer chez lui, le visage en feu.

Le moment décisif arriva quand Fufius décida de convoquer une assemblée publique hors les murs de la cité afin de pouvoir y faire venir Pompée pour lui demander son avis. Non sans protester fortement devant ce qu’il considérait comme une atteinte à son emploi du temps et à sa dignité, le Gardien de la Terre et de la Mer n’eut d’autre choix que de se traîner des monts Albains au cirque de Flaminius pour se soumettre à une série de questions insolentes de la part du tribun, sous les yeux de la foule immense d’un jour de marché qui, délaissant momentanément ses marchandages, s’était rassemblée autour de lui pour l’observer, bouche ouverte.

— As-tu connaissance du prétendu sacrilège commis contre la Bonne Déesse ? questionna Fufius.

— Oui.

— Soutiens-tu la proposition du sénat de faire passer Clodius devant un tribunal ?

— Oui.

— Même si le préteur urbain doit en être le juge ?

— Je suppose que oui, si telle est la procédure décidée par le sénat.

— Mais où est la justice dans tout ça ?

Pompée regarda Fufius comme s’il était un insecte bourdonnant qui refusait de le laisser tranquille.

— Je considère l’autorité du sénat comme souveraine, déclara-t-il avant de délivrer sur la constitution romaine un exposé digne d’un enfant de quatorze ans.

Je me tenais avec Cicéron à l’avant de cette foule immense et sentis l’attention du public se dissiper à mesure que Pompée poursuivait. Bientôt, les gens s’agitèrent et se mirent à discuter. Les vendeurs de saucisses chaudes et de pâtisseries qui se trouvaient à la périphérie ne tardèrent pas à être assaillis. Pompée était, dans le meilleur des cas, un orateur ennuyeux et, tandis qu’il parlait à cette tribune, il dut se dire qu’il vivait un mauvais rêve. Il avait imaginé tant de visions d’un retour triomphant lorsqu’il était couché, la nuit, sous les étoiles brûlantes d’Arabie… et voilà donc ce qui l’attendait ? Un sénat et une plèbe obsédés non par ses exploits mais par les frasques d’un jeune homme déguisé en femme !

L’assemblée publique enfin terminée, Cicéron conduisit Pompée de l’autre côté du cirque de Flaminius, au temple de Bellone, où le sénat avait décidé de le recevoir. Accueilli là-bas par une ovation respectueuse, il prit place près de Cicéron, au premier rang, et attendit que les éloges commencent. Au lieu de quoi, il dut répondre à de nouvelles questions de la part cette fois du consul, sur ce qu’il pensait du sacrilège. Il répéta ce qu’il venait de déclarer dehors et, lorsqu’il eut regagné sa place, je le vis se tourner pour chuchoter des propos irrités à l’oreille de Cicéron. (Cicéron me rapporta ensuite que ses paroles exactes avaient été : « J’espère que nous allons à présent pouvoir parler d’autre chose. ») Pendant toute la scène, j’avais gardé un œil sur Crassus, assis au bord de son banc, prêt à bondir dès que l’occasion se présenterait. Il y avait quelque chose dans sa volonté de parler, et dans la fourberie satisfaite de son expression, qui ne me plaisait guère.

— Pères conscrits, commença-t-il, comme il est merveilleux d’avoir sous ce même toit sacré l’homme qui a étendu notre empire et, assis près de lui, l’homme qui a sauvé notre république ! Bénis soient les dieux qui ont permis que cela s’accomplisse. Pompée, je le sais, se tenait prêt à accourir avec son armée à l’aide de la patrie si cela s’était révélé nécessaire — mais, loués soient les cieux, cette peine lui fut épargnée par la sagesse et la clairvoyance de notre consul de l’époque. J’espère ne rien retirer à Pompée quand je dis que, si je suis sénateur, citoyen, homme libre, si je vis encore, c’est à Cicéron que je suis redevable. Chaque fois que je regarde ma femme, mes enfants, ma maison ou la cité de ma naissance, je vois autant de témoignages des bienfaits de Cicéron…

Il fut un temps où Cicéron aurait flairé un piège aussi grossier à des milles de distance. Je crains cependant qu’il n’y ait en chaque homme qui parvient à accomplir l’ambition de sa vie une frontière bien mince entre la dignité et la vanité, la confiance et l’aveuglement, la gloire et l’autodestruction. Au lieu de rester assis et de réfuter modestement toutes ces louanges, Cicéron se leva et prononça un long discours pour corroborer chaque mot de la péroraison de Crassus, pendant qu’à côté de lui Pompée bouillait de jalousie et de ressentiment. Tandis que je l’observais depuis la porte, j’avais envie de courir vers Cicéron en lui criant de se taire, surtout quand Crassus se leva pour lui demander si, en tant que Père de la Patrie, il voyait en Clodius un second Catilina.

— Comment pourrait-il en être autrement, rétorqua Cicéron, incapable de résister à cette occasion de faire revivre les jours glorieux de son consulat devant Pompée, alors que les mêmes débauchés qui suivaient le premier s’amassent derrière le second et que les mêmes stratégies sont à l’œuvre ? L’unité, citoyens, est notre seul espoir de salut, maintenant comme alors — l’unité entre le sénat et l’ordre équestre ; l’unité entre toutes les classes ; l’unité de par toute l’Italie. Tant que nous ravivons cette concorde glorieuse qui existait sous mon consulat, nous n’avons rien à craindre, car l’esprit qui a eu raison de Sergius Catilina aura assurément raison de son bâtard !

Le sénat l’acclama et Crassus se rassit à sa place, visiblement satisfait de sa prestation dans la mesure où, évidemment, les propos de Cicéron firent immédiatement le tour de Rome et ne tardèrent pas à arriver aux oreilles de Clodius. À la fin de la séance, alors que Cicéron rentrait avec sa suite, Clodius l’attendait au forum, entouré par sa bande de partisans. Ils nous barraient la route et j’étais certain qu’il allait y avoir des crânes fracassés, mais Cicéron ne perdit pas son calme. Il arrêta sa procession.

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