Luca Fulvio - Le soleil des rebelles

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Le nouveau Luca di Fulvio !
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
Luca di Fulvio retrace l'ascension paradoxale d'un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

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Eloisa comprit le regard de Mikael. Elle hocha la tête, tandis que ses yeux s’emplissaient de larmes.

Mikael la regardait. Il savait que c’était la dernière fois. Soudain, alors qu’il s’apprêtait à se jeter de nouveau dans la bataille, il aperçut au fond de la vallée un nuage de poussière d’où montaient des roulements de tambour. Puis des cris de guerre. La terre trembla sous la charge de dizaines et de dizaines de chevaux.

Tous les combattants se figèrent.

« C’est qui ? », demanda Mikael à l’un des rebelles.

Si c’étaient d’autres hommes d’Ojsternig, tout finirait encore plus vite.

Au lieu de cela, il reconnut, à la tête d’une colonne de plus de cent soldats, deux de ses amis.

« C’est Lucio ! », cria Lamberto.

Et Mikael avait aussi reconnu Ettore Salvemini, le vieux capitaine de Raphael. Le sort de la bataille s’était renversé.

« Retournez dans le passage ! », cria-t-il à Eloisa et Agnete.

Eloisa le regardait, effrayée.

« Je ne mourrai pas ! lui dit Mikael avec un sourire radieux. Pas aujourd’hui ! » Il attendit qu’Eloisa et Agnete soient à l’abri et talonna vivement son cheval. Il vit alors Agomar donner un ordre à ses soldats, qui commencèrent à reculer vers le château. Il comprit aussitôt ce qui risquait d’arriver.

« Ils ne doivent pas fermer la porte ! », criait-il en se joignant aux siens.

S’ils parvenaient à empêcher les soldats de se retrancher dans le château, pensa Mikael avec un frisson d’excitation, ce serait alors la bataille finale.

Il se tourna vers les serfs et les mineurs. « Suivez-moi ! cria-t-il avec fougue. Ne laissons pas la porte se fermer ! »

Mineurs, serfs et rebelles, comme s’ils avaient déjà vaincu, se lancèrent en hurlant dans une course triomphante, en brandissant leurs armes.

« Fermez ! Fermez ! », ordonnait pendant ce temps Agomar, prêt à laisser mourir bon nombre de ses hommes encore à l’extérieur.

Les soldats du château commencèrent à pousser les lourds battants de la grande porte. Mais leurs camarades, refusant d’être abandonnés, se jetèrent dessus et ralentirent l’opération, comme s’ils luttaient contre leurs frères d’arme.

Ce retard leur fut fatal. Mikael et son armée hétéroclite s’abattirent sur les soldats dans une fureur aveugle, sans plus faire preuve d’aucune prudence.

Quand la colonne commandée par Ettore Salvemini se joignit à eux, Mikael les regarda avec une lumière rayonnante dans les yeux. C’étaient de vrais soldats. Ils connaissaient la guerre. Et ils étaient plus de cent. Ils enfoncèrent sans difficulté les défenses ennemies et se déversèrent dans la cour, luttant au corps à corps.

La bataille fut rapidement terminée.

Mikael vit alors Agomar au milieu de la cour, blessé, à genoux. Il sauta de son cheval, l’épée ruisselant de sang, et marcha vers lui.

Agomar leva les yeux vers Mikael. « Pitié, mon garçon », dit-il. Il avait peur.

Mikael le fixa. Agomar était exactement là où il avait tué son père. « Ça se passera ici », avait prédit Emöke. « Je n’ai fait qu’exécuter les ordres d’Ojsternig, continua Agomar.

— Je sais », dit Mikael enflammé de haine.

« De la même façon que ça s’est passé pour lui », avait aussi dit Emöke.

« Tu te souviens de ma mère ? dit Mikael. Et de ma petite sœur ? »

Agomar plissa les yeux pour comprendre.

« Tu te souviens de mon père ? Ici même ? À genoux ? », cria soudain Mikael en levant son épée des deux mains et en l’abaissant de toutes ses forces.

Mais la lame s’arrêta, à deux doigts seulement du cou d’Agomar. Le corps de Mikael vibrait tout entier. Ses mâchoires étaient serrées et ses narines dilatées. « Non, dit-il à Agomar. Tu n’en vaux pas la peine. » Il se tourna vers les siens. « Emparez-vous de cet homme ! », ordonna-t-il. Il poussa Agomar parmi les prisonniers. « Il aura un procès régulier, et il paiera pour ses crimes. » Dans la prophétie, Emöke lui avait laissé la possibilité de choisir. « C’est lui-même qui décidera de te rendre la pareille ou pas. » Il avait décidé. Pas d’honneur dans la haine.

La bataille était terminée. Les soldats d’Ojsternig avaient jeté leurs armes à terre et s’étaient rendus.

Mikael plia les jambes et posa la main, doigts écartés, sur la poussière de la cour, à nouveau colorée de sang, dix ans après.

« Père, je t’ai vengé », dit-il.

Il se releva, le visage mouillé de larmes. « Les soldats d’Ojsternig sont vos prisonniers ! », annonça-t-il d’une voix forte aux serfs de la glèbe et aux mineurs de Dravocnik. « Nous avons vaincu ! »

Après un instant d’hésitation, ou peut-être d’incrédulité, serfs et mineurs exultèrent, encerclant d’un air menaçant les soldats désarmés qui les avaient si longtemps terrorisés et humiliés.

Mikael lut dans leurs yeux une fierté qu’aucun d’eux n’aurait cru pouvoir éprouver un jour. Volod le Noir aurait été fier. « Tu vois ? Ils se sont torché le cul tout seuls », murmura-t-il, un sourire aux lèvres.

« Mikael ! s’écria Lucio en l’étreignant.

— On te croyait mort !

— Alors qu’en fait, je t’ai sauvé le cul ! répondit Lucio en riant.

— Non. Pas toi. Tu étais en retard, comme d’habitude », plaisanta Mikael. Son regard se promena sur les serfs, qui n’avaient jamais su, pendant des générations, ce qu’était la liberté. « Ils ont relevé la tête. »

Mais soudain, les hurlements de joie se turent.

Le hennissement nerveux d’un cheval avait fait tourner les têtes. Ojsternig, en selle sur son destrier, s’élançait vers eux au grand galop à travers la cour.

« Non ! », s’écria Mikael, dont le sang s’était glacé. Les bras écartés, il se planta devant l’animal.

Le cheval d’Ojsternig se cabra.

« Rien n’est fini, ramasse-merde ! hurla Ojsternig, les yeux exorbités. Sur la selle, devant lui, il tenait un couteau posé sur la gorge d’Eloisa. « Dis à cette racaille de me laisser passer, si tu ne veux pas que je l’égorge ici, devant toi ! »

Mikael recula d’un pas.

Eloisa était terrorisée. Une goutte de sang dessinait un mince fil rouge sur la peau blanche de son cou.

« Ôte-toi de mon chemin ! », cria encore Ojsternig, en retenant son cheval.

Mikael finit par se tourner vers ses hommes. « Ne bougez pas ! », leur ordonna-t-il.

Ojsternig sourit, une lueur folle dans ses yeux, et appuya plus fort sur la gorge d’Eloisa, qui gémit.

« Laissez-le passer », hurla Mikael. Il s’écarta, le regard fixé dans celui d’Eloisa.

Ojsternig avança lentement vers la grande porte du château.

La foule des serfs, des mineurs et des rebelles s’ouvrit en deux, formant un étroit couloir humain.

Mikael sentait que sa tête allait éclater. « Ojsternig ! cria-t-il en brandissant son épée. Laisse-la dans les bois ! Vivante ! Ou aussi vrai que Dieu existe je n’aurai pas de paix avant de t’avoir retrouvé et tué ! »

Le silence était total. On n’entendait que le bruit des sabots du cheval d’Ojsternig piétinant la poussière ensanglantée de la cour.

« Père ! », s’écria soudain une voix qui venait du palais.

Tous se retournèrent.

La princesse Lukrécia avançait péniblement, chancelante, soutenue par Agnete.

Ojsternig se retourna lui aussi, et arrêta son cheval.

« Père… dit encore Lukrécia. Ne m’abandonnez pas… »

Mikael se jeta sur elle, repoussant vivement Agnete. Il saisit la princesse par les cheveux avant de poser la lame de son épée sur sa gorge. Ses mains tremblaient, ses yeux étaient injectés de sang. « Une vie pour une vie ! hurla-t-il d’une voix tonitruante, scandant les mots. Une mort pour une mort !

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